Agrégateur de flux

Hypnose en douleur et pathologies chroniques - 3 jours - Juin 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mardi 4 juin 2019 - 00:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 3: Hypnose en douleur et pathologies chroniques - 3 jours

A l’issue de cette session, l’étudiant pourra gérer des situations plus complexes comme les douleurs, difficultés chroniques, les aspects psychosomatiques, l’anxiété...
Une large place sera laissée à l’analyse des pratiques des étudiants qui pourront évoquer leurs cas cliniques, difficultés rencontrées et ou pourra être évaluée leur pratique.
- Développer une stratégie thérapeutique dans la prise en charge de personnes souffrantes de douleurs ou de troubles anxieux ou psychosoamtiques chroniques
- Supervision et analyse des pratiques
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 04/06/2019 00h00 au 06/06/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 3 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 22 mai 2019 - 22:00
Journée 1 :
Les approches indirectes
Les approches narratives
Les métaphores
Le répertoire d’histoires appropriées
Inventer, développer la créativité du thérapeute
Exercices

Journée 2 :
Hypnose et psychopathologies
Approche psychocorporelle
Exercices

Journée 3 :
La posture du thérapeute
Apports de la thérapie provocatrice
Savoir poser les questions
Quand s’autoriser à stopper le patient
Utiliser la position méta
Utiliser son corps de thérapeute, synchronisation
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 22/05/2019 22h00 au 24/05/2019 23h00
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

Intégration de l’hypnose médicale en pratique quotidienne - 3 jours - Avril 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 8 avril 2019 - 00:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 2: Intégration de l’hypnose médicale en pratique quotidienne - 3 jours

A l’issue de cette session, l’étudiant connaîtra des éléments plus avancés d’hypnose pour des situations plus complexes ou des usages spécifiques : douleurs, stress...

- Acquérir de nouvelles compétences thérapeutiques afin de gérer des situations plus difficiles : posture thérapeutique, recadrage orienté vers la solution, communication avec les patients agressifs, en crise, plaintifs ou peu coopérants...

- Intérêt et atouts de la métaphore thérapeutique : comment modifier la perception de la problématique du patient (reconstruction cognitive), comment améliorer l’adhérence au traitement chez les patient, comment optimiser l’éducation thérapeutique…
- Apprentissage des techniques d’auto-hypnose pour développer l’autonomie du patient et aider le thérapeute à améliorer sa pratique (adopter une meilleure distance thérapeutique, comment éviter le burn-out du soignant…)
- Supervision et analyse des pratiques
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 08/04/2019 00h00 au 10/04/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 2 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 20 mars 2019 - 01:00
Programme de la Session 2 :

Approfondissement de la relation hypnotique
Les phénomènes idéomoteurs, sensitifs, sensoriels, neuro végétatifs
Métaphores
Enfants
Activer les ressources du patient de manière créative

Intervenants: Dr Isabelle Bouillevaux - Laurence Adjadj
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 20/03/2019 00h00 au 22/03/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

2ème Année Session 3: Supervision, Auto-Hypnose et Evaluation - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 4 février 2019 - 01:00

Session 3
Journée 1: Supervision
Journée 2: Auto-Hypnose
Journée 3: Evaluation: Evaluation
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 04/02/2019 00h00 au 06/02/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-2eme-annee_a21.html

Apprentissage des fondamentaux de l’hypnose médicale - 3 jours - Janvier 2019 - PARIS

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 28 janvier 2019 - 01:00
Formation de base: Intégration de l’Hypnose médicale en pratique journalière - 9 jours
Session 1 : Apprentissage des fondamentaux de l’hypnose ericksonienne (3 jours)

A l’issue de cette première session, l’étudiant aura des connaissances de bases sur l’hypnose, notamment « Ericksonienne ».
Il saura mener une séance basique en hypnose permettant d’apaiser des anxiétés, de gérer des douleurs aigües, de pratiquer des gestes douloureux.

- D’où vient l’hypnose ?
Historique, évolution, actualité scientifique, pratiques actuelles...
Les apports de Milton Erickson.

- Comment se déroule une séance d’hypnose ?
Inductions, suggestions, communication hypnotique.
Optimiser la communication et créer une alliance thérapeutique efficace.

- Utiliser les techniques hypnotiques afin de faciliter les gestes techniques en apportant confort et sécurité tout au long des soins : safe place, ancrage, catalepsie, suggestions mobilisatrices…
Espace Hermès, 10 Cité Joly du 28/01/2019 00h00 au 30/01/2019 23h50
http://www.hypnose-medicale.fr/Formation-de-base-Integration-de-l-Hypnose-medicale-en-pratique-journaliere-9-jours_a38.html

1ère Année Session 1 Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 28 janvier 2019 - 01:00
Programme de la Session 1 :
Module 1 : les fondamentaux de l’hypnose
Durée : 3 jours

Les objectifs pédagogiques de cette session :

Cette session a pour but d’acquérir les concepts et les techniques essentielles de l’hypnose afin de pouvoir pratiquer l’hypnose.
Mener une séance d’hypnose dans un cadre large de situations cliniques comme les soins douloureux, l’anxiété, les troubles du sommeil, la dépression, la gestion de la douleur.
Développer la créativité du praticien en vue d’activer les ressources chez le patient.
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 28/01/2019 00h00 au 30/01/2019 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-1ere-annee_a20.html

2ème Année Session 2: Hynose en Douleur Chronique et Aigüe - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 10 décembre 2018 - 23:00
1ère Journée: Approfondissement des Connaissances

2ème et 3ème Journée: L'hypnose et la Douleur

Au cours de ces deux jours de formation de perfectionnement en hypnose, vous apprendrez comment travailler de manière efficace sur la douleur aussi bien aigüe que chronique.

Les objectifs de ce séminaire sont d’améliorer efficacement la communication thérapeutique lors d’interventions dans le cadre de la gestion de la douleur, d’acquérir les techniques d’hypnoanalgésie qui vous seront utiles dans tous les soins provoquant de la douleur (intervention chirurgicales, piqûre, pansement, mobilisation douloureuse, etc.) ou encore chez les patients souffrants de douleurs post-opératoires (suites opératoires, plaie, facture, etc.).

Vous découvrirez aussi les dernières actualités scientifiques en matière de prise en charge de la douleur chronique, comment travailler sur son intensité, son ressenti et aussi sur les répercussions de la douleur chronique dans la vie du patient.

Intervenants: Théo Chaumeil - Laurence Adjadj
11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 10/12/2018 22h00 au 12/12/2018 23h00
https://www.formation-hypnose-marseille.info/Douleur-aigue-douleur-chronique-Formation-Hypnose-a-Marseille_a39.html

Conscience et guérison. Le rôle du patient dans le processus de guérison

Hypnose-Paris.com - mercredi 17 octobre 2018 - 16:55

Par le Dr Gérard VIGNERON, Médecin, hypnothérapeute formé en hypnose à l’AFEHM auprès de François Roustang et de Jean-Marc Benhaiem. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°50 « Oui, vous aviez raison, c’est bien un lymphome. » Ces quelques mots prononcés par … Continuer la lecture →

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Formation en Autohypnose pour l'autonomie du patient et le confort du praticien

Formation Hypnose Ericksonienne Paris - mercredi 17 octobre 2018 - 12:55
Durée: 2 jours Dates : Première quinzaine de Juillet 2019 Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris Selon certains (citons par exemple Jeffrey Zeig), l’autohypnose n’existe pas, car l’hypnose est un phénomène éminemment relationnel. Pour d’autres (citons par exemple Ernest Rossi), le travail vient exclusivement du patient, et l’autonomisation de celui-ci est tellement centrale, qu’au fond c’est plutôt l’hypnose qui n’existe pas vraiment en thérapie, nous ne faisons que stimuler de l’auto-hypnose.

