Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Hypnose en Urgences tous terrains. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.Dr Franck Garden-Brèche
Dr Franck Garden-Brèche, médecin urgentiste
Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
Ou comment utiliser l’hypnose en aigu dans les situations de stress, de bruit, d’inconfort et les milieux hostiles… ?
Lors de cette communication nous évoquerons l’utilisation des « parasites » comme outil de la transe et outil thérapeutique. Basé sur ma pratique quotidienne en Smur, ces techniques simples vont démystifier et démythifier les craintes de bruits, réflexions, et autres dérangements pendant l’induction et la conduite de la transe.
La notion de temps raccourci mais intense sera aussi au centre de cette réflexion pour que l’hypnose ericksonienne devienne malléable et adaptable en tous temps et tous lieux…
Objectifs :
• Apprendre à utiliser les parasites de la transe
• Quelques inductions créatives en urgence
• Prévenir les complications du trauma « emergency healing »
Téléchargez le Programme en PDF
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Lors de cette communication nous évoquerons l’utilisation des « parasites » comme outil de la transe et outil thérapeutique. Basé sur ma pratique quotidienne en Smur, ces techniques simples vont démystifier et démythifier les craintes de bruits, réflexions, et autres dérangements pendant l’induction et la conduite de la transe.
La notion de temps raccourci mais intense sera aussi au centre de cette réflexion pour que l’hypnose ericksonienne devienne malléable et adaptable en tous temps et tous lieux…
Objectifs :
• Apprendre à utiliser les parasites de la transe
• Quelques inductions créatives en urgence
• Prévenir les complications du trauma « emergency healing »
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Communiquer avec les patients dans le cadre des urgences. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves. Dr Ernil HANSEN
Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves Dr Ernil HANSEN, Médecin Anesthésiste, Allemagne
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
Dans le cadre des urgences, un traumatisme psychologique profond peut être réduit et le traitement médical mieux supporté si l’on prend en considération que le patient en situation extrême est souvent dans un état naturel de transe à forte suggestibilité.
La protection des suggestions négatives ainsi que des sentiments de colère et de culpabilité par des conversations futiles est essentielle. La communication via une relation confidentielle doit être établie et ce, sans tenir compte d’une inconscience sous-jacente.
Les suggestions positives sortent le patient de sa passivité paralysante et de son impuissance. Elles l’aident à regagner la maitrise de soi et la confiance en soi. La suggestion, dans ce cas, ne consiste pas à faire croire à un individu ce qui n’est pas réel, mais à l’amener à croire en la possibilité que quelque chose puisse le devenir.
Télécharger le programme en PDF
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La protection des suggestions négatives ainsi que des sentiments de colère et de culpabilité par des conversations futiles est essentielle. La communication via une relation confidentielle doit être établie et ce, sans tenir compte d’une inconscience sous-jacente.
Les suggestions positives sortent le patient de sa passivité paralysante et de son impuissance. Elles l’aident à regagner la maitrise de soi et la confiance en soi. La suggestion, dans ce cas, ne consiste pas à faire croire à un individu ce qui n’est pas réel, mais à l’amener à croire en la possibilité que quelque chose puisse le devenir.
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Vidéo d'une Sage-Femme qui pratique l'Hypnose sur les bébés
Certaines femmes vivent leur accouchement comme un véritable traumatisme. Pour aider à surmonter au mieux cette épreuve, des professionnels ont recours à l'hypnose.
C'est le cas de Marie, sage-femme depuis dix ans, dans une clinique de Brive la Gaillarde.
Il y a cinq ans, lors d'une conférence, elle a découvert les bienfaits de l'hypnose pendant la grossesse, l'accouchement et même après pour accompagner au mieux les mamans et les bébés stressés. Diplômée, elle s'est mise à pratiquer cette méthode.
Ses collègues n'ont pas tous adhéré immédiatement à sa nouvelle approche. Mais les témoignages de mamans convaincues se multiplient.
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C'est le cas de Marie, sage-femme depuis dix ans, dans une clinique de Brive la Gaillarde.
Il y a cinq ans, lors d'une conférence, elle a découvert les bienfaits de l'hypnose pendant la grossesse, l'accouchement et même après pour accompagner au mieux les mamans et les bébés stressés. Diplômée, elle s'est mise à pratiquer cette méthode.
Ses collègues n'ont pas tous adhéré immédiatement à sa nouvelle approche. Mais les témoignages de mamans convaincues se multiplient.
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La Voix du Nord. Hypno-analgésie au Centre Hospitalier de Valenciennes.
L'Hypnose encore à l'honneur cette semaine pour une intervention de changement de prothèse PIP
Mercredi, Laurent Chonow a participé à un deuxième changement de prothèses mammaires PIP à l'aide de l'hypnose. Cet anesthésiste du service gynécologie-obstétrique, tout comme sa collègue Barbara Brui qui n'a, elle, aucune spécialité, s'est formé à l'hypnoanalgésie. Depuis une petite année, ils ont déjà effectué une vingtaine d'anesthésie à l'aide de l'hypnose. ...
L'idée de se former à cette technique trottait depuis quelques années dans la tête de Laurent Chonow. Pour aborder de façon moins technique la spécialité qu'il pratique depuis une quinzaine d'années. Pour avoir aussi un peu plus de relationnel avec les patients. Il s'est formé à Rennes, au centre Émergences avec un grand nom de l'anesthésie, Franck Bernard, « l'un de mes mentors ». Ce qui lui plaît dans l'hypnoanalgésie, c'est le contact avec les patients mais aussi les retours. « Les patients sont très satisfaits. Ils nous disent avoir passé un moment agréable », raconte-t-il. Et pourtant, ils viennent tous de subir une intervention chirurgicale. L'anesthésiste constate que son relationnel a changé son discours aussi.
Lire la suite...
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L'idée de se former à cette technique trottait depuis quelques années dans la tête de Laurent Chonow. Pour aborder de façon moins technique la spécialité qu'il pratique depuis une quinzaine d'années. Pour avoir aussi un peu plus de relationnel avec les patients. Il s'est formé à Rennes, au centre Émergences avec un grand nom de l'anesthésie, Franck Bernard, « l'un de mes mentors ». Ce qui lui plaît dans l'hypnoanalgésie, c'est le contact avec les patients mais aussi les retours. « Les patients sont très satisfaits. Ils nous disent avoir passé un moment agréable », raconte-t-il. Et pourtant, ils viennent tous de subir une intervention chirurgicale. L'anesthésiste constate que son relationnel a changé son discours aussi.
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Devisager la douleur : Traitement hypnotique d’une algie vasculaire de la face. Revue Hypnose & Thérapies Brèves 23. Par Jean-Pierre ALIBEU et Maud GENETIER
Le regard hypnotique, par son approche diagnostique singulière, nous permet d’envisager un traitement original dans les douleurs aiguës chroniques.
L’algie vasculaire de la face (AVF) se manifeste par des crises douloureuses intenses atteignant le visage, quotidiennes ou pluri-quotidiennes, séparées par des intervalles libres asymptomatiques. Il s’agit d’une maladie périodique évoluant par salves d’un à deux mois, de caractère saisonnier. Le diagnostic s’accompagne d’un examen clinique normal et se fait par l’interrogatoire, ou plus rarement l’observation d’une crise.
La douleur est strictement unilatérale, de durée brève (10 à 120 minutes) s’accompagnant de signes végétatifs. Elle est souvent maximum dans la région orbitaire où elle est comparée à une sensation de broiement ou à une brûlure atroce. Cette douleur s’accompagne de signes végétatifs : larmoiement, rougeur conjonctivale, écoulement nasal. On note souvent une agitation avec déambulation.
La thérapeutique associe un traitement de fond destiné à espacer les crises : vérapamil, lithium, valproate de sodium, anticonvulsivants, parfois décevants, et un traitement de la crise : triptans et oxygénothérapie, voire corticoïdes.
Les formes évoluées durant depuis de nombreuses années, que l’on voit dans les centres de prise en charge de la douleur, sont souvent très chronicisées avec une perte de la périodicité, de nombreuses crises quotidiennes, et finalement une douleur de fond émaillée de paroxysmes. Cette pathologie est très invalidante, désocialisante, génératrice d’angoisse (à quel moment la prochaine crise va-t-elle apparaître ?) et entraînant des difficultés professionnelles.
L’hypnose a pu être tentée dans notre centre pour une patiente observée en crise paroxystique, et évoluant depuis de nombreuses années avec une symptomatologie très dégradée et une résistance majeure aux thérapeutiques conventionnelles.
Cas clinique : Madame M., 34 ans, souffre de douleurs de la face depuis dix ans. Celles-ci sont apparues immédiatement après un accident en 2000, touchent l’hémiface droite, sont d’emblée intenses et accompagnées de douleur rétro-oculaire, larmoiement et écoulement nasal unilatéraux. La crise dure généralement deux heures.
Actuellement, la durée des périodes de crises a augmenté progressivement, et les périodes de calme sont plus courtes. L’efficacité thérapeutique est également diminuée. Il y a souvent une douleur de fond modérée qui persiste.
Au cours d’une consultation, Mme M. déclenche une crise d’AVF violente, ce qui nous amène à lui proposer une séance d’hypnose qui sera bénéfique.
La première séance d’hypnose : récit
Au premier contact, je sens cette jeune femme épuisée. Lorsque je l’interroge, elle me dit que durant les trois premières années les crises ont été relativement espacées, mais que depuis 2003 elles sont devenues quotidiennes (6 à 7 par jour).
Mme M. m’explique qu’elle a été en 2000 victime d’un accident de voiture mais sans gravité, accident qui n’a été ni le seul ni le plus grave, car quelques années plus tard un autre, plus violent, a fait basculer ses enfants (qui étaient pourtant attachés) à l’avant de la voiture. Heureusement, elle fut la seule à être blessée (fractures de côtes, de bras et de jambe). « J’en ai eu plein des accidents », me dit-elle. Quand je lui demande si sa responsabilité a été mise en cause, elle me répond en riant : « Non, je subis. »
Cette année 2000 a été dense pour elle : premier accouchement, accident de la route, intervention pour un kyste thyroïdien.
Quand je lui demande de me parler des conséquences des crises douloureuses sur sa vie, elle me répond du tac au tac qu’elle n’arrive plus à s’occuper de ses enfants. La douleur est tellement violente qu’elle doit se mettre sous oxygène. Elle reconnaît être très invalidée, et devoir beaucoup compter sur l’aide de ses parents, notamment concernant ses enfants.
J’apprends alors que sa mère est diabétique et que son père est atteint de fibromyalgie. Elle-même a été diagnostiquée comme telle deux ans auparavant, suite à des douleurs généralisées et une fatigue importante. Lorsque je l’interroge sur son enfance et sur la relation qu’elle entretenait avec ses parents, elle fait un petit signe de main qui signifie : « Moyen. » Elle ajoute qu’elle n’était « pas vraiment désirée ». Sa mère n’avait que 17 ans quand elle est née, et elle n’a pas eu d’autres enfants par la suite.
L’année 2003, qui voit ses symptômes s’aggraver, est aussi marquée par une actualité chargée : naissance de son deuxième enfant, et cancer de la tyroïde ayant nécessité plusieurs interventions, dont une qui lui a fait contracter une infection au staphylocoque doré avec septicémie. Elle avoue « en baver toujours depuis », avec des problèmes hormonaux qui ne sont pas réglés et ont occasionné une forte prise de poids et des bouffées de chaleur.
Je lui demande comment elle vit son corps aujourd’hui : « J’ai du mal à le traîner. »
Au sujet du rapport qu’elle entretenait avec son corps durant l’enfance et l’adolescence, elle me dit qu’elle était très sportive (équitation, athlétisme).
A ce stade de la consultation, je pense en savoir assez pour démarrer la séance d’hypnose. Questionnée sur ce que représente celle-ci pour elle, elle dit n’avoir pas trop d’idées. Je justifie ma question par mon expérience qui m’a souvent montré que les personnes avaient peur avant leur première séance : d’être manipulées, de perdre le contrôle, mais aussi de ne pas réussir à entrer en transe. Ce qui la fait rire ! Elle me raconte que son père fait de l’hypnose : « Si lui il y arrive, je devrais y arriver aussi ! »
Je prends le temps de lui dire que la douleur est une des meilleures indications de cette approche, que depuis maintenant plusieurs années, on pratique des interventions chirurgicales avec accompagnement en hypnose, ce qui permet d’économiser une anesthésie générale. Que l’hypnose est avant tout une histoire de lâcher prise : « En hypnose, je ne vais pas chercher à lutter contre ce qui se passe, j’accueille ce qui vient dans le moment présent ici et maintenant, sans chercher à vouloir faire quelque chose ou à ne pas faire quelque chose, parce que souvent quand on a mal on se contracte et on se raidit en créant encore plus de tensions, ce qui va avoir tendance à augmenter la douleur. Ainsi rien qu’en se relâchant, il y a des choses qui se passent, et l’alliance de ce phénomène avec le mécanisme de l’hypnose apporte des solutions assez incroyables par rapport à la douleur. »
Ensuite, je lui précise que la première fois, j’aime bien partir sur un moment agréable pour le patient, et je lui demande ce que cela pourrait être pour elle. Elle me répond sans aucune hésitation : « Ma semaine en Tunisie. »
Je lui propose alors de poser ses mains sur ses cuisses, et de ne surtout rien faire pour m’aider. Je soulève alors alternativement sa main droite et sa main gauche par les poignets. Elle « m’aide » pendant la levée, et lorsque je lâche son poignet, elle retient la redescente. Je positionne alors mes mains sur mes cuisses et lui demande de me faire la même chose. L’interprétation qu’elle fait est étonnante puisqu’elle me dit : « Vous résistez là, vous trichez ! »
Moi de lui répondre : « Vous trouvez ? »
Elle : Oui
Moi : Je résiste en faisant quoi ?
Curieusement, elle ne me répond pas et continue, complètement absorbée, à me soulever alternativement le poignet droit et le poignet gauche, comme si elle se familiarisait avec la sensation de lâcher prise.
Au bout de quelques instants, tout en continuant, elle me dit : Non, ça va.
Moi : Et si je vous le refais à vous… (Je lui soulève à nouveau les poignets.) Qu’est-ce qu’il se passe quand je vous le fais à vous ?
Elle : Je suis molle.
Moi : Vous trouvez ? Qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes molle ?
Elle : Je ne sais pas ; j’ai l’impression d’être plus molle que vous.
Moi : Parce qu’en fait quand je vous demande de ne surtout pas m’aider, vous levez votre bras et donc vous m’aidez, alors fermez les yeux si ça vous aide.
Elle ferme les yeux et je continue. Son lâcher prise est plus net.
Moi : Vous sentez la différence ?
Elle (souriante) : Mm mm.
Moi : Qu’est-ce que ça change pour vous ?
Elle : Mon bras est plus lourd
Moi : C’est plus confortable ?
Elle ne sait quoi répondre.
Moi : Qu’est-ce que ça implique dans le bras justement ?
Elle : Ce n’est pas moi qui fait l’effort
Moi : Ce n’est pas vous qui faites l’effort. (J’arrête le mouvement alternatif.)
Je lui propose de conserver ses yeux fermés, et de sentir ce qui se passe dans ses bras. Car comme je le lui indique, même si une partie d’elle ne le sait pas encore, ses bras viennent d’apprendre quelque chose de très important : parfois c’était plus confortable de laisser l’autre faire.
Elle réagit alors en me disant : Ça, ce n’est pas mon fort.
Moi : Vous avez du mal à laisser les autres faire, à déléguer ?
Elle : Je n’y arrive pas.
Moi : Vous me dites que vous n’y arrivez pas mais ce que je peux constater, c’est que vous avez appris à y arriver. Au démarrage je n’avais même pas besoin de soulever votre bras puisque vous le faisiez à ma place, et là vous avez appris à me laisser faire. Donc, là où vous pensiez ne pas être capable de faire, vous avez réussi en quelques secondes à dépasser tout ça. Je vous propose que l’on prenne le temps de sentir tout ce que ça a changé.
Je lui propose alors de prendre le temps de sentir ce que cela a déjà changé dans sa main droite et dans sa main gauche. Je lui fais remarquer qu’elle a les yeux fermés, et que lorsque les yeux sont fermés, on peut ressentir les choses d’une façon différente, plus subtile. Je fais un parallèle avec les personnes atteintes de cécité, capables de percevoir des choses qui échappent totalement au monde des « voyants ». Je l’encourage alors, avec ses yeux fermés, à prendre le temps d’observer et de ressentir les choses de façon différente. A sentir les sensations se modifier au fil des secondes qui passent. Je lui réexplique qu’être en hypnose, c’est simplement vivre ce moment présent, là, sans rien faire, et que c’est ça qui est confortable. Je reviens sur quelques apprentissages qu’elle a fait, tout ce qu’elle a appris à apprendre, et toutes ces choses qu’elle sait faire ou qu’elle a su faire sans savoir comment.
Je lui indique ensuite que je vais poser un doigt sur sa main droite et lui propose de se concentrer sur la sensation de ce toucher, puis d’y installer un apprentissage incroyable, quelque chose qui lui semblait impossible. Je lui explique qu’un apprentissage ça circule, ça évolue. Que lorsque qu’on a appris à faire une chose on sait finalement en faire plein d’autres. Je laisse la première image me venir et lui dis que lorsque l’on sait faire une pâte à crêpes on est tout aussi capable de faire une pâte à gaufres. Ça la fait sourire. Je l’encourage à laisser remonter tout ce savoir-faire dans son poignet, comme un courant qui circule. Je l’accompagne pour laisser ce flux remonter jusqu’à son visage tout en laissant sa respiration et cet apprentissage qui circulent se rencontrer.
La voyant plisser les yeux de plus en plus fort, je lui rappelle que si elle sent le besoin d’exprimer quelque chose elle a toute liberté de le faire.
Elle (se frotte la tête) : J’ai mal à la tête.
Moi : Vous avez mal à la tête, qu’est-ce que vous ressentez comme douleur ? Décrivez-la moi.
Elle a du mal à parler, je la sens prisonnière de sa douleur.
Moi : C’est un courant électrique ?
Elle : Oui.
Moi : Qui part d’où à où ?
Elle (faisant tout le tour de son œil droit en descendant jusque vers sa joue avec son doigt) : C’est par là, ça fait deux heures que ça me cherche.
Je lui propose alors de garder les yeux fermés, de laisser sa respiration passer et de se faire le plaisir de retourner en Tunisie.
Ses grimaces de douleur sont de plus en plus prononcées. Je lui propose de sentir l’air de sa respiration passer au niveau de son visage comme pour débloquer ce qui gêne, en énumérant différents endroits (le coin de l’œil, la tempe, la joue…).
Elle (soupirant) : il y en a trop.
Moi : Trop d’endroits ?
Elle : Je me contracte, je le sens et je n’y arrive pas.
Moi : Où est-ce que vous vous contractez ?
Elle (me montrant tout le côté droit de son visage) : J’ai tout qui est contracté, ma mâchoire me fait mal.
Moi : La mâchoire est tendue, essayez de mettre un peu plus de poids dans votre mâchoire en bas, comme si le menton pesait un petit peu plus lourd, et de sentir ce qui va permettre de changer un peu les choses, prendre le temps de changer juste la petite chose qui va modifier la sensation. » Je continue en accompagnant sa respiration, et au bout de deux minutes je lui demande si la douleur a déjà commencé à se modifier.
Elle (dans un soupir) : Pas franchement.
Moi : Qu’est-ce que vous ressentez ?
Elle : J’ai la joue qui commence à s’endormir.
Moi : Ça vous fait ça d’habitude ?
Elle : Oui.
Moi : Alors, on va faire autre chose. Et je mets en place une catalepsie au niveau de son bras droit. Je lui rappelle que cette main a tout à l’heure reçu un apprentissage, et qu’il pourrait être intéressant de venir déposer cet apprentissage là où il y en a besoin. Je travaille ensuite en suggestions indirectes pour induire une lévitation du bras, en utilisant des apprentissages de liberté, d’espace, et de légèreté. La lévitation se met en place rapidement, avec les petits mouvements saccadés très caractéristiques. Lorsque sa main atteint son visage au niveau de son œil droit, je lui indique que son inconscient vient de lui permettre de transmettre un apprentissage à cette partie d’elle-même. Elle est quelques minutes restée la main ainsi posée. Je lui ai alors proposé de remettre un peu de lourdeur dans son bras afin de retirer toutes les sensations désagréables. Ainsi, plus son bras descendait et s’éloignait de son visage, plus elle retirait les sensations inconfortables et éloignait la douleur.
Il a fallu plusieurs minutes, là encore, pour que le bras redescende totalement. Je lui dis qu’elle avait raison de prendre son temps, car parfois il était sage de prendre son temps.
Lorsque sa main s’est reposée sur sa cuisse, nous avons terminé la séance tranquillement.
Elle semblait reposée et apaisée. Lorsqu’on lui a demandé comment elle se sentait, elle a répondu qu’elle n’avait plus mal. Curieusement, elle disait toujours ressentir les impulsions électriques, mais sans aucune sensation douloureuse.
Commentaires
Aborder une séance d’hypnose avec un patient présentant une douleur sévère et résistante peut mettre l’opérateur dans une position inconfortable. La pression du résultat attendu peut amoindrir la capacité à lâcher prise pourtant indispensable à la conduite de toute séance.
Une forme de spirale d’échecs accompagne souvent le patient atteint de douleurs chroniques. Celle-ci peut amener le soignant à douter de la possibilité d’un soulagement. Comme s’il était à son tour happé par cette lourdeur ambiante.
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La douleur est strictement unilatérale, de durée brève (10 à 120 minutes) s’accompagnant de signes végétatifs. Elle est souvent maximum dans la région orbitaire où elle est comparée à une sensation de broiement ou à une brûlure atroce. Cette douleur s’accompagne de signes végétatifs : larmoiement, rougeur conjonctivale, écoulement nasal. On note souvent une agitation avec déambulation.
La thérapeutique associe un traitement de fond destiné à espacer les crises : vérapamil, lithium, valproate de sodium, anticonvulsivants, parfois décevants, et un traitement de la crise : triptans et oxygénothérapie, voire corticoïdes.
Les formes évoluées durant depuis de nombreuses années, que l’on voit dans les centres de prise en charge de la douleur, sont souvent très chronicisées avec une perte de la périodicité, de nombreuses crises quotidiennes, et finalement une douleur de fond émaillée de paroxysmes. Cette pathologie est très invalidante, désocialisante, génératrice d’angoisse (à quel moment la prochaine crise va-t-elle apparaître ?) et entraînant des difficultés professionnelles.
L’hypnose a pu être tentée dans notre centre pour une patiente observée en crise paroxystique, et évoluant depuis de nombreuses années avec une symptomatologie très dégradée et une résistance majeure aux thérapeutiques conventionnelles.
Cas clinique : Madame M., 34 ans, souffre de douleurs de la face depuis dix ans. Celles-ci sont apparues immédiatement après un accident en 2000, touchent l’hémiface droite, sont d’emblée intenses et accompagnées de douleur rétro-oculaire, larmoiement et écoulement nasal unilatéraux. La crise dure généralement deux heures.
Actuellement, la durée des périodes de crises a augmenté progressivement, et les périodes de calme sont plus courtes. L’efficacité thérapeutique est également diminuée. Il y a souvent une douleur de fond modérée qui persiste.
Au cours d’une consultation, Mme M. déclenche une crise d’AVF violente, ce qui nous amène à lui proposer une séance d’hypnose qui sera bénéfique.
La première séance d’hypnose : récit
Au premier contact, je sens cette jeune femme épuisée. Lorsque je l’interroge, elle me dit que durant les trois premières années les crises ont été relativement espacées, mais que depuis 2003 elles sont devenues quotidiennes (6 à 7 par jour).
Mme M. m’explique qu’elle a été en 2000 victime d’un accident de voiture mais sans gravité, accident qui n’a été ni le seul ni le plus grave, car quelques années plus tard un autre, plus violent, a fait basculer ses enfants (qui étaient pourtant attachés) à l’avant de la voiture. Heureusement, elle fut la seule à être blessée (fractures de côtes, de bras et de jambe). « J’en ai eu plein des accidents », me dit-elle. Quand je lui demande si sa responsabilité a été mise en cause, elle me répond en riant : « Non, je subis. »
Cette année 2000 a été dense pour elle : premier accouchement, accident de la route, intervention pour un kyste thyroïdien.
Quand je lui demande de me parler des conséquences des crises douloureuses sur sa vie, elle me répond du tac au tac qu’elle n’arrive plus à s’occuper de ses enfants. La douleur est tellement violente qu’elle doit se mettre sous oxygène. Elle reconnaît être très invalidée, et devoir beaucoup compter sur l’aide de ses parents, notamment concernant ses enfants.
J’apprends alors que sa mère est diabétique et que son père est atteint de fibromyalgie. Elle-même a été diagnostiquée comme telle deux ans auparavant, suite à des douleurs généralisées et une fatigue importante. Lorsque je l’interroge sur son enfance et sur la relation qu’elle entretenait avec ses parents, elle fait un petit signe de main qui signifie : « Moyen. » Elle ajoute qu’elle n’était « pas vraiment désirée ». Sa mère n’avait que 17 ans quand elle est née, et elle n’a pas eu d’autres enfants par la suite.
L’année 2003, qui voit ses symptômes s’aggraver, est aussi marquée par une actualité chargée : naissance de son deuxième enfant, et cancer de la tyroïde ayant nécessité plusieurs interventions, dont une qui lui a fait contracter une infection au staphylocoque doré avec septicémie. Elle avoue « en baver toujours depuis », avec des problèmes hormonaux qui ne sont pas réglés et ont occasionné une forte prise de poids et des bouffées de chaleur.
Je lui demande comment elle vit son corps aujourd’hui : « J’ai du mal à le traîner. »
Au sujet du rapport qu’elle entretenait avec son corps durant l’enfance et l’adolescence, elle me dit qu’elle était très sportive (équitation, athlétisme).
A ce stade de la consultation, je pense en savoir assez pour démarrer la séance d’hypnose. Questionnée sur ce que représente celle-ci pour elle, elle dit n’avoir pas trop d’idées. Je justifie ma question par mon expérience qui m’a souvent montré que les personnes avaient peur avant leur première séance : d’être manipulées, de perdre le contrôle, mais aussi de ne pas réussir à entrer en transe. Ce qui la fait rire ! Elle me raconte que son père fait de l’hypnose : « Si lui il y arrive, je devrais y arriver aussi ! »
Je prends le temps de lui dire que la douleur est une des meilleures indications de cette approche, que depuis maintenant plusieurs années, on pratique des interventions chirurgicales avec accompagnement en hypnose, ce qui permet d’économiser une anesthésie générale. Que l’hypnose est avant tout une histoire de lâcher prise : « En hypnose, je ne vais pas chercher à lutter contre ce qui se passe, j’accueille ce qui vient dans le moment présent ici et maintenant, sans chercher à vouloir faire quelque chose ou à ne pas faire quelque chose, parce que souvent quand on a mal on se contracte et on se raidit en créant encore plus de tensions, ce qui va avoir tendance à augmenter la douleur. Ainsi rien qu’en se relâchant, il y a des choses qui se passent, et l’alliance de ce phénomène avec le mécanisme de l’hypnose apporte des solutions assez incroyables par rapport à la douleur. »
Ensuite, je lui précise que la première fois, j’aime bien partir sur un moment agréable pour le patient, et je lui demande ce que cela pourrait être pour elle. Elle me répond sans aucune hésitation : « Ma semaine en Tunisie. »
Je lui propose alors de poser ses mains sur ses cuisses, et de ne surtout rien faire pour m’aider. Je soulève alors alternativement sa main droite et sa main gauche par les poignets. Elle « m’aide » pendant la levée, et lorsque je lâche son poignet, elle retient la redescente. Je positionne alors mes mains sur mes cuisses et lui demande de me faire la même chose. L’interprétation qu’elle fait est étonnante puisqu’elle me dit : « Vous résistez là, vous trichez ! »
Moi de lui répondre : « Vous trouvez ? »
Elle : Oui
Moi : Je résiste en faisant quoi ?
Curieusement, elle ne me répond pas et continue, complètement absorbée, à me soulever alternativement le poignet droit et le poignet gauche, comme si elle se familiarisait avec la sensation de lâcher prise.
Au bout de quelques instants, tout en continuant, elle me dit : Non, ça va.
Moi : Et si je vous le refais à vous… (Je lui soulève à nouveau les poignets.) Qu’est-ce qu’il se passe quand je vous le fais à vous ?
Elle : Je suis molle.
Moi : Vous trouvez ? Qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes molle ?
Elle : Je ne sais pas ; j’ai l’impression d’être plus molle que vous.
Moi : Parce qu’en fait quand je vous demande de ne surtout pas m’aider, vous levez votre bras et donc vous m’aidez, alors fermez les yeux si ça vous aide.
Elle ferme les yeux et je continue. Son lâcher prise est plus net.
Moi : Vous sentez la différence ?
Elle (souriante) : Mm mm.
Moi : Qu’est-ce que ça change pour vous ?
Elle : Mon bras est plus lourd
Moi : C’est plus confortable ?
Elle ne sait quoi répondre.
Moi : Qu’est-ce que ça implique dans le bras justement ?
Elle : Ce n’est pas moi qui fait l’effort
Moi : Ce n’est pas vous qui faites l’effort. (J’arrête le mouvement alternatif.)
Je lui propose de conserver ses yeux fermés, et de sentir ce qui se passe dans ses bras. Car comme je le lui indique, même si une partie d’elle ne le sait pas encore, ses bras viennent d’apprendre quelque chose de très important : parfois c’était plus confortable de laisser l’autre faire.
Elle réagit alors en me disant : Ça, ce n’est pas mon fort.
Moi : Vous avez du mal à laisser les autres faire, à déléguer ?
Elle : Je n’y arrive pas.
Moi : Vous me dites que vous n’y arrivez pas mais ce que je peux constater, c’est que vous avez appris à y arriver. Au démarrage je n’avais même pas besoin de soulever votre bras puisque vous le faisiez à ma place, et là vous avez appris à me laisser faire. Donc, là où vous pensiez ne pas être capable de faire, vous avez réussi en quelques secondes à dépasser tout ça. Je vous propose que l’on prenne le temps de sentir tout ce que ça a changé.
Je lui propose alors de prendre le temps de sentir ce que cela a déjà changé dans sa main droite et dans sa main gauche. Je lui fais remarquer qu’elle a les yeux fermés, et que lorsque les yeux sont fermés, on peut ressentir les choses d’une façon différente, plus subtile. Je fais un parallèle avec les personnes atteintes de cécité, capables de percevoir des choses qui échappent totalement au monde des « voyants ». Je l’encourage alors, avec ses yeux fermés, à prendre le temps d’observer et de ressentir les choses de façon différente. A sentir les sensations se modifier au fil des secondes qui passent. Je lui réexplique qu’être en hypnose, c’est simplement vivre ce moment présent, là, sans rien faire, et que c’est ça qui est confortable. Je reviens sur quelques apprentissages qu’elle a fait, tout ce qu’elle a appris à apprendre, et toutes ces choses qu’elle sait faire ou qu’elle a su faire sans savoir comment.
Je lui indique ensuite que je vais poser un doigt sur sa main droite et lui propose de se concentrer sur la sensation de ce toucher, puis d’y installer un apprentissage incroyable, quelque chose qui lui semblait impossible. Je lui explique qu’un apprentissage ça circule, ça évolue. Que lorsque qu’on a appris à faire une chose on sait finalement en faire plein d’autres. Je laisse la première image me venir et lui dis que lorsque l’on sait faire une pâte à crêpes on est tout aussi capable de faire une pâte à gaufres. Ça la fait sourire. Je l’encourage à laisser remonter tout ce savoir-faire dans son poignet, comme un courant qui circule. Je l’accompagne pour laisser ce flux remonter jusqu’à son visage tout en laissant sa respiration et cet apprentissage qui circulent se rencontrer.
La voyant plisser les yeux de plus en plus fort, je lui rappelle que si elle sent le besoin d’exprimer quelque chose elle a toute liberté de le faire.
Elle (se frotte la tête) : J’ai mal à la tête.
Moi : Vous avez mal à la tête, qu’est-ce que vous ressentez comme douleur ? Décrivez-la moi.
Elle a du mal à parler, je la sens prisonnière de sa douleur.
Moi : