Agrégateur de flux

Hypnose en douleur et pathologies chroniques - 3 jours - Juin 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mardi 4 juin 2019 - 00:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 3: Hypnose en douleur et pathologies chroniques - 3 jours

A l’issue de cette session, l’étudiant pourra gérer des situations plus complexes comme les douleurs, difficultés chroniques, les aspects psychosomatiques, l’anxiété...
Une large place sera laissée à l’analyse des pratiques des étudiants qui pourront évoquer leurs cas cliniques, difficultés rencontrées et ou pourra être évaluée leur pratique.
- Développer une stratégie thérapeutique dans la prise en charge de personnes souffrantes de douleurs ou de troubles anxieux ou psychosoamtiques chroniques
- Supervision et analyse des pratiques
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 04/06/2019 00h00 au 06/06/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 3 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 22 mai 2019 - 22:00
Journée 1 :
Les approches indirectes
Les approches narratives
Les métaphores
Le répertoire d’histoires appropriées
Inventer, développer la créativité du thérapeute
Exercices

Journée 2 :
Hypnose et psychopathologies
Approche psychocorporelle
Exercices

Journée 3 :
La posture du thérapeute
Apports de la thérapie provocatrice
Savoir poser les questions
Quand s’autoriser à stopper le patient
Utiliser la position méta
Utiliser son corps de thérapeute, synchronisation
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 22/05/2019 22h00 au 24/05/2019 23h00
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

Intégration de l’hypnose médicale en pratique quotidienne - 3 jours - Avril 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 8 avril 2019 - 00:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 2: Intégration de l’hypnose médicale en pratique quotidienne - 3 jours

A l’issue de cette session, l’étudiant connaîtra des éléments plus avancés d’hypnose pour des situations plus complexes ou des usages spécifiques : douleurs, stress...

- Acquérir de nouvelles compétences thérapeutiques afin de gérer des situations plus difficiles : posture thérapeutique, recadrage orienté vers la solution, communication avec les patients agressifs, en crise, plaintifs ou peu coopérants...

- Intérêt et atouts de la métaphore thérapeutique : comment modifier la perception de la problématique du patient (reconstruction cognitive), comment améliorer l’adhérence au traitement chez les patient, comment optimiser l’éducation thérapeutique…
- Apprentissage des techniques d’auto-hypnose pour développer l’autonomie du patient et aider le thérapeute à améliorer sa pratique (adopter une meilleure distance thérapeutique, comment éviter le burn-out du soignant…)
- Supervision et analyse des pratiques
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 08/04/2019 00h00 au 10/04/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 2 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 20 mars 2019 - 01:00
Programme de la Session 2 :

Approfondissement de la relation hypnotique
Les phénomènes idéomoteurs, sensitifs, sensoriels, neuro végétatifs
Métaphores
Enfants
Activer les ressources du patient de manière créative

Intervenants: Dr Isabelle Bouillevaux - Laurence Adjadj
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 20/03/2019 00h00 au 22/03/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

2ème Année Session 3: Supervision, Auto-Hypnose et Evaluation - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 4 février 2019 - 01:00

Session 3
Journée 1: Supervision
Journée 2: Auto-Hypnose
Journée 3: Evaluation: Evaluation
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 04/02/2019 00h00 au 06/02/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-2eme-annee_a21.html

Apprentissage des fondamentaux de l’hypnose médicale - 3 jours - Janvier 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 28 janvier 2019 - 01:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 1 : Apprentissage des fondamentaux de l’hypnose ericksonienne (3 jours)

A l’issue de cette première session, l’étudiant aura des connaissances de bases sur l’hypnose, notamment « Ericksonienne ».
Il saura mener une séance basique en hypnose permettant d’apaiser des anxiétés, de gérer des douleurs aigües, de pratiquer des gestes douloureux.

- D’où vient l’hypnose ?
Historique, évolution, actualité scientifique, pratiques actuelles...
Les apports de Milton Erickson.

- Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Inductions, suggestions, communication hypnotique.
Optimiser la communication et créer une alliance thérapeutique efficace.

- Utiliser les techniques hypnotiques afin de faciliter les gestes techniques en apportant confort et sécurité tout au long des soins : safe place, ancrage, catalepsie, suggestions mobilisatrices…
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 28/01/2019 00h00 au 30/01/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 1 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 28 janvier 2019 - 01:00
Programme de la Session 1 :
Module 1 : les fondamentaux de l’hypnose
Durée : 3 jours

Les objectifs pédagogiques de cette session :

Cette session a pour but d’acquérir les concepts et les techniques essentielles de l’hypnose afin de pouvoir pratiquer l’hypnose.
Mener une séance d’hypnose dans un cadre large de situations cliniques comme les soins douloureux, l’anxiété, les troubles du sommeil, la dépression, la gestion de la douleur.
Développer la créativité du praticien en vue d’activer les ressources chez le patient.
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 28/01/2019 00h00 au 30/01/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

2ème Année Session 2: Hynose en Douleur Chronique et Aigüe - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 10 décembre 2018 - 23:00
1ère Journée: Approfondissement des Connaissances

2ème et 3ème Journée: L'hypnose et la Douleur

Au cours de ces deux jours de formation de perfectionnement en hypnose, vous apprendrez comment travailler de manière efficace sur la douleur aussi bien aigüe que chronique.

Les objectifs de ce séminaire sont d’améliorer efficacement la communication thérapeutique lors d’interventions dans le cadre de la gestion de la douleur, d’acquérir les techniques d’hypnoanalgésie qui vous seront utiles dans tous les soins provoquant de la douleur (intervention chirurgicales, piqûre, pansement, mobilisation douloureuse, etc.) ou encore chez les patients souffrants de douleurs post-opératoires (suites opératoires, plaie, facture, etc.).

Vous découvrirez aussi les dernières actualités scientifiques en matière de prise en charge de la douleur chronique, comment travailler sur son intensité, son ressenti et aussi sur les répercussions de la douleur chronique dans la vie du patient.

Intervenants: Théo Chaumeil - Laurence Adjadj
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 10/12/2018 22h00 au 12/12/2018 23h00
https://www.formation-hypnose-marseille.info/Douleur-aigue-douleur-chronique-Formation-Hypnose-a-Marseille_a39.html

2ème Année Session 1: Intégration des Thérapies Brèves avec l'Hypnose - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 8 octobre 2018 - 00:00
Deuxième année de la formation à la pratique de l’hypnose médicale et thérapeutique.
Intégration des thérapies brèves avec l’hypnose

Cette deuxième année se déroule sur 9 journées soit 63 heures

Journée 1 : Approfondissement
• Analyse de la pratique


Journée 2 : Les thérapies brèves
• La position du thérapeute
• Définir l’objectif
• La prescription de tâches
• La prescription de symptôme
• L’utilisation des résistances
• Le langage métaphorique
• Exercices

Journée 3 : Les thérapies orientée vers les solutions (TOS)
• La stratégie en hypnose
• Les thérapies orientées solutions
• La question miracle De Shazer
• Les questions à échelle
• La recherche d’exceptions
• Prescription de tâche
• Complimenter et encourager
• Savoir repérer les ressources

Intervenantes: Sophie Tournouër - Laurence Adjadj



11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 08/10/2018 00h00 au 10/10/2018 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-2eme-annee_a21.html

Le ventre, grenier à émotions. Une suggestion

Psychotherapie.FR - vendredi 10 août 2018 - 18:30
Par le Dr Jean DENIS, médecin attaché au service de Dermatologie du CH Le Mans, chargé des consultations d’hypnose. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49. Pendant mes quarante ans de pratique de médecine générale, combien j’ai pu entendre de brillants élèves crier leur anxiété par leur ventre, et tous ces adultes à la recherche d’un régime sans gluten, sans lactose, et sans tout pour améliorer leur transit angoissé... L’intimité entre leurs stress et leurs intestins était évidente et écouter leurs problèmes à travers le langage du ventre en hypnose m’était devenu familier.

Quand les « colopathies fonctionnelles » sont devenues « colons irritables », le langage du ventre de ces patients a évolué, car qui dit irritable dit colères ou sentiments négatifs, contenus et réprimés. L’intestin aurait-il une mémoire ? Nos déductions cliniques, nos intuitions, nos interprétations ont trouvé progressivement leurs assises scientifiques ces dernières années et, forts de ces arguments, nous pouvons proposer à nos patients de mieux se comprendre par le langage de leur intestin et de dialoguer avec lui en hypnose. Depuis ma deuxième carrière toute récente de consultant en hypnose en dermatologie, j’ai été frappé par la similitude d’expression et de langage entre l’intestin et la peau. Rien d’étonnant en fait quand on connaît l’origine embryologique commune de ces tissus, d’où la proposition d’utiliser des outils d’hypnose similaires pour ces deux récepteurs, le son pour l’intestin, l’image pour la peau.
L’INTESTIN : LE VENTRE, NOTRE DEUXIÈME CERVEAU, MÉMOIRE DES ÉMOTIONS De récentes recherches sur l’intestin ont montré que les cellules nerveuses de l’intestin, ensemble appelé Système nerveux entérique (SNE), proviennent du même feuillet embryologique ectoblastique que celui du Système nerveux central (SCN) et celui de la peau réalisant l’ensemble du Système nerveux immuno-cutané (SNIC). On peut dire que les cellules nerveuses entériques, les cellules nerveuses cutanées et celles du cerveau appartiennent à la même famille et sont « sœurs », capables de se comprendre et de se parler.
Ce cerveau abdominal a prouvé son au- tonomie dès la fin du XIXe siècle par Bay- liss et Starling, confirmée par les travaux de Pavlov et Trendelenburg.

Cerveau et intestin communiquent en- semble par le nerf pneumogastrique (nerf Xe paire). Le SNE répond par l’intermédiaire des neuromédiateurs (ou neurotransmet- teurs), notamment par la sérotonine qui est secrétée à 95 % par le tube digestif ; celle- ci est impliquée dans la régulation du rythme circadien, dans la mobilité digestive et dans de nombreux désordres psychologiques tels que le stress, l’anxiété, les phobies, la dépression, etc. Ce constat a permis au Dr Michael Gershon en 1999 de le qualifier de « deuxième cerveau ». Ce même auteur attribue également à ce cerveau in- testinal une mémoire de nos émotions.

L’intestin possède donc au moins deux fonctions : celle, physiologique, de digérer le bol alimentaire ; l’autre, émo- tionnelle, de mémoriser et de digérer les résidus des conflits émotionnels et donc de jouer un rôle régulateur.

Ce « cerveau » intestinal ne peut pas manipuler des symboles, des concepts, comme le cerveau, mais il dispose de neu- rotransmetteurs. Ces derniers communi- quent par un langage chimique complexe et subtil qui mérite d’être écouté et étudié.
Un autre auteur, le Dr Ghislain Devroede, de Québec, dans son ouvrage Ce que les maux de ventre disent de notre passé (Payot), a mis en évidence en 2003 que le système nerveux entérique était doté d’une véritable mémoire de notre vie émotionnelle d’où, entre autres, les dou- leurs abdominales lors de grands stress ou de grandes émotions revécues ou remémorées.

L’INTESTIN SAGESSE TAOÏSTE L’Orient nous avait montré le chemin depuis longtemps et la théorie taoïste est particulièrement pertinente à ce sujet. Ce que la médecine contemporaine occiden- tale découvre depuis peu, les Taoïstes, il y a 4 000 ans, en étaient parfaitement aver- tis. Pour eux, le corps humain est sous le contrôle de deux cerveaux : le cerveau cé- rébral et le cerveau abdominal. Selon la pensée taoïste, la perception et la gestion des sentiments sont des fonctions de la région abdominale, plus précisément si- tuée au niveau du plexus solaire.
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Hypnose: le pouvoir des odeurs. Dr Dina ROBERTS

Psychotherapie.FR - vendredi 10 août 2018 - 17:25
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49 Pourquoi ne pas plus utiliser l’odorat en hypnose ? Alors que nous nous appuyons sur les images, les sons, les sensations cé- nesthésiques, nous délaissons plus sou- vent les odeurs et les goûts (qui dépen- dent directement de l’odorat). Nous ou- blions ainsi fréquemment deux de nos cinq sens, alors qu’ils offrent un accès direct à la mémoire et aux émotions et pourraient donc être particulièrement intéressants pour notre pratique.

Comme le décrit si justement Proust avec l’épisode de la madeleine : « Quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édi- fice immense du souvenir. »

Les chercheurs ont depuis prouvé cette intuition : la mémoire olfactive résiste plus au temps que les mémoires associées aux autres sens. Les odeurs per- mettent de retrouver des souvenirs auto- biographiques plus anciens que les images (Chu & Downes, 2002). Elles permettentaux sujets d’accéder à des souvenirs auxquels ils n’avaient jamais fait référence auparavant, et avec une plus grande com- posante émotionnelle. Ce lien particulier de l’olfaction avec la mémoire émotionnelle n’est pas étonnant lorsque l’on s’intéresse à l’anatomie du circuit olfactif. En effet, l’information olfactive est d’abord traitée par le système limbique (dont l’amygdale et l’hippocampe), ou cerveau reptilien, central pour les émotions et la mémoire, avant d’accéder au cortex supérieur, et devenir consciente. C’est le seul sens ayant cette particularité. En réaction à une odeur, nous allons d’abord avoir une réaction hédonique (lui attribuer un caractère plaisant ou désagréable), puis celle-ci va évoquer des souvenirs, et seulement ensuite elle pourra éventuellement être nommée.

C’est un sens qui est d’abord un déclencheur émotionnel.Les parfumeurs utilisent parfois directement le pouvoir évocateur des odeurs lors de la création d’un parfum. La proposition de convoquer des souvenirs peut même de- venir explicite. Pamela Roberts, alors di- rectrice de création chez l’Artisan Parfumeur, a par exemple participé à la création d’un coffret nommé « Je me souviens ». Huit odeurs étaient recomposées pour réveiller le souvenir de moments de l’enfance : « Le baiser du soir », associant l’odeur du rouge à lèvres et de la poudre, pour rappeler à chacun l’odeur de sa mère maquillée et prête à sortir, « Histoire de linge », évoquant l’odeur de vapeur de la buanderie, « C’est la rentrée » rappelant la trousse d’écolier avec des odeurs de cuir, de crayons noirs...
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Entretien de Martin Wall, Président de European Society of Hypnosis

Psychotherapie.FR - vendredi 10 août 2018 - 15:31
Interview par Gérard FITOUSSI Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49 Bonjour Martin, pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et professionnel ?
Martin Wall : Je suis diplômé en chirurgie dentaire de l’University College de Londres en 1973. J’ai développé une approche globale de la pratique dentaire dans ma ville du Mid Devon. J’exerce maintenant comme maître de conférences et superviseur clinique à l’Université Peninsula de Médecine et Dentisterie. Je suis marié à Elizabeth de- puis plus de quarante ans et nous avons deux enfants et quatre petits-enfants. Je suis membre de la Société religieuse des Amis, plus connus sous le nom de « Quakers », ce qui me permet d’avoir un soutien et une communauté qui me laisse explorer mon agnosticisme. Quand je ne navigue pas, ni ne jardine, mon grand bonheur est d’être auprès de ma famille et de mes amis.

Quand et de quelle façon avez-vous été en contact avec l’hypnose ?

Après six années de formation rigoureuse à la chirurgie, je recherchais une manière d’équilibrer cette approche pour pouvoir m’adresser à la personne derrière la pathologie. « Il est plus important de connaître quelle est la personne qui a la maladie que de savoir quelle maladie a une personne », a dit Hippocrate (460-377 avant J.-C.). L’étude de l’hypnose me semblait riche en promesses dans ce cadre. L’approche mécanique enseignée lors de ma formation soulignait qu’un chirurgien efficace devait se mettre à distance du patient sinon « son scalpel tremblera et son jugement sera compromis ». Cette distance du chirurgien d’avec son patient ne me convenait pas. L’hypnose s’attache à observer la façon dont les personnes interagissent. Elle permet de démêler les fils complexes de la relation et de mener les choses à bien de façon satisfaisante.
De quelle manière l’utilisez-vous dans votre pratique ?
Pendant trente ans j’ai soigné des enfants et les enfants des enfants. Ceci a favorisé une relation de confiance avec mes patients, ce qui a été un vrai privilège. L’hypnose par son approche théorique ou phénoménologique m’a inspiré et guidé dans ce voyage... telle « une philosophie de la pratique ». Cette pratique harmonieuse favorise l’appréciation réciproque de chaque patient mais aussi de chaque membre de l’équipe de travail et engendre la confiance et une meilleure sécurité. Ce secteur est dominé de plus en plus par une approche entrepreneuriale. Il y a aussi plus de 50 % de risque d’être poursuivi pour mauvaise pratique que dans tout autre pays au monde. Cela encourage une approche défensive du soin où le patient est vu davantage comme un adversaire que comme un être ayant besoin d’aide et de compassion. Mon souci est d’instiller à mes étudiants ce que l’hypnose nous apprend, à savoir de comprendre le sens du terme « agapè ». Que l’amour et le respect ont un impact sur leurs patients. Et qu’ils peuvent changer notre profession en la faisant évoluer d’une culture de la peur à une culture de la confiance et de l’engagement.
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Trois rituels de guérison. Apaisement avant ou après la naissance

Hypnose Therapie Breve - vendredi 10 août 2018 - 12:36
Par le Dr Christelle ROUX, Gynécologue obstétricienne, exerçant en cabinet libéral et dans une maternité. Formée à l’hypnose médicale depuis douze ans et aux thérapies cognitivo-comportementales depuis trois ans. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49. Je suis obstétricienne et hypnopraticienne.
Je souhaite consacrer cet article à décrire trois rituels d’aide à l’ancrage corporel que j’aime proposer à mes patientes souffrantes.
Il s’agit de séances d’hypnose formelle. La séance est suivie d’un apprentissage du rituel parfois simplifié, afin qu’il puisse être répété quotidiennement de façon autonome : autohypnose.

L’état d’esprit est celui des thérapies brèves orientées vers la solution, on s’intéresse à la solution, on ne cherche pas à expliquer le problème. On propose un nombre restreint de séances : trois.

Dans l’approche solutionniste, le thérapeute est certain que la solution est déjà là, en possession du patient. Elle apparaîtra quand le message qu’apporte le problème sera lu et élucidé. Le message est : « Il existe un besoin important qui n’est pas nourri. Et qui rêve de l’être. » Avant de se séparer du problème, il va falloir l’aimer un peu et comprendre qu’il est le reflet d’un besoin.

Ce que la patiente attend de l’hypnopraticien, ce ne sont pas des explications sur son problème, c’est que ce dernier lui fasse traverser une expérience inaugurale d’un état neuf. L’expérience doit lui per- mettre de redessiner sa carte du territoire. Cette expérience, c’est toujours dans son corps qu’elle a lieu. Et par ses sens qu’elle se manifeste : vue, ouïe, toucher.

Avant de sortir d’une situation problème, le « plus petit pas pertinent possible» ou «5P» consiste à y entrer. Je visionne souvent avec mes patientes une courte vidéo. Elle est amusante, et explicite. Dans un décor décalé d’épicerie indienne, le gérant, Mr Ramesh, dit : « Si tu veux te sortir de quelque chose, tu dois d’abord y entrer. » Prenons une pièce, par exemple. Pour lui, c’est simple ! La sortie ? C’est l’entrée. Dans le champ du mental, les synonymes d’« entrer dans la pièce », pour ensuite en sortir, sont : « acceptation », « lâcher prise ».
Dans le champ de l’hypnose, il n’y a pas de mot correspondant, seulement une expérience à vivre. On l’appelle traditionnellement la transe, mais certains la nomment à présent « expérience d’activation de conscience ».
SOUFFRANCES Pour rédiger cet article, je me remémore quelques consultations de ces derniers mois.
Deux jeunes femmes enceintes de 4 mois trouvaient la grossesse pénible. L’une se sentait triste et irritable. Après trois an- nées d’AMP, elle avouait : « Je ne ressens aucun bonheur alors que j’ai tant désiré cette grossesse. » L’autre ne supportait pas de voir son corps prendre des formes. « Je n’arrête pas de grossir. » Le sujet était source d’incompréhension et d’éloignement dans le couple.
Une autre encore avait un diabète gestationnel. Elle avait du mal à suivre le régime et s’en voulait à chaque écart. A la maternité, on lui avait fait comprendre les risques qu’elle faisait encourir au bébé avec des glycémies aussi changeantes.
Une patiente m’a confié : « J’ai refusé d’allaiter notre enfant après la césarienne car j’avais des douleurs atroces. » Elle a éclaté en sanglots quand on est entré dans les détails du récit de son accouchement.
Et une autre : « Depuis l’arrivée du bébé, c’est l’abstinence. Je ne ressens aucun besoin de faire l’amour. Mon conjoint est très compréhensif, heureusement. »
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Apports de l’hypnose en consultations prénatales. Mélina SINGER

Formation Hypnose Medicale - vendredi 10 août 2018 - 12:27
Par Mélina SINGER, Sage-femme à la maternité de l’hôpital Dela- fontaine de Saint-Denis (93). Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49. Comment soulager une patiente angoissée qui a des difficultés à supporter certains états de la grossesse comme les nausées, la fatigue, les douleurs ? Que proposer en cas de sciatalgies ou de douleurs ligamentaires ?

Répondre à mes patientes que ce qu’elles ressentent est normal ne me satisfaisait pas. Face à cette aide que je trouvais trop pré- caire, je me suis tournée vers l’hypnose.
Les quatre cas cliniques présentés se sont déroulés lors de consultations pré-natales classiques.
INSOMNIES, À PROPOS DE DEUX PATIENTES L’insomnie concerne une grande proportion de femmes enceintes. Ce problème récurrent est constamment abordé en consultation prénatale. Le sommeil est perturbé la nuit et les retentissements sur la qualité de vie la journée et sur le vécu de la grossesse sont une réelle problématique pour ces femmes. Au fur et à mesure de ma pratique de l’hypnose en consultation, je me suis rendu compte des effets positifs de l’hypnose sur le sommeil, et même si le problème initial abordé est autre comme l’anxiété ou la douleur.

Stéphanie me parle de son problème d’insomnie lors du second rendez-vous. Elle dort très peu la nuit, par sessions de quelques minutes. Elle n’arrive pas à se re- poser la journée même si elle présente une hypersomnolence. Elle n’exprime pas d’angoisse particulière. Cette jeune femme de 25 ans est enceinte de son premier enfant, la grossesse se déroule bien. Je lui pro- pose une séance d’hypnose, elle est intéressée. Je n’ai alors commencé ma formation que depuis peu et lui propose ce qui semble à ma portée et dont j’ai connaissance : induction par fixation d’un point, moment agréable à ressentir dans son lieu de sécurité, que nous ne déterminons pas à l’avance. Le moment est fluide, tout se passe facilement et sereinement. Stéphanie communique par des petits gestes du visage. Elle revient tranquillement et semble détendue ; elle est calme et souriante.

Je rencontre Elodie, 28 ans, le lendemain de la consultation de Stéphanie. Elle attend son deuxième enfant. Elle a bénéficié d’une césarienne à terme la première fois pour anomalies du rythme cardiaque fœtal. Elle souffre d’insomnies depuis le début de cette grossesse, accentuées ces dernières semaines. Elle est actuellement à six mois de grossesse. Elle ne ressent pas d’angoisse ni d’autres symptômes particulièrement gênants. Elle se décrit comme hyperactive.

Je lui propose une séance d’hypnose, elle connaît un peu et est intéressée pour en faire le jour même. Influencée par la séance de la veille, je lui propose de fixer un point. Elle met du temps à fermer les yeux et semble contractée. J’ajoute des suggestions d’engourdissement du corps mêlées d’éléments confusionnels sur les sensations kinesthésiques qu’elle peut ressentir : points de contact du corps sur la chaise ou de la chaise sur le corps, légèreté et lourdeur. Elle ouvre plusieurs fois les yeux durant la séance. Je lui propose ensuite de se rendre dans un endroit agréable qu’elle connaît et de profiter des sensations confortables au- tour d’elle. La détente est observable : la respiration est calme, le sourire présent et les muscles du visage se relâchent.
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L’hypnose et ses inductions.

Hypnose Therapie Breve - vendredi 10 août 2018 - 11:56
Définir l'hypnose procède d'une observation des circonstances dans lesquelles elle survient, et d'un savoir sur ce qu'ont pu en dire celles et ceux qui en ont parlé jadis : écrivains et poètes... Par Yves HALFON – Professeur à l’ Ecole de Sages-femmes de Rouen. Hypnose Ericksonienne. Psychologue clinicien. Président de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie. Président de l’Association Francophone d’Hypnose Dentaire à Paris. L’hypnose

L’hypnose a vu son statut constamment fluctuer au cours du siècle.

Totalement oubliée ou méprisée à certains moments, l’hypnose a été très en vogue à d’autres moments. Actuellement, elle est de retour dans nos techniques de soin.

C’est la prise en compte par le médecin ou le psychologue d’états de conscience tout à fait naturels, qui vont des états de concentration, d’attention maximum à des moments de rêveries, en passant par la relaxation.

On parle de transe naturelle : état particulier de conscience, caractérisé par une réduction de la sensibilité aux stimulations, une altération ou même une perte transitoire de contact avec le milieu extérieur, la substitution de comportements automatiques à une activité volontaire et une fréquente exaltation avec euphorie donnant au sujet l’impression qu’il est transporté hors de lui-même et du monde réel.

On peut donc obtenir un champ d’attention limité sans rien connaître de l’interlocuteur, uniquement en décrivant des états de transes somnambuliques qui se produisent de façon naturelle dans notre culture.

Que se passe-t-il si on parle des sensations ressenties pendant un long trajet en voiture ? De cette manière on n’émet pas directement la suggestion d’entrer en transe, on parle tout simplement d’une situation dans notre culture où des états de transe se produisent spontanément.

Par exemple : « Je suis en voiture, je conduis prudemment sur une route habituelle, qui mène chez moi… et pendant le trajet… peut-être, la monotonie de la route… peut-être l’habitude du parcours… produit une sorte de comportement automatique… et inconscient… » Et c’est tout à fait comme une autre situation que beaucoup d’étudiants ont vécue… celle d’assister à une conférence… où leur présence est obligatoire… et où l’orateur… n’est pas particulièrement passionnant… c’est quelqu’un qui parle sur un ton… et d’une manière… qui engendrent plutôt l’ennui… et ce qu’il dit… ne stimule pas l’attention… Et dans ce type de situation… nous remarquons que notre esprit a tendance à s’évader… vers d’autres endroits… à d’autres moments… qui sont moins ennuyeux… et plus stimulants… Ou de marcher dans une forêt… Un jour tranquille…

Ces trois situations ont en commun leur répétition et leur monotonie et elles proposent la détente, la solitude, la sérénité. C’est donc une manière naturelle et discrète de guider quelqu’un, depuis l’état de conscience où il se trouve, vers un état modifié.

Des écrivains comme Lamartine et Jean-Jacques Rousseau, entre autres, ont très bien écrit sur la transe hypnotique naturelle.

Lamartine : « Comme un enfant bercé par un chant monotone, Mon âme s’assoupit au murmure des eaux. »

Jean-Jacques Rousseau : « J’allais, quand le soir approchait, volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ; là, le bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute agitation, la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait. Le flux et le reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles, frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie suspendait en moi et suffisaient à me faire sentir mon existence sans prendre la peur de penser. »

Beaucoup de créateurs expriment qu’ils rentrent dans une transe hypnotique naturelle, pour trouver la solution, l’inspiration. Ray Bradbury :

« Je me réveille, et ma muse, que je surnomme mon démon passionné, me sermonne sur ce que je dois faire chaque matin ; eh oui ! Même le dimanche ! J’appelle cela mon théâtre du matin, un moment ni éveillé, ni endormi où les métaphores se bousculent dans ma tête et deviennent des histoires. Je me réveille toujours avec plein d’idées. »

Pratiquement tout le monde entre en transe dans un ascenseur. Les gens regardent les chiffres des étages, leurs pupilles se dilatent et s’immobilisent. Dans un ascenseur les seuls endroits qu’ils soient culturellement convenables de regarder ce sont les chiffres des étages, les murs ou bien le sol.

On peut donc définir l’hypnose aujourd’hui comme l’étude et l’utilisation d’états de conscience tout à fait habituels chez l’homme, en voici quelques exemples :

- Contextes naturels positifs ou neutres : des états de concentration, d’attention maximum à des moments de rêveries, en passant par la relaxation. Ils ont été largement décrits plus haut.

- Contextes anxiogènes et/ou traumatiques : certaines situations de stress à des situations dramatiques. Certaines situations extrêmes, comme un accident du travail ou de la circulation, un viol, etc., peuvent amener des états de conscience que l’on pourrait dire hypnotiques.

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““Hors série n°9 de la revue Hypnose & Thérapies brèves. Mars 2015.
“ C'est un numéro double de 196 pages.
““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction"

Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.

Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.

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Laurent GROSS
Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves, Psychothérapeute certifié ARS en 2013.
Formateur en Hypnose Médicale, Ericksonienne et EMDR au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris dont il est le Président Fondateur.
Chargé d'enseignement dans les hôpitaux de l'AP-HP. Conférencier au sein des congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.

Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.
Rédacteur en chef de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur internet ...En savoir plus sur cet auteur

Accordages pour une rencontre.

Hypnose Therapie Breve - jeudi 9 août 2018 - 23:01
Par le Dr Luc FARCY - Psychiatre, praticien hospitalier au CHU de Nîmes. Subtil est l'art hypnotique, et long à apprendre. Pour tisser la boucle, en corps à corps... L’induction hypnotique est un phénomène fin et subtil d’accordage ainsi que d’empathie, et qui aboutit à la co-création d’un espace relationnel de transformation des représentations de soi et de leurs valeurs.

Cette transformation nécessite une alliance qui recouvre un cadre et des objectifs. Dans cet article, nous présenterons comment se met en place ce contrat thérapeutique, tacite et explicite, pour qui travaille en hypnose. L’accordage est un processus relationnel, normalement non conscient, fait d’actions et de réactions très rapides entre deux personnes, assez proches, pour se donner l’une à l’autre une valeur suffisante. Cela commence par l’accueil :

- Comment êtes-vous venu jusqu’ici ?

- Qu’attendez-vous de cette expérience d’être ici aujourd’hui ?

- Choisissez le fauteuil le plus confortable… pour travailler confortablement…

Chaque mot, chaque intonation compte et induit une orientation spécifique du traitement des informations. Cela se poursuit par le positionnement des uns par rapport aux autres, dans l’espace et, dans ses représentations propres, par un jeu d’interactions aux règles fluctuantes et vivantes. Il s’agit d’un accordage, et le plus simple pour se représenter ce processus est d’imaginer ou de se rappeler ces interactions entre une mère et son enfant. Les processi de recherches mutuelles et les jeux qui s’organisent : comment ils se cherchent ! Comment ils se trouvent ! Comment ils se perdent !

Ces mouvements, presque une danse, ne peuvent bien s’observer que dans l’enregistrement vidéo. Cet enregistrement représente, à cet égard, un outil d’apprentissage de la relation thérapeutique, indispensable, pour affiner et corriger ces mouvements. Mouvements qui, après une longue période d’apprentissage, deviendront automatiques, réflexes.

Le mirroring, cette capacité à se mettre au diapason, presque en miroir, sans jamais mimer ni se moquer, favorisera l’empathie.

L’empathie est un processus interne de résonance, normalement non conscient lui non plus, et qui associe aux mouvements, aux émotions, aux expressions de l’autre, une valeur puisée dans son répertoire propre de gestes, d’émotions ou d’affects.

Qu’est-ce que je ressens comme émotion ? Qu’est-ce qui s’éveille dans mes souvenirs, dans mon imagination, dans mes intentions ? Se poser ces questions apprendra à rendre conscient ce processus d’empathie, et aidera à s’en servir pour affiner et corriger l’espace de la relation, dans ses premiers instants qui, parfois, font tout basculer vers une relation constructive ou un malentendu de plus en plus profond. Qu’est-ce qui me vient si je porte mon attention sur comment ma gorge déglutit, sur comment mon ventre digère, sur comment ma respiration respire, comment mon coeur bat et comment ma circulation circule ? Cette question fait apparaître, par exemple, une sensation de froid ! Un froid immense comme le néant, le vide de l’espace, tout est noir. Je propose à celui qui me fait face pour partager une expérience thérapeutique :

- Savez-vous pourquoi la nuit est si noire ?

- Mais oui, c’est exactement ce que je ressens depuis qu’il m’a quittée !

Alors nous nous orientons vers un travail sur le deuil.

Je vérifie, et si ça répond bien, j’y vais :

- Pouvez-vous imaginer une rue, une maison dans cette rue, l’entrée dans cette maison… » Cette métaphore nous aidera à proposer un cimetière intérieur qui permettra de créer cette frontière nécessaire entre le monde des morts et celui des vivants.

Ah, une rupture ?

- Oui

- Comment allez-vous remplir ce vide ?

Ce sera alors un travail sur la cicatrisation, la reconstruction de soi.

D’autres pistes peuvent se suivre ? Douleurs, dépression, trauma…

S’en suivra un réajustement sur l’ici et maintenant :

- Par ailleurs, entendez-vous le bruit de la ventilation ? Qu’est-ce que cette information éveille dans votre souvenir ou dans votre imagination ? Une cascade ? Un cours d’eau ? Un havre de paix ?...

Toute cette séquence nous montre que, tout en s’accordant, on induit une orientation de l’attention vers des ressentis internes, vers des informations externes et, à nouveau, vers des représentations internes faites de souvenir ou d’images, et dont la valeur fluctue au gré des échanges. Un long apprentissage rendra ce processus automatique, réflexe, réflectif.

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Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.

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Mariline MORCILLO
Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Infirmière spécialisée Douleur.
Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11 et à Marseille.
Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.
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Les cinq doigts de la main. Isabelle Ignace

Hypnose Therapie Breve - jeudi 9 août 2018 - 22:18
Se réassocier pour mieux se dissocier L’induction, « antisèche » de l’hypno-praticien

L’induction hypnotique est le chemin qui mène à l’état d’hypnose. Proposer une induction nécessite de mettre en place une relation thérapeutique de qualité, un lien fort, parfois un peu « magique » entre le praticien et le patient. Entre la prise de contact avec le patient, l’induction, les suggestions, la dissociation, le maintien dans la dissociation lors d’un soin ou d’une transe hypnotique, l’induction est la proposition la plus aisée à proposer au patient lorsque l’empathie thérapeutique a été favorablement instaurée. Pour autant, toutes les situations ne nécessitent pas de propositions d’induction « formelles ». C’est par exemple le cas des situations d’urgences. Le patient, dominé par sa peur ou sa douleur, se trouve déjà dans un état de conscience modifié. L’enjeu du praticien consiste alors à rendre au patient un état d’hypnose positif pour lui permettre de reprendre le contrôle de ses émotions.

Il arrive aussi que le patient soit déjà prêt à entrer en transe hypnotique dès sa rencontre avec le praticien. Mûr pour que celle-ci soit propice au changement, il n’est pas nécessaire de lui proposer une induction hypnotique. Dans la plupart des situations, cependant, le praticien doit bien proposer quelque chose pour commencer la séance. L’induction hypnotique formelle se révèle alors un outil relativement efficace, et constitue une trame intérieure solide, qu’il s’agisse d’une démarche thérapeutique ou d’un soin. J’aime à dire qu’elle constitue une bonne « antisèche » pour l’hypnopraticien.

L’induction hypnotique par les sens

La plupart des inductions s’appuient directement sur les cinq sens : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et gustatif. Dans le meilleur des cas, le praticien essaiera d’en mobiliser le plus possible. Car même si le patient a souvent tendance à n’en privilégier qu’un seul, il utilise l’ensemble de sa palette sensitive au quotidien. Dans la plupart des situations, le praticien propose donc la mobilisation d’au moins trois d’entre eux – visuel, auditif, kinesthésique – en association avec la respiration. Cette dernière devient alors un tremplin vers la transe hypnotique, permettant à l’imaginaire, les suggestions, les souvenirs et l’inconscient de prendre, petit à petit, le pas sur les éléments de conscience corporelle. Puis lorsque le patient aura atteint la transe hypnotique, les cinq sens seront souvent repris, de manière à solidifier l’accès à l’inconscient.

Quelques ingrédients pour une recette hypnotique : la technique des cinq doigts de la main

Voici quelques éléments d’induction, qui – selon mon expérience – font les ingrédients d’une recette de transe hypnotique. Il s’agit des éléments corporels liés aux cinq sens et à la respiration. Ils peuvent être utilisés de façon plus ou moins marquée en fonction des situations mais aussi en fonction du temps dont disposent le praticien et le patient. J’ai nommé cette technique : « les cinq doigts de la main », chaque doigt correspondant à la mobilisation d’un nouvel ingrédient.

1- Visuel
Que le patient ait les yeux ouverts (notamment pour un enfant ou pour certains patients ayant besoin de pouvoir contrôler leur environnement)ou fermés, calmer le regard est indispensable. C’est un moyen de canaliser son attention, mais c’est surtout la condition sine qua none pour lui permettre d’entrer en relation avec ses autres sens, puis avec lui-même, pour un travail plus inconscient.

2- Auditif
Il est souvent difficile de faire abstraction des sons environnants. L’hypno-thérapeute aura donc tout intérêt à les utiliser pour permettre au patient de mieux s’en éloigner. Si certains sons se révèlent toutefois trop gênants, le patient peut s’aider de musique ou de toute autre chose qui pourra lui permettre de saturer positivement ce sens-là.

3- Kinesthésique
Accompagner le patient dans un recentrage sur son corps va lui permettre de potentiellement se détendre, ou du moins de mieux se ressentir dans le moment présent.

3 bis (optionnel)- Olfactif et gustatif
L’olfactif est un sens extrêmement puissant, tout comme le gustatif. Prendre conscience des odeurs environnantes ou du goût présent en bouche, est également un moyen de ramener le patient en présence. Si ces ressentis le gênent, il est possible de lui proposer de les remplacer. Il est en effet compréhensible que l’on préfère respirer un parfum familier plutôt qu’une odeur d’hôpital.

4- La respiration
La respiration est l’outil clé de l’induction. C’est elle qui permet d’atteindre la transe hypnotique. Mais cela peut prendre plus ou moins de temps selon les patients et les situations.

5- L’accès à l’imaginaire
L’induction par les quatre premiers doigts de la main, n’a pas pour objectif de créer d’emblée une dissociation chez le patient, mais elle lui permet au contraire une forme de réassociation. Le cinquième doigt dela main, l’imaginaire, est le coeur du travail thérapeutique. Passer par ces quatre premières étapes est une façon d’avoir toute la disponibilité pour effectuer ce grand voyage intérieur que l’on nomme « transe hypnotique ». Là s’ouvre seulement le chemin de l’imaginaire et de la dissociation. Sur la base de ces différents ingrédients, une approche minimaliste pourrait donc donner la trame suivante :

« Vous pouvez choisir de poser votre regard en face de vous ou de fermer les yeux (1-visuel), puis vous pouvez choisir d’écouter les sons qui vous entourent ou le son de votre respiration (2-auditif), peut-être un peu les deux. Maintenant, vous pouvez sentir vos pieds au sol, bien ancrés (3-kinesthésique), puis respirez en sentant le souffle de l’air dans les narines (4-respiration) et juste en comptant ou avec un mot qui vous fait du bien (tranquille, libre…), voilà, vous retrouver dans... (5-Imaginaire). » La suite dépend des objectifs communs déterminés avec le patient.
...
Voici quelques exemples d’autres inductions reprenant, toutes, les mêmes ingrédients que la technique des cinq doigts de la main, sous différentes propositions.

La respiration et la couleur pour un enfant lors d’un soin

Hypnothérapeute : Pendant qu’on va te faire le soin, pour qu’il passe plus vite, je te propose de te concentrer sur ta respiration et puis sur une couleur. Tu es d’accord ? Est-ce qu’il y a une couleur que tu aimes bien ?

Annie : Oui, le mauve.Hypnothérapeute : C’est ta couleur préférée, le mauve. Ah oui, super ! Si tu le veux bien, mon amie va faire ce qu’elle a à faire (le soin), et pour que ça se passe encore plus vite, nous allons nous concentrer ensemble sur ta respiration, tu veux bien ?

Signe de tête positif.

Tu préfères garder les yeux ouverts ou tu préfères fermer les yeux ?
(Haussement d’épaules interrogateur.)

Je te propose de poser ton regard, comme quand on est un peu rêveur, puis ensuite de décider si tu préfères garder tes yeux ainsi ou bien si tu préfères les fermer ? (Ingrédient n°1 - visuel). A tout moment tu peux changer d’avis. Et puis tranquillement, il faut aussi que tu me dises si tu veux que l’on te prévienne quand on fait le soin.

Signe de tête négatif.

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Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.

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Sophie TOURNOUËR
Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.
Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.

Chargée de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille
Rédactrice web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.
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La méthode d’Elman ou hypnose éricksonienne directe

Hypnose Therapie Breve - jeudi 9 août 2018 - 21:41
Par le Dr Xavier PENIN, Institut Milton Erickson de Normandie. Mise en parallèle de deux approches différentes. Rien de tel pour stimuler notre regard afin de découvrir différences et analogies ! Il est intéressant de mettre en parallèle Dave Elman et Milton H. Erickson. Les deux sont américains. Le premier est né en 1900, un an avant le second. Tous deux ont pratiqué et enseigné l’hypnose toute leur vie. Dave Elman, fils d’un modeste fabricant de perruques du Midwest, est devenu orphelin très tôt avec ses sept frères et soeurs. La maladie et l’agonie de son père atteint d’un cancer furent sa première expérience de l’hypnose. A cette époque où il n’existait pratiquement aucune prise en charge de la douleur. Seul un hypnotiseur de spectacle, ami de la famille, a pu soulager son père pendant les derniers stades de la maladie. Après cette épreuve, et malgré son jeune âge, le jeune Dave dut commencer à travailler. Ses multiples dons artistiques et musicaux le conduisirent à jouer dans des « vaudevilles ». Ce type de spectacles très en vogue à l’époque regroupait des petites saynètes dans lesquelles se succédaient des musiciens, danseurs, acrobates, comiques… Le jeune Elman y faisait de la musique (violon et saxophone) et de l’hypnose de spectacle ! A vingt ans il quitta le Midwest pour New York et abandonna l’hypnose de scène pour une carrière d’animateur radio, tout en continuant à se passionner pour l’hypnose. Vers cinquante ans, ce fut à la demande d’amis médecins et dentistes impressionnés par ses talents qu’il commença à enseigner l’hypnose médicale à travers tous les Etats-Unis, jusqu’à l’accident cardiaque qui le conduira à commencer l’écriture de son livre.

Nous avons donc d’une part l’orphelin d’un perruquier, obligé de travailler très jeune et sans formation universitaire, et d’autre part Milton H. Erickson, un médecin psychiatre issu d’une famille de propriétaires fonciers, formé puis soutenu par l’élite de la psychologie américaine, fondateur de plusieurs sociétés scientifiques. Le premier a dû lutter pour sa survie et obtenir des résultats rapides, tandis que le second a dû dominer la maladie pour commencer ses études médicales.
Ces deux personnalités se sont construites dans des environnements presque opposés et pourtant quand on regarde dans le détail leurs conceptions de l’hypnose, on remarque de grandes similitudes. Hypnotherapy, le livre-testament de Dave Elman, a été écrit en 1963 après une longue carrière d’enseignement de l’hypnose médicale. Un best-seller dans ce domaine, toujours disponible aujourd’hui. Ce succès non démenti pendant plus de cinquante ans s’explique en trois mots :
rapidité, efficacité, clarté.

- La rapidité était pour lui le point essentiel, considérant que pour donner à l’hypnose une place importante en médecine et en dentisterie, « elle doit être accessible presque immédiatement. Si on ne peut pas utiliser l’hypnose de façon plus ou moins instantanée, elle n’aura aucune valeur pratique dans la plupart des cabinets ».

- Sa technique est aussi très efficace. Elle fonctionne avec un maximum de patients car elle minimise les résistances. C’est le patient lui-même qui s’induit la transe et s’autorise les premiers phénomènes hypnotiques. Un peu comme une auto-hypnose guidée, dans laquelle l’hypnopraticien reprend la main quand le patient a commencé à entrer dans la transe.

- Son troisième atout est la clarté. Il y a peu de livres sur le sujet où l’on trouve un protocole aussi détaillé en fonction du but et de la profondeur de la transe souhaitée. Il nous donne différentes options, possibilités ou réactions à choisir au cours d’une hypnose thérapeutique. Même si certains pourront reprocher un cadre trop rigide, ce livre nous propose un chemin précieux pour emmener nos patients facilement dans l’hypnose, en particulier dans le cadre de la douleur aiguë.

La méthode d’induction d’Elman

Commençons par étudier l’induction d’Elman : « Imaginez que les muscles autour des yeux sont tellement relâchés qu’ils ne peuvent plus fonctionner, que les yeux ne peuvent pas s’ouvrir. Testez-les pour être certain qu’ils ne fonctionnent pas. » Sans anamnèse ni recherche de souvenir agréable ou de lieu sûr, nous gagnons déjà un temps considérable. On peut penser qu’avec une méthode aussi directe les patients vont plus facilement développer des résistances. Il n’en est rien pour deux raisons :

- D’abord, demander à un patient chez le dentiste, par exemple, de s’imaginer dans un lieu agréable n’est pas toujours facile. Cette demande peut même provoquer une résistance.

- Ensuite parce que sa proposition, même si elle est directe, reste très permissive. Le patient à qui l’on demande d’imaginer que les muscles autour des yeux se relâchent, conserve tout son contrôle. Elman préfère qu’on ne prononce pas le mot hypnose pour ne pas l’inquiéter. C’est un exercice dans lequel « le patient développe lui-même sa transe hypnotique », pour reprendre les mots d’Erickson. Avec un patient angoissé, on peut même être plus progressif et lui proposer de fermer les yeux quelques instants avant de les rouvrir. Et puis de recommencer en les laissant fermés un peu plus longtemps. Au pire, le patient refuse de fermer les yeux mais cette demande n’augmentera pas les résistances.
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Florent HAMON
Hypnothérapeute, Praticien EMDR, Infirmier anesthésiste à Paris. Chargé de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille et dans les hôpitaux de l’AP-HP.
Consulte au cabinet d’Hypnose, EMDR et Thérapies Brèves de Paris 11.
Spécialisé dans les addictions au tabac, alcool…
Rédacteur web de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.
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Un exemple d’Hypnose Ericksonienne commenté.

Hypnose Therapie Breve - jeudi 9 août 2018 - 21:27
Par Yves HALFON – Professeur à l’ Ecole de Sages-femmes de Rouen. Hypnose Ericksonienne. Psychologue clinicien. Président de l’Institut Milton H. Erickson de Normandie. Président de l’Association Francophone d’Hypnose Dentaire à Paris. L’exemple de l’induction de Christine est représentatif de l’approche de Milton H. Erickson. Et notamment de sa subtilité vis-à-vis, entre autre, de la question de la directivité.

Une des inductions les plus simples et les plus intéressantes d’Erickson.

Cette induction de Christine est un exemple de la dissociation hypnotique utilisée par Erickson.

Cette induction est légèrement corrigée, c’est à dire : nous avons simplement modifié les termes comme « sommeil, réveil, etc. » par « relaxation, éveil, etc. ».

Il est à remarquer aussi dans ce texte que beaucoup de suggestions d’Erickson sont des suggestions directes. Aujourd’hui, nous utiliserions peut-être des suggestions plus indirectes et/ou plus permissives, quoique ?

- Le thérapeute : Bien. Installez-vous dans votre fauteuil et regardez cet objet.

Focalisation de l’attention sur un objet visuel. (Le thérapeute montre au sujet un objet de l’autre côté de la pièce. Le patient s’installe au mieux. Ses jambes ne sont pas croisées et il pose les mains sur ses cuisses.)

- …

- Le thérapeute : Le voyez-vous ?

- Le patient : Oui.

La question permet de vérifier l’orientation visuelle de la personne.

- Le thérapeute : Regardez simplement dans cette direction. Vous n’avez pas besoin de bouger, vous n’avez pas besoin de parler.

C’est une suggestion directe.

- Je vais vous rappeler quelque chose que vous avez appris, il y a bien longtemps, quand vous êtes allée à l’école pour la première fois et que le maître vous a demandé d’apprendre à écrire les lettres de l’alphabet...

Retour à un apprentissage ancien : apprendre à écrire.

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Induction rapide : la technique des mains de Rossi.

Hypnose Therapie Breve - jeudi 9 août 2018 - 21:07
Par le Dr Kenton KAISER, Chirurgien-Dentiste. Il est diplômé du Centre d’Hypnose Universitaire de Liège (1999) et du Milton Erickson Institute of California (Master Class avec Ernest Rossi, 2009). Formateur au Centre d’Hypnose Universitaire de Liège depuis 2002. Fondateur du site www.hypnoteeth.com. Co-fondateur, secrétaire et formateur de l’Association Francophone d’Hypnose Dentaire. Conférencier international. Membre du conseil scientifique du Forum CFHTB de Strasbourg 2013. Abordons maintenant une technique majeure qui fait partie du patrimoine hypnotique mondial !On connaît surtout Ernest Rossi pour son travail aux côtés d’Erickson. C’est en effet grâce à ses livres que le monde a pu découvrir l’hypnose éricksonienne.

Cependant, comme lui avait suggéré ce dernier, Ernest est « monté sur les épaules du maître » et a développé tout au long de sa carrière ses propres outils. Ces techniques qu’il perfectionne encore aujourd’hui, font l’objet de recherches tant scientifiques que cliniques à travers le monde.

Nous vous proposons d’en étudier l’aspect clinique par l’analyse de leur mise en œuvre dans le processus d’induction hypnotique.

La technique des mains de Rossi

Créée comme outil de l’hypnothérapie, cette technique a été adaptée pour pouvoir être utilisée par tous les professionnels de santé dans leurs domaines d’activité respectifs. Les avantages de cette technique sont nombreux :
- induction très rapide et totalement permissive ;
- pas d’influence ou de « pollution » du praticien dans le processus thérapeutique ;
- mise en oeuvre de techniques corporelles qui permettent des résultats durables, visibles et ressentis par le patient.Lorsqu’on l’observe dans une séance de soin, cette technique semble un peu… magique…

En effet, le praticien ne dit rien, il ne sait pas quel est le problème à traiter et pourtant, en quelques instants à peine, le patient est dans un travail profond qui lui permet de trouver, lui-même, les ressources et les outils pour mettre en oeuvre le processus nécessaire à sa guérison. En toute sécurité, avec confiance et en plus l’autosatisfaction de savoir que c’est lui qui est acteur de cette évolution favorable. On comprend donc que cette technique fasse rêver… Si elle est facile à mettre en oeuvre, elle demande tout de même de la part du praticien une grande maîtrise des techniques de base de l’hypnose. En effet, la clé d’un accompagnement réussi en technique de Rossi, c’est l’observation ! Il est impératif de pouvoir déceler les signes minimes de la transe et les « différents changements d’états » du patient afin de garantir un travail confortable, efficace et en toute sécurité.

Quels sont ces changements d’états ?

Pour Rossi, le processus créatif quel qu’il soit se déroule en quatre étapes :
1- L’interrogation
2- L’incubation
3- L’illumination
4- La vérification

Ces quatre étapes vont amener la personne à mobiliser ses ressources pour trouver la réponse à ses questions.
Ce processus pourra aussi bien s’appliquer à un théorème mathématique qu’à la mise en place d’une meilleure guérison post-chirurgicale. Ce qui est l’essence même du travail d’Erickson, pour qui l’inconscient est un réservoir de ressources.

Pourquoi les mains ?

Si on regarde l’homonculus de Penfield (Figure n° 1) et sa représentation cartographique sur le cerveau, la mobilisation des ressources par le travail avec les mains va créer l’activation neuronale de beaucoup de zones du cerveau, mais aussi une implication personnelle du patient avec toute sa corporalité. Ces phénomènes vont mettre en place la plasticité cérébrale et la création de nouvelles connexions synaptiques ainsi que la libération d’hormones dans le sang.

Les 4 étapes :

1- L’interrogation
Tout processus créatif commence d’abord par un questionnement. Un problème qui survient mène à une réflexion pour le résoudre…
Ces réflexions vont amener la seconde étape :

2- L’incubation
La collecte d’informations qui en découle met en place le processus créatif, le travail proprement dit… C’est le moment où le cerveau « chauffe », où on se creuse les méninges… Et au bout d’un moment, le déclic… Eurêka !

C’est…

3- L’illumination
La solution apparaît, enfin, fruit de tant de travail. Il reste alors une dernière étape pour valider cette solution :

4- La vérification
En la confrontant au monde réel, on vérifie que la solution trouvée fonctionne.

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““Hors série n°9 de la revue Hypnose & Thérapies brèves. Mars 2015.
“ C'est un numéro double de 196 pages.
““Thème : “Hypnotiser: techniques d'induction"

Hypnotiser, c’est « induire » la transe pour permettre la thérapie qui va suivre. L’hypnotisation et le travail thérapeutique sont bien deux temps séparés. Certains patients souhaitent inconsciemment la transe parce qu’ils savent en avoir besoin, mais leur esprit conscient s’y oppose. Ils vivent un conflit aigu entre leurs deux esprits. C’est notamment à ce type de sujets que s’adressent les techniques éricksoniennes de choc et de surprise, de confusion et de doubles liens. Grâce à elles, la transe apparaît rapidement.

Ce hors-série n°9 traite des multiples techniques qui permettent l’entrée en hypnose. Ses auteurs sont des hypnothérapeutes expérimentés : Yves Halfon, psychologue clinicien, Dominique Megglé, psychiatre, Thierry Servillat, psychiatre, Luc Farcy, psychiatre, Gaston Brosseau, psychologue, Delphine Provost, médecin anesthésiste, Christine Guilloux, psychothérapeute, Jean-Pierre Courtial, chercheur en psychologie, Pierre-Henri Garnier, psychologue clinicien, Laurent Gross, psychothérapeute, Isabelle Ignace, psychologue clinicienne, Kenton Kaiser, chirurgien dentiste, Xavier Penin, docteur en chirurgie dentaire, Francis Gajan, médecin généraliste.

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Philippe AÏM
Psychiatre, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR, Thérapies Brèves.
Responsable pédagogique du CHTIP à Paris, Dirige l’Institut UTHyl à Nancy, membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brève. Chargé de Formation dans les hôpitaux de l’AP-HP.
Auteur et conférencier international.
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