Pour certains, l’auto-hypnose est un certain nombre de techniques, pour d’autres, rien de spécifique : c’est “la même chose que dans la séance avec un thérapeute, mais tout seul”.
Comment stimuler l’autonomie du patient, alors même qu’il vient se “confier” au thérapeute ? Que devons nous lui apprendre à apprendre ? L’auto-hypnose comment ? Pour quel patient ? Dans quel cadre ?
Au fond, que l’hypnose se pratique seul ou même à deux, tout cela n’est-il pas, une fois de plus, une question relationnelle et stratégique ?

L’expérience nous montre que, comme toutes les autonomisations, elle se fait d’abord en relation. L’apprentissage de l’auto-hypnose nous oblige à questionner les notions de sécurité, de liberté, d’autonomie, d’intuition…
Et comme le meilleur moyen d’apprendre à être libre est d’abord de vivre cette liberté dans le cadre d’une relation, nous ferons de nombreux exercices, par groupe de deux, collectivement ou même seuls, ensemble.

L’objectif de la journée est d’être plus à l’aise avec l’auto-hypnose, tant pour soi-même qu’avec le patient, savoir la “prescrire” et “l’enseigner” de façon adaptée, notamment dans les domaines où elle est quasi indispensable (douleur chronique, anxiété, troubles dissociatifs…).

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Infos pratiques Durée: 2 jours

Dates : Première quinzaine de Juillet 2019

Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris

La rééducation en éveil de coma: Intérêt de l'Hypnose

Formation Hypnose Medicale - mercredi 17 octobre 2018 - 09:38
Par Marie-Pierre BERTINET, Psychologue clinicienne, hypnothérapeute et thérapeute familiale systémique Céline DEFACHELLE, Ergothérapeute et Elodie GOERES, Kinésithérapeute. Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°50 Et si l’hypnose était non seulement praticable, mais présentait un intérêt majeur chez un patient douloureux en état de coma vigile ?
Devant l’absence d’évolution significative de Paul, une prise en charge à visée antalgique a été tentée pendant trois mois par un binôme hypnothérapeute-kinésithérapeute. Les résultats ont montré pour le patient la possibilité d’entrer dans une transe hypnotique, et pour le kinésithérapeute une plus grande efficacité dans l’amplitude des étirements en infra-douloureux, une mobilisation active sur commande, puis à l’initiative du patient. Le processus hypnotique a contribué à l’installation d’un réveil moteur et d’une ébauche de communication.

Milton Erickson (1901-1980) développera, au décours de ses recherches, une méthode de concentration mentale basée sur un mouvement minimal. S’inspirant de ce travail, un binôme hypnothérapeute-kinésithérapeute a expérimenté, chez un patient en situation de conscience minimale suite à un accident de la voie publique, une alliance thérapeutique basée sur le processus hypnotique pendant les séances de rééducation. L’objectif initial visait la modulation de la douleur, et la possible activation des ressources cérébrales.

Pourquoi utiliser le processus hypnotique ? Nous appuyant sur les travaux de Patrick Bellet ayant utilisé l’outil hypnotique en centre de rééducation fonctionnelle avec des patients atteints neurologiquement, nous avons mis en place, à titre expérimental, des séances de rééducation en kinésithérapie couplée à de l’hypnose, auprès d’un patient en état de coma vigile. Les objectifs initiaux étaient de favoriser la qualité et le confort des séances de rééducation en diminuant les manifestations douloureuses observées sous forme de réactions d’opposition (grimaces, grincements de dents, hypertonie des membres supérieurs, etc.).

De façon empirique, deux séances par semaine, espacées de trois jours, ont été effectuées d’avril à juin 2015.Paul, âgé de 19 ans, a été victime d’un accident de la route en octobre 2014. Poly-traumatisé (hématome sous-dural gauche, œdème cérébral majeur ayant nécessité une craniotomie de décompression, fractures de l’humérus droit, de la clavicule gauche, du sacrum, des ailes iliaques bilatérales, et dislocation pubienne et compression de l’urètre), il entre au Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles L’Espoir en décembre 2014 en état de coma vigile (échelle de Glasgow, entre 5 et 6).Le projet thérapeutique consistait initialement en une prise en charge pluridisciplinaire en kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie et soins infirmiers, afin de stimuler le patient.

Le bilan initial fait état d’absence de commande volontaire, d’absence de communication, de spasticité hémi-corporelle gauche, avec des manifestations de douleurs à la mobilisation de l’épaule (grincements de dents, grimaces, grognements et réflexe de succion). Une évaluation de la douleur a été pratiquée à l’aide de l’Echelle comportementale de la douleur chez la personne âgée (ECPA) qui retrouve un score de 7/32. Celle-ci nous avait semblé pertinente en raison des items : expression du visage et mimiques, la recherche de positions antalgiques, les mouvements réalisés et la relation à autrui. A la mobilisation passive de l’épaule gauche, on retrouve une élévation à 30° alors qu’à droite l’élévation est obtenue jusqu’à 90°, l’abduction est de 35° (à droite 90°), la rotation externe est inexistante (30° à droite) et on retrouve un dé- faut d’extension du coude gauche de 110° (30° à droite).


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Gynécologie et Ostéopathie, osteopathie en gynécologie

Questions Ostéopathie - mardi 16 octobre 2018 - 21:39
Bonjour Madame,

L'ostéopathie ne permet de diminuer le fibrome.Elle peut permettre de le stabiliser et d'agir sur des douleurs ou des sensations de pesanteur si elles existent.

Cordialement,
Valérie TOUATI
Ostéopathe D.O.
Catégories: Ostéopathie

Phénoménologie de la transe en médecine générale. Dr Daniel Quin

Psychotherapie.FR - lundi 15 octobre 2018 - 10:27
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°50 Médecin généraliste pratiquant l’hypnose depuis quinze ans, en cabinet libéral, cette activité spécifique représente à ce jour 80 % de mes consultations.

Je suis confronté régulièrement à des de- mandes de sevrage tabagique, à des phobies de toutes sortes, des troubles anxieux, des insomnies, des pulsions alimentaires, des comportements addictifs (alcool, drogues, jeux), à de la préparation à des concours ou des épreuves sportives, des retards à l’apprentissage de la lecture ou l’écriture, des douleurs chroniques, des migraines, des problèmes dermatologiques (psoriasis, eczéma, urticaire), des troubles fonctionnels digestifs, des difficultés d’ordre gynécologique, des cystites chroniques interstitielles, à de l’accompagnement de traitements lourds, de l’énurésie, des acouphènes, des tics et des tocs, et j’en passe.

Quelle que soit la demande, ces patients attendent de nous une intervention rapide et efficace. Alors comment répondre ra- pidement, dès la première consultation, à cette diversité de demandes ?
Il s’agit d’apprendre à utiliser les ficelles hypnotiques de la phénoménologie de la transe pour transformer une transe pathologique en un état hypnotique thérapeutique.

Je ne peux que vous conseiller, au cours de vos expériences, d’observer les mani- festations de la transe que vous révèle votre patient, de par ses attitudes et son discours, et à un moment vous allez comprendre le processus qui sous-tend le problème à travers les phénomènes observés. Et plus encore, prêtez attention à ce qui vous ar- rive à vous lorsque vous entrez en transe, et vous allez alors vraiment comprendre.

La transe est une expérience intérieure. En tant que telle, le mieux pour bien la com- prendre chez autrui est de la vivre en soi. Aucune description, aussi complète et précise soit-elle, ne peut remplacer la réa- lité de l’expérience et ne peut pas non plus s’appliquer à tous les sujets. Mettez-vous en transe, en pilotage automatique, faites confiance à vos ressources inconscientes, oubliez ce que vous savez de votre savoir et de votre savoir-faire et vous allez travail- ler avec aisance et facilité pour le plus grand bien de vos patients.
Alors, qu’allons-nous vivre en faisant cette expérience de la transe hypnotique ? Les premiers chercheurs dans le do- maine de l’hypnose, à l’époque du mes- mérisme, ont montré qu’en transe certains sujets présentaient spontanément des
phénomènes comme :
- une amnésie ;
- une désorientation temporelle ;
- une modification des sensations corpo- relles comme une anesthésie plus ou moins localisée.
Plus tard, des hypnotistes ont essayé de provoquer délibérément ces phéno- mènes afin de prouver que le sujet était bien en transe, et aussi pour amener le sujet plus profondément dans la transe.
Un moyen infaillible pour savoir si votre sujet est en transe est de vérifier s’il réagit d’une certaine manière, et qu’il ma- nifeste réellement des réactions à ce que vous dites. C’est l’aptitude à répondre. Ces réactions peuvent être soit internes et sub- jectives, soit externes et observables.

On peut résumer ces phénomènes de la transe de la façon suivante :
La colonne de gauche indique la mo- dalité de l’expérience ou du comportement de la personne, celle du milieu indique son amplification, et celle de droite son atténuation ou sa suppression.
Le patient qui vient nous consulter nous fait part d’un certain nombre de plaintes. Un interrogatoire fouillé et un exa- men clinique complété par des examens complémentaires nous orientent vers un syndrome, un diagnostic de la maladie, qui nous guide vers un traitement adéquat. Le patient a alors son étiquette ! Pour nous, il s’agit avant tout de faire valser les étiquettes : « J’ai une maladie de Gilles de la Tourette ! Vous soignez ça ? Non ! Vous faites quoi qui vous fait dire que vous avez cette affection ? »

Dans l’approche qui est la nôtre, à sa- voir proposer un traitement par hypnose, nous devons écouter et observer nos pa- tients et repérer tous les éléments qui s’ap- parentent à des phénomènes de transe spontanée de laquelle ces patients n’ar- rivent pas à sortir.
Ce patient atteint de cette maladie neurologique présente un triple phénomène d’automatismes : moteur (mouvements parasites, tics), sensoriel (sensations parasites cénesthésiques) et verbal (ono-matopées). Pour nous, il manifeste des rétroactions idéo-dynamiques. On a la une sorte de transe négative. Notre travail va consister à lui induire une transe et dans cet état de conscience différent, lui faire vivre une expérience de prise de contrôle (suggestions directes et métaphoriques), d’immobilité spontanée, confortable, et une sorte d’analgésie agréable par l’expérience de la catalepsie.

En lui donnant accès à son répertoire d’apprentissages inconscients, en les mo- bilisant afin de remplacer son expérience
négative par une expérience positive vécue en transe, notre sujet peut connaître une amélioration rapide de son état, qui devra bien entendu être renforcé par des suggestions post-hypnotiques et la pratique régulière d’exercices d’autohypnose.

Comment induire une transe chez ce patient ? C’est facile ! Comme nous venonsde le voir, il y est déjà ! Ce patient est comme dans une transe commune, mais négative ; il est dissocié, inaccessible, dans une plainte chronique où l’on peut quitter la pièce sans qu’il s’en rende compte.
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Médecin généraliste et Hypnose: Osez ! Dr Pierre Le Grand

Formation Hypnose Medicale - vendredi 12 octobre 2018 - 16:58
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°50 PIERRE LE GRAND Médecin généraliste à Brest en libéral et en milieu carcéral, il travaille avec l’hypnose ericksonienne et les thérapies brèves depuis 2014. Formateur à l’Institut Emergences de Rennes, il coordonne la formation Hypnose et Médecine générale. Médecin généraliste, formé à l’hypnose médicale, je croise d’autres médecins qui ont cet outil dans leur sacoche.

Certains s’en servent, d’autres moins. Ils invoquent alors tout un tas de raisons : pas le temps, pas de reconnaissance de l’acte, pas facile à concilier avec l’organisation du cabinet... Pourtant, l’hypnose peut apporter quelque chose en plus au patient mais aussi au médecin lui-même.
A travers cet article, je vous propose de découvrir différentes situations où l’hypnose m’a été utile dans plusieurs contextes de médecine générale.

MADAME O.
J’ai débuté ma formation en hypnose au cours de mon internat. Mon dernier semestre se déroulait en autonomie chez des médecins généralistes. Au début du stage, lors d’une consultation réalisée en binôme avec le médecin senior, Mme O. décrit une douleur allant de l’épaule au poignet gauche et une autre douleur au majeur gauche. Je l’examine et retrouve une névralgie cervico-brachiale (NCB) avec une contracture musculaire bien palpable au niveau du trapèze gauche. Le médecin senior prend alors le relais pour effectuer de la mésothérapie. Au cours de l’examen, en poursuivant l’échange, la patiente explique son contexte de stress et d’angoisse lié à un problème familial récent. Le médecin me glisse : « Tu peux peut-être faire ton truc là pendant que je fais le geste. »

La patiente a déjà eu de la mésothérapie et anticipe la douleur de ces multiples injections dans le dos. Je me dis que je pour- rais au moins détourner son attention de cette partie du corps. Allez, j’ose faire de l’hypnose avec cette patiente ! Mais quoi faire ? Je n’ai pas eu le temps d’en discuter avec elle. L’autre médecin ne connaît pas cette pratique et risque d’interférer. Pas le temps de trouver un tas de raison pour ne rien faire, je m’entends dire : « Pendant que mon collègue s’occupe d’une par- tie de vous... je vais vous proposer un petit exercice... et pour ça j’aimerais savoir... où est votre angoisse ? »
J’aperçois le regard déconcerté du mé- decin derrière la patiente. J’imagine qu’il cherche la logique de la question. La réponse de la patiente vient confirmer mon intuition : « Dans ce doigt » (majeur gauche). « Très bien... » Et l’on poursuit la réification de cette angoisse sous la forme d’une pierre blanche, rigide et froide, qui s’est installée là. Petit à petit, la pierre devient plus souple, plus chaude et le doigt devient plus confortable.
Je repense alors à sa description initiale de la douleur. Elle en distinguait bien deux. Et je me demande ce qu’auraient pu faire les antalgiques ou la mésothérapie sur cette douleur du doigt qu’en tant que mé- decin on aurait attribué à la NCB mais que la patiente rattachait à de l’angoisse. Au cours du stage, je reverrai Mme O. pour un autre motif. Elle m’expliquera qu’elle a continué à s’aider de la respiration pour at- ténuer cette gêne au doigt. « Très bien ! »

MADAME S.
Après les stages, je débute les remplace- ments. Il faut s’adapter rapidement au ca- binet, à l’organisation du médecin, à son lo- giciel, à son rythme de consultation, etc. Un matin, je reçois Mme S. qui vient pour le re- nouvellement de son antidépresseur. L’en- tretien confirme qu’elle est effectivement en dépression chronique. Suite au décès de son mari il y a plus d’un an, elle passe toutes ses journées au cimetière. Toute son éner- gie y passe. Elle ne mange quasiment plus et continue de perdre du poids. Elle refuse de voir un(e) psychologue (« à quoi ça ser- virait ? ») ou un(e) psychiatre (« pour avoir encore plus de médicaments ? »).
J’aurais pu renouveler le traitement et laisser son médecin habituel réévaluer. Mais j’ai envie de lui proposer autre chose. Allez, j’ose ! Il ne me reste que deux jours de remplacement donc j’insiste bien sur le fait que c’est à elle de décider si elle se sent prête à changer. Elle me dit oui, alors on se revoit en fin de journée où elle m’explique son parcours de vie. Ce premier entretien me permet d’avoir quelques hypothèses d’état et de processus et de repérer des res- sources, notamment sa résistance et sa ca- pacité à affronter une multitude de situa- tions problématiques.
Je la revois dès le lendemain soir. La séance est riche en émotion. Elle réussit d’abord à dénouer le nœud en béton qui lui bloquait l’estomac. Ensuite, petit à petit, elle se construit un lieu sûr, toujours avec beau- coup d’émotion. Et puis pas de nouvelles... Je recontacte donc le médecin traitant uelques mois après. Il m’apprend que tout son entourage la trouve changée. Elle ne se rend plus de manière obsessionnelle au ci- metière et en est ravie . « Bravo ! »
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Gynécologie et Ostéopathie, osteopathie en gynécologie

Questions Ostéopathie - mercredi 10 octobre 2018 - 15:48
bonjour
on vient de me détecter un fibrome sous muqueux de 4,5 cm et j’aimerais savoir si l ostéopathie peut intervenir.
Catégories: Ostéopathie

Hypnoscope Septembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

Formation Hypnose Ericksonienne Paris - mercredi 10 octobre 2018 - 14:45
Hypnose : les infirmières privées de formation par l'ANDPC - Caducee.net L’agence nationale du développement professionnel continue (ANDPC) a précisé au moyen d’une alerte diffusée sur l’extranet des organismes de formation, les règles d’acceptation des formations à l’hypnose notamment celles destinées aux professionnels de santé non médicaux au premier rang desquels on trouve les infirmiers. Au motif qu’elle se refuse à encourager l’exercice illégal de la médecine, l’ANDPC ne validera des formations à l’hypnose des soignants que dans la stricte mesure ou elles sont réalisées en équipes de soins, sous responsabilité médicale et encadrées par un protocole de soins écrit. Abus de pouvoir ou nécessaire précaution ?

L’hypnose a pris ces dernières années une place de plus en plus importante dans l’arsenal thérapeutique des professionnels de santé, notamment dans la prise en charge de la douleur chronique. Constatant au quotidien son efficacité, les infirmiers n’échappent pas à cette tendance et s’intéressent de près aux vertus analgésiques de l’hypnose. Longtemps réservées aux médecins, les formations continues en hypnose se sont progressivement et en toute logique ouvertes aux soignants désireux d’intégrer ces techniques dans leur pratique quotidienne.

Enseigner l’hypnose aux IDEL c’est encourager l’exercice illégal de la médecine ?

En mars 2017 déjà, l’ANDPC lance un pavé dans la mare en sommant par lettre recommandée l’Agence pour la formation continue des professionnels infirmiers libéraux de retirer de son catalogue toutes les formations sur l'hypnose. Elle vient de réaffirmer début septembre sa position sur le sujet en émettant une alerte diffusée auprès des organismes de formation agréés DPC.

Pour l’agence, c’est très clair. L’hypnose est un acte médical à réserver aux professions médicales. Elle n’autorisera donc les formations sur l’hypnose à destination des soignants que si elles sont enseignées dans un cadre pluridisciplinaire sous responsabilité médicale.

« Pour les professions de santé non médicales, la pratique de l’hypnose n’est légale que sous responsabilité médicale et dans le cadre d’une prise en charge pluriprofessionnelle de la douleur. L’Agence n’accepte donc les actions de DPC sur l’hypnose pour ces professionnels que lorsqu’elles se réalisent en équipes de soins telles que définies à l’article L.1411-11-1 du CSP constituées en établissement ou en ambulatoire et appelées à travailler concrètement ensemble sur la base de protocoles et a communiqué en ce sens en mars 2017. »

Deux raisonnements juridiques s’opposent.

D’un côté l’ANDPC semble vouloir se prémunir de tout risque de poursuite judiciaire à son encontre. Son raisonnement se base d’une part sur des décisions de justice qui considèrent que l’hypnose à visée thérapeutique est un acte de médecine réservé aux psychiatres, mais aussi, et surtout sur la présence dans la classification commune des actes médicaux des séances d’hypnose à visée antalgique en tant qu’acte technique médical, ce qui en fait un acte réservé aux professions médicales.

Or l’exercice illégal de la médecine est constitué à partir du moment où une personne « pratique l’un des actes professionnels prévus dans une nomenclature fixée par arrêté du ministre chargé de la santé »... sans être titulaire du diplôme...

Les risques pour une infirmière libérale de se voir poursuivre pour exercice illégal de la médecine en cas de séance d’hypnose à visée antalgique, sans prescription médicale sont donc réels. Quant à savoir si elles pourraient effectivement être condamnées dans ce cas, rien n’est moins sûr.
D’abord parce qu’il n’existe pas de cadre réglementaire clair sur l’hypnose : qualifiée de pratique de soins non conventionnelle, sa pratique n’est pas reconnue officiellement par l’ordre des médecins, ni documentée par la HAS, ni spécifiée dans le code de la santé publique, encore moins remboursée par l’assurance maladie sauf dans certains parcours de soins coordonnés.
Ensuite parce que l’on pourrait très bien considérer que les techniques d’hypnose à visée antalgique relèvent du rôle propre de l’infirmier tel que défini dans le code de la santé publique et ne nécessitent donc pas de prescription médicale pour être pratiquées. C’est en tout cas la position de Nathalie Lelièvre, juriste en droit de la santé à Lyon.

« À la différence des soins sur prescriptions médicales où l’infirmier prodigue des soins au patient conformément à la prescription. Dans le cadre de son rôle propre, il lui appartient après évaluation des besoins du patient de prendre les dispositions qui s’imposent. Concernant la prise en charge de la douleur, l’infirmier se doit d’évaluer la douleur (rôle propre) et de déterminer les actions nécessaires : informer le médecin, application d’un protocole, recours à l’hypnoanalgésie. »
 
C’est également la position de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) pour qui l’hypnose s’inscrit pleinement dans le rôle autonome infirmier et qui ne s’est pas privée de contester en 2017 la prise de position de l’ANDPC en avançant les arguments suivants : 
– aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers. Seules les indications de cette pratique sont limitées et le traitement de la douleur fait bien partie de celles qui sont reconnues.
– de nombreuses universités continuent de proposer des diplômes universitaires en direction des infirmières. Se pourrait-il que ces universités forment des infirmières à la pratique illégale de la médecine ?
– le centre national de ressources de lutte contre la douleur (CNRD) documente les bienfaits d’une pratique infirmière de l’hypnose.
Enfin le FNI mettait en doute la légitimité de l’ANDPC à statuer in fine de ce qui relevait du ressort exclusif de la médecine ou non.
Considérant l’intérêt pour la santé publique du développement de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur, une clarification de la réglementation en la matière s’impose.


Il N’y A Pas D’anesthésie Hypnotique…Et C’est Pour Ça Que Ça Marche ! - Institut-uthyl.com Extraits choisis.

Article du Dr Philippe Aïm
Une base exacte, un faux buzz
Alors, c’était juste un faux buzz cette histoire?

Ce n’est pas la première fois que les journaux et les réseaux vont enjoliver une info pour faire la course au buzz et au click.
Depuis le début de la semaine dernière on entend parler d’un homme qui aurait subi une intervention à coeur ouvert, sans anesthésie locale (AL) ni générale (AG).
Cet excellent article de factchecking rétablit les faits, je le recommande !
 
Rien n’était vrai dans les articles inexacts?
Si, bien sur.
-c’est effectivement une opération qui concerne le cœur !
il s’agit d’un « TAVI » : un remplacement de valve aortique qui se fait par l’artère fémorale, technique formidable (et d’origine française !) qui permet d’éviter l’anesthésie générale et le « cœur ouvert » (on passe par l’intérieur du système vasculaire en somme)
-il y a bien eu une séance d’hypnose en lieu et place d’une médication sedative
 
Et qu’est-ce qui était faux alors?
Ce qui est à rectifier :
-ce n’est pas une opération à cœur ouvert
-ce n’est pas une opération qui nécessite habituellement une AG
-il y a bien eu une anesthésie médicamenteuse: en l’occurence locale au niveau femoral
 
Hypnose, anesthésie et gestes médicaux
On fait donc usuellement des opérations qui ne nécessitent pas l’AG, en ajoutant de l’hypnose pour augmenter confort, sédation, anxiolyse, antalgie…
Exactement. Des opérations gynécologiques (IVG…), de la chirurgie dentaire bien sur, dermatologique, de la radiologie interventionnelle, les gestes douloureux aux urgences, en cancérologie…
L’occasion de précisions sur « l’anesthésie hypnotique »…

Bon revenons à la l’hypnose. Pensez-vous qu’on puisse parler « d’anesthésie hypnotique » ?
Non. Il ne me paraît pas exact de parler d’anesthésie.
Il existe une hypno-analgesie (diminution de la douleur), une hypnosedation…mais pas une hypno-anesthésie.
L’info est bien émise, et elle arrive au cerveau…
 
Mais si ça n’anesthésie pas, pourquoi ça marche?
Ça marche, et avec l’utilisation d’un phénomène encore plus impressionnant, selon moi, que si ça anesthésiait vraiment…

La clé du fonctionnement de cette affaire (et nous le verrons, de mon point de vue, probablement de l’hypnose tout court) est, (non pas l’expérience d’anihilation de sensation que serait une véritable anesthésie!) mais de modification perceptive. Soit de modification de sa hiérarchie de traitement ou de sa modalité de traitement.
Lire l'intégralité de l'article du Dr Philippe Aïm

Désintox. Non, une opération à coeur ouvert sous hypnose n'a pas eu lieu - France Tv Info Un homme âgé de 88 ans qui aurait subi une opération à « coeur ouvert uniquement grâce à l'hypnose » ? C’est ce qu'ont affirmé plusieurs médias, dont « BFM TV » et « France 2 » la semaine dernière.

C'est spectaculaire, mais c'est faux ! En réalité, Il y a bien eu une anesthésie, et il ne s'agissait pas d'une opération à coeur ouvert. C'est « France Bleu Nord » qui a le premier raconté cette opération, avant que plusieurs médias ne grossissent un peu le trait.

De quoi parle-t-on vraiment ? D'un patient, qui s'appelle Gérard, qui a 88 ans, et à qui il fallait remplacer une valve aortique. Comment ça marche exactement ? Pour changer une valve aortique, il faut faire une petite incision dans chacune des artères au niveau des hanches. Pour ensuite mettre 2 fils qui remontent jusqu'au coeur. Il ne s'agit donc pas du tout d'une opération à coeur ouvert.

La deuxième information « une intervention uniquement grâce à l’hypnose » est également fausse : car  pour ce genre d'opération, le patient reçoit normalement d'abord une perfusion de morphine ou d'anxiolytique pour le calmer. 

Ensuite place à l’anesthésie locale au niveau de la hanche au moment de l’incision. Hypnose ou pas, le patient, pour l’instant, ne peut pas y couper.
Dans le cas de Gérard, l'hypnose, réalisé par une infirmière, a donc permis de sauter la première étape, mais au moment de l'incision il y a bien eu une anesthésie locale et une petite dose de lidocaïne, comme à chaque fois pour ce genre d'opération.



Grenoble : l’hypnose pour accompagner les femmes atteintes d’un cancer du sein - France Bleu Le mois d’octobre est celui dit « rose » de la prévention du cancer de sein. De nombreuses opérations sont menées en France. A Grenoble, les femmes atteintes par la maladie peuvent être accompagnée par l’hypnose.

D’un bout à l’autre de la maladie, les patientes du CHU de Grenoble peuvent être aidées par l’hypnose. Un soutien pour Anne-Cécile Philippe docteur du centre de cancérologie de la femme à l’hopital « ça ne remplace pas un travail avec un psychologue, c’est quelque chose qui est différent, les patientes décrivent plus de sérénité, plus de calme, elles arrivent mieux à analyser ce qui leur arrive ». L’opération peut notamment être effectuée sous hypnose, en complément d’une anesthésie locale. Le CHU de Grenoble pratique ces opérations depuis plus d’un an « c’est une demande des patientes qui ne souhaitaient pas une anesthésie générale pour diminuer la fatigue post-opératoire » explique Ana Rogé médecin anesthésiste « on va demander à la patiente de choisir un souvenir agréable pour elle ou un endroit où elle est bien, de manière à l’aider à aller dans ce souvenir, dans ce lieu pendant que l’on fait l’intervention ».

L’hypnose aussi présente dans l’après cancer
Le CHU de Grenoble propose aussi aux patientes d’utiliser l’hypnose lors des traitements comme la chimiothérapie, mais également après la guérison. « C’est un moment pas évident pour les patientes, elles doivent se réinsérer dans une vie normale avec une vie qui n’est plus normale pour elles. Souvent les patientes sont satisfaites d’être accompagnées par l’hypnose ».
En France, 59.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année.

2ème Année Session 1: Intégration des Thérapies Brèves avec l'Hypnose - MARSEILLE

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 8 octobre 2018 - 00:00
Deuxième année de la formation à la pratique de l’hypnose médicale et thérapeutique.
Intégration des thérapies brèves avec l’hypnose

Cette deuxième année se déroule sur 9 journées soit 63 heures

Journée 1 : Approfondissement
• Analyse de la pratique


Journée 2 : Les thérapies brèves
• La position du thérapeute
• Définir l’objectif
• La prescription de tâches
• La prescription de symptôme
• L’utilisation des résistances
• Le langage métaphorique
• Exercices

Journée 3 : Les thérapies orientée vers les solutions (TOS)
• La stratégie en hypnose
• Les thérapies orientées solutions
• La question miracle De Shazer
• Les questions à échelle
• La recherche d’exceptions
• Prescription de tâche
• Complimenter et encourager
• Savoir repérer les ressources

Intervenantes: Sophie Tournouër - Laurence Adjadj



11 Impasse Flammarion Centre Le Mistral du 08/10/2018 00h00 au 10/10/2018 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-Hypnose-2eme-annee_a21.html

Trouble du comportement à l’adolescence. Arnaud Zeman.

Hypnose Therapie Breve - lundi 24 septembre 2018 - 11:11
Mon activité de psychologue se déroule
au quotidien dans un ITEP, un Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique pour des adolescents en grande difficulté avec ce qui relève du scolaire et ayant ce que l’on appelle
« des troubles du comportement ». Les troubles du comportement sont tous les actes que font ces jeunes qui ne sont pas attendus d’eux et, par conséquent, troublent l’ordre public et rendent difficiles les processus de socialisation, ainsi que les processus relationnels. Cela va de la provocation de collégien en classe aux actes délinquants, en passant par les insultes, les menaces, les actes de transgression, etc. Autrement dit, ce sont des jeunes qui ont des relations aux autres perturbées et perturbantes. Travailler avec des adolescents qui présentent ce genre de troubles signifie travailler sur la relation. L’attention dans ce texte sera portée sur les implications des dissonances relationnelles, voire de conflits ouverts, entre parents et enfants et notamment sur les difficultés de construction chez ces adolescents d’une autonomie relationnelle.

Tout d’abord, une présentation sera faite du contexte d’apparition des troubles du comportement chez l’adolescent et les processus relationnels dans lesquels parents et enfants se situent. Ensuite, des pistes d’explication ainsi que des conséquences qu’un tel processus génère. Enfin, la démarche thérapeutique sera présentée en se concentrant sur la question de l’alliance avec les adolescents, sur l’approche solutionniste et sur le travail avec l’hypnose.
Les questions sont les suivantes :

• Quels sont les processus dans lesquels ces jeunes sont pris ?

• Du fait de leurs modalités relationnelles, dans quelles impasses entrent-ils ?

• Quelles sont les possibilités de dégagement qui s’offrent à eux ?
• Quelles thérapies pour ces adolescents ?

1- CONTEXTE. Rapport de force entre parents et adolescents L’adolescence est une étape qui peut s’avérer difficile, voire douloureuse, dans ce passage de l’âge de l’enfance à celui de l’âge adulte. L’enfant se caractérise par un besoin de protection lié à une dépendance vis-à-vis des parents, celle de l’âge adulte par la capacité à l’indépendance, à exercer des choix en responsabilité. L’adolescent, on le sait, est pris dans un double mouvement, celui d’une demande de protection associée à une demande d’indépendance. Cette double demande parasite les échanges entre adolescents et parents et sont la source de conflits.
Lorsque l’enfant présente des troubles du comportement, ce contexte conflictuel va se muer en un rapport de force. Celui-ci se situe sur le registre de la rhétorique guerrière : il s’organise en deux camps séparés et opposés, avec la recherche réciproque d’un gagnant et d’un perdant. C’est la lutte et l’escalade réciproques. Le parent va vouloir obtenir par différents moyens (y compris des moyens coercitifs) le comportement attendu de l’enfant. L’enfant, de son côté, bien en difficulté pour satisfaire cette demande du parent, va perdre une partie de la confiance qu’il accordait à son parent. Des deux côtés, la confiance va s’émousser, s’étioler, se désagréger, jusqu’à laisser place à la méfiance. D’une confiance mutuelle nécessaire au développement de l’enfant, la relation parent-enfant va passer à une méfiance mutuelle. Les propos et les actes de l’enfant vont être perçus et compris par le parent comme constituant des intentions agressives envers lui. En retour, les messages du parent vont être perçus d’une manière identique par l’enfant. Parents et enfants ne perçoivent alors plus l’intention positive portée par les actions et les propos de l’autre. Ils entrent dans un processus rivalitaire.
L’adolescent va se tourner vers des pairs, des jeunes qui se trouvent dans le même monde que lui, qui partagent les mêmes expériences, et qui en tirent (parfois intuitivement) les mêmes constats et les mêmes bénéfices. Ils vivent dans le même monde, dans le même système, et ils se comprennent, ils se rassurent, en se disant qu’ils ne sont pas seuls et incompris. L’adolescent partage avec eux la même vision du monde, il a les mêmes goûts (en nourriture, en musique, en jeux vidéo), les mêmes codes vestimentaires, le même langage, le même rythme de vie, etc. Il se sent également accepté pour ce qu’il est. Il se sent compris et valorisé dans ses choix et ses actions, même quand ces actions sont celles que son parent réprouve.
En réponse, les parents vont mettre en place un discours et un com- portement. Cela se traduit par des énoncés du type : « cesse d’avoir de mauvaises fréquentations », « arrête de faire des bêtises », « change de comportement », « les jeunes n’ont plus de respect », etc. Cette rhétorique du droit chemin va se mettre en place, soutenue généralement par les amis proches ou par d’autres parents, logique discursive qui se verra donc validée socialement.
L’adolescent a toute fois besoin d’un parent pour les outenir et pour l’aider à se construire. Il a besoin d’un tiers pour être validé dans ses actions et engager une nouvelle action. Le parent constitue ce tiers en position d’autorité qui permet que l’action de l’enfant soit validée. Cette validation confirme l’action, comme s’il disait « c’est OK, tu peux continuer ». A l’inverse, lorsque l’enfant n’est pas validé, il se trouve dans l’attente d’une validation de son action, il va hésiter, il va buter, et il se retrouve bloqué.
2 - Retrouver sa liberté et construire son autonomie Dans un tel contexte, l’adolescent ne parvient pas à se construire, à se repérer dans ses choix et dans ses actions. Il perd alors en liberté et en autonomie. Autrement dit, il a du mal à percevoir le sens de ses actions tant il se perd dans cette version réductrice construite dans l’interaction avec son parent, celle de l’adolescent dont le comportement est inadapté et ne répond en rien aux attentes des parents et aux attentes sociales.

Dans un tel contexte, comment peut-il retrouver sa liberté, comment peut-il à nouveau redevenir maître et possesseur de ses actions et se les réapproprier ?

Une voie possible s’offre à l’adolescent : l’acte transgressif en lien avec ses copains, ceux qui lui ressemblent. Lorsqu’il effectue un acte transgressif, lorsqu’il fume, qu’il pénètre dans un lieu privé par infraction ou qu’il vole quelque chose, il est avec ses pairs, avec ses copains. Il agit comme ses copains et ils agissent comme lui. Il se sent alors en lien avec eux et il retrouve la reconnaissance qu’il cherchait et qui lui manquait. Autrement dit, il se réassocie par l’action dans sa relation à ses pairs. En effet, il trouve à travers les actes transgressifs la complicité dans le regard de ses copains. Il se sent validé dans ses actions et dans son identité : il est reconnu, apprécié et accepté. Dans la transgression de l’adolescent, quelque chose se forme d’une liberté en lien, il rencontre une certaine forme d’autonomie relationnelle qui faisait défaut. Il fait l’expérience que ses copains acceptent et comprennent son action puisqu’ils se comportent de la même manière. L’adolescent découvre alors un contexte dans lequel il se sent à nouveau libre dans ses actions et en relation avec autrui.

3 - Approches thérapeutiques L’enjeu thérapeutique est de remettre l’adolescent en relation avec son expérience et avec son parent. Autrement dit, qu’il puisse vivre le moment de transgression comme un moment où il se sent en lien avec ses copains et par extension des moments où il se sent libre. Si le thérapeute parvient à mettre l’ado en lien avec l’intention positive sous-tendue par son action, c’est-à-dire en lien avec autrui, il pourra parallèlement plus facilement accéder à l’intention positive portée par les actions et les propos de son ou ses parents.

Cette approche n’a pas pour objectif de valider la transgression, de l’excuser ou de déresponsabiliser l’adolescent, mais au contraire de le rendre pleinement conscient et responsable de son acte, dont il est pleinement auteur et dans lequel il se réalise. Cette tentative est paradoxale, ou plutôt à 180 degrés de la position des parents.

Nous allons définir trois étapes afin de travailler sur les difficultés de l’adolescent. Bien entendu, ceci ne constitue pas un protocole mais plutôt des pistes ou des points de repère afin de travailler la problématique adolescente de rupture avec les parents.
Etape 1 - Identification du problème L’utilité et le pragmatisme. Dans le travail avec les adolescents, les questions seront du genre solutionniste, en insistant sur les détails relationnels avec ses camarades.

Les questions à cette étape sont :

• Qu’est-ce qu’on peut faire ensemble, toi un adolescent
et moi un psychologue ? Concrètement ça ressemblera à quoi ?
• A quoi ça va servir de se voir ? A quoi tu sauras que nos rencontres sont utiles ?

• Comment espères-tu que je puisse t’aider ?
ARNAUD ZEMAN
Psychologue clinicien en libéral. Hypnothérapeute. Formateur en hypnose ericksonienne à l’AREPTA. Psychologue en ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique).
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Hors série n°11 de la revue Hypnose & Thérapies brèves. Mars 2017.
C'est un numéro double de 196 pages.
Thème : « La relation thérapeutique »


- Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen
- Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze
- L’alliance thérapeutique. M. Arnaud
- Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy
- Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem
- Autonomie relationnelle. J. Betbèze
- Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard
- En salle de naissance. B. Bobenrieth
- Monde psychotraumatique. E. Bardot
- La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean
- Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes
- Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau
- Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée
- Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée
- Retour à l’essentiel. G. Ostermann
- En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne
- Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron
- Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross
- Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman

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Sophie TOURNOUËR
Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution, Psychologue.
Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Paris 11.

Chargée de Formation au CHTIP à Paris, à l’Institut Hypnotim à Marseille
Rédactrice web sur l'Hypnose et Thérapies Brèves.
...En savoir plus sur cette rédactrice


Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative

Hypnose Therapie Breve - samedi 22 septembre 2018 - 13:13
Confortablement installés dans les fauteuils du cabinet, ce sont sous ces auspices légers que s’amorce la séance de thérapie de Bruno, un jour de décembre. Ce qui s’annonce comme une banale conversation de « filles », va, comme beaucoup de conversations en thérapie narrative, s’avérer être une conversation qui fera une « différence ».
« Il m’est arrivé un truc incroyable cette semaine. J’ai enfin trouvé une marque de peintures où les vendeurs sont agréables, où l’on peut poser des tas de questions que l’on ne peut poser ailleurs sans que l’on vous fasse sentir que vous êtes un gars pénible, tatillon et obsessionnel.

- Ah bon ? Ça m’intéresse beaucoup ce que vous avez découvert… Racontez-moi ça…
- Eh bien, je suis allé avec ma sœur dans un magasin que je ne connaissais pas. D’ailleurs je vous recommande cette marque parce que la qualité est véritablement au rendez-vous…
- Je vous crois, Bruno, toutefois, dites m’en plus sur ce truc incroyable que vous avez vécu cette semaine. En quoi est-ce incroyable ?
- Vous savez sans doute, nous en avons déjà parlé, que la perspective d’aller dans les magasins est une torture pour moi. Que je finis par n’acheter que sur Internet, tellement cela devient maltraitant pour moi de percevoir l’agacement des vendeurs lorsque je pose des questions, ou bien même de voir que malgré tout le soin que je prends à expliquer ce que je cherche, ils ne prennent pas la peine d’écouter, et me proposent des choses qui n’ont rien à voir avec ce que j’ai demandé…

Pire, en ignorant totalement en quoi ma demande peut être bien fondée, comme si j’étais un chieur qui ferait mieux d’aller voir ailleurs…Eh bien j’ai enfin vécu tout autre chose en allant dans cet endroit… C’est ma sœur qui a insisté pour y aller avec moi, car elle était persuadée que là bas, enfin, je pourrais trouver une réponse à mon problème de couleurs de murs. Dix ans qu’elle sait que je galère avec cette décoration, que tout le monde (enfin… les quelques personnes qui m’entourent familialement et amicalement) me somme de résoudre parce que, ça va bien, à un moment il faut se décider… On m’a dit que je procrastinais, que je ne finissais rien… mais je sais bien, moi, quel est le problème… Ce n’est pas que je ne finis rien, c’est que je ne peux finir quand je n’ai pas trouvé ce qui convient parfaitement à ce que je recherche, tout en ne sachant pas comment faire pour y arriver… C’est bien pour cela que je pense que les vendeurs devraient proposer une différence avec le logiciel d’achat en ligne… Mais non, on dirait qu’ils sont totalement à côté de ce qui devrait être leur préoccupation en tant que personnes donnant des conseils…

- Peut-être que compte tenu de votre haut niveau de sensibilité, vous prêtez attention à des détails qu’ils ne perçoivent même pas ? Et par conséquent ils ne peuvent y répondre ?
- J’avoue que, peut-être, je prends en compte trop de paramètres pour et selon les autres, mais pour moi, c’est important. Et personne pour me soutenir sur le fait que oui, les couleurs qui semblent proches entre elles sont en fait très différentes et que moi je perçois ces différences et que non, elles ne génèrent pas le même effet, en fonction des différentes heures de la journée et de la couleur de la lumière qui arrive sur les murs. Et aussi que les couleurs interagissent entre elles et que cela rajoute un degré de complexité dans le choix, et que comme c’est petit chez moi, c’est très important d’avoir des couleurs qui se marient bien entre elles avec un effet apaisant sur celui qui y vit. Vous comprenez ce que je veux dire ?
- Oui, il me semble.

En fait dans ce cas précis, ce que relate Bruno est totalement en accord avec l’expérience que j’ai à titre personnel, en lien avec les couleurs et la peinture, avec ces prises de tête à n’en plus finir parce que je perçois des différences très fines des couleurs qui échappent à beaucoup d’autres apparemment ou qui ne semblent pas les affecter au moment du choix. Je pourrais me contenter d’abonder dans le sens de Bruno, en lui disant que oui, je comprends tout à fait, mais ce serait me couper d’une formidable occasion de trouver en dehors de l’espace thérapeutique une expérience relationnelle qui fasse une réelle différence pour lui. Je décide donc de continuer l’exploration de cette « expérience de vie ».

« Oui, il me semble que je comprends que c’est difficile pour vous de trouver ce que vous recherchez, compte tenu de la subtilité qui vous est chère… Mais si vous permettez que j’y revienne : vous ne m’avez pas encore raconté l’événement incroyable que vous avez vécu la semaine passée. Que s’est-il passé dans ce magasin dans lequel vous avez pris la peine de vous déplacer…

- Je ne connaissais pas cette enseigne, aussi j’y suis allé pour faire plaisir à ma sœur… et j’ai commencé à regarder autour de moi et j’ai vu des nuanciers de tailles géantes, sur des planches que l’on pouvait bouger, mettre à côté les unes des autres… Les couleurs étaient fantastiques, profondes, lumineuses. J’ai pu manipuler les planches, les mettre les unes à côté des autres, les baies vitrées de la boutique permettaient de voir différentes expositions… et surtout il n’y avait pas de radio qui hurlait dans les haut-parleurs, ça devenait donc possible de prendre son temps, et même des heures à regarder, juxtaposer, se reculer, regarder, déplacer à nouveau, reculer, comparer, apprécier toutes ces interactions entre couleurs, finitions, lumières… »

J’observe le visage de Bruno, il est lumineux, lui aussi. Sa voix décrit ce qui se déroule là sous ses yeux encore brillants, de tout ce spectacle qui reprend vie au fil de ses descriptions, de plus en plus précises… Il me semble alors qu’il n’est pas à l’apogée de son plaisir. Je vois bien à l’animation qui traverse son visage qu’il va me décrire quelque chose d’exceptionnel, tout à la transe dans laquelle il s’est plongé à la remémoration de ce souvenir. Il n’hésite pas à faire monter le suspense, conquis sans doute par cette idée dont il se moque parfois, qu’une bonne histoire se raconte lentement, et avec moults détails. C’est précisément cet état d’esprit, ré-associé à l’expérience que je recherche dans ces conversations où chaque détail de l’histoire, chaque précision donnée, aussi anodine soit-elle, peut receler un passage vers un autre histoire. Celle d’une autre expérience, en lien avec une autre thématique. S’il me semblait que le meilleur était à venir, je commençais à me dire qu’il manquait des personnes dans cette histoire de fusions de couleurs…

- « Dites-moi Bruno, vous êtes resté combien de temps dans cette boutique ?
- Je ne sais plus, à peu près deux heures trente… Au bout d’un moment une vendeuse s’est dirigée jusqu’à moi, je l’ai vue arriver avec ombrage car je n’avais pas envie d’être dérangé… Et là, a commencé la plus étrange conversation que je n’aurais jamais cru pouvoir avoir avec une vendeuse… Elle m’a demandé si j’avais un projet à étudier et si elle pouvait m’aider… J’ai pensé dire non, et puis je me suis ravisé.

- Ah, et pourquoi donc ?
- Parce que je me suis dit que c’était déjà exceptionnel d’avoir passé le temps de cette façon inhabituelle dans ce magasin et que peut-être la vendeuse serait aussi… exceptionnelle !
- Qu’est-ce qu’une vendeuse exceptionnelle pour vous, Bruno ?
- Celle-ci m’a écouté, elle n’a pas poussé de discret soupir lorsque j’ai commencé mes longues explications, elle m’a regardé dans les yeux et elle m’a posé des questions qui m’ont surpris. Des questions qui me montraient qu’elle suivait. Qu’elle n’était pas soûlée par mes réponses. Mieux, elle a semblé comprendre ce que je disais sur l’influence des couleurs, elle n’a pas tenté de me faire voir autrement ce que je voyais, ou ce que je voulais. Elle ne m’a pas proposé ce qu’elle avait en magasin qui se rapprocherait grossièrement de ce que je pouvais demander. Non… elle a pris en compte, elle m’a fait préciser, détailler encore plus ce que je voyais dans les couleurs que les autres ne voyaient pas… Elle m’a fait des propositions… nous avons construit ensemble la palette de couleurs que j’allais pouvoir mettre chez moi et de fait, elle m’a fait aller beaucoup plus loin que ce que j’envisageais au départ…

- Comment ça, plus loin ?
- Elle a eu des idées qui m’ont surpris, par leur créativité, par leur bon goût. Pour une fois, une personne pouvait me comprendre dans un truc aussi banal que la peinture murale et sans remettre en cause mes dires, elle pouvait même m’apporter des informations, des conseils qui allaient me servir pour ma vie entière… C’était vraiment un moment délicieux, celui où je me suis senti comme un vrai client et non pas un type qui ennuie tout le monde. Je me suis senti compris et légitime dans mes demandes.
- Très bien… et quelle différence cela fait-il pour vous désormais ?
- Cela signifie que je peux être entendu et compris. Que c’est possible d’avoir mon niveau d’exigence (pour moi ce n’est pas de l’exigence, mais c’est ce que l’on me renvoie) sans être inadéquat… Et ne pas sentir d’animosité dans une relation c’est aussi très agréable… »

Une des principales difficultés qui ont conduit Bruno à consulter en thérapie est celle de la communication avec autrui et d’un réseau relationnel peu développé. Aujourd’hui, une forme d’isolement social se manifeste très sensiblement, très peu d’amis, des relations familiales peu simples sauf avec sa sœur. Au plan professionnel, les difficultés relationnelles subsistent mais il occupe un poste à responsabilité en ressources humaines pour lequel ses compétences sont largement reconnues....


Catherine BESNARD - PERON.
Psychothérapeute en cabinet libéral sur Nantes et Angers, formatrice en Thérapie narrative (coanimation avec Julien Betbèze). Codirection avec Béatrice Dameron des livres Pistes narratives : Pour faire face au sentiment d’échec personnel et professionnel, paru en 2011, Hermann Editions, et Les approches collaboratives en thérapie, paru en 2013 chez Satas, Le Germe.

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Hors série n°11 de la revue Hypnose & Thérapies brèves. Mars 2017.
C'est un numéro double de 196 pages.
Thème : « La relation thérapeutique »


- Éditorial : La relation thérapeutique. S. Cohen
- Éditorial : La relation au coeur de l’hypnose. J. Betbèze
- L’alliance thérapeutique. M. Arnaud
- Enseigner la relation thérapeutique. A. Bioy
- Le thérapeute ? Un guide qui ne devance pas. J.-M. Benhaiem
- Autonomie relationnelle. J. Betbèze
- Avec le patient douloureux chronique. De la formation à la pratique. J. Nizard
- En salle de naissance. B. Bobenrieth
- Monde psychotraumatique. E. Bardot
- La relation thérapeutique. M. Picard Destelan et L. Fodorean
- Comment faire vivre un paranoïaque ? E. Malphettes
- Positionnement, et alliance... thérapeutiques. W. Martineau
- Rapport, alliance et changement : « l’Homonoia ». A. Vallée
- Une semaine aux urgences psychiatriques. V. Lagrée
- Retour à l’essentiel. G. Ostermann
- En Thérapie Systémique Brève. Y. Doutrelugne
- Un truc incroyable... Conversation en thérapie narrative. C. Besnard-Péron
- Retour aux bases. De l’infiniment petit à l’infiniment grand. P. Aïm et L. Gross
- Trouble du comportement à l’adolescence. A. Zeman

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Laurence ADJADJ
Hypnothérapeute, Thérapie EMDR, Thérapies Brèves, Psychologue.
Formatrice en Hypnose Ericksonienne, EMDR, Thérapies Brèves Orientées Solution à l’Institut Hypnotim de Marseille, dont elle est Présidente Fondatrice.
Exerce dans le Cabinet d'Hypnose, Thérapies Brèves et EMDR de Marseille 13006
Conférencière au sein des congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.
Rédactrice web sur l’Hypnose et les Thérapies Brèves… En savoir plus sur cette rédactrice


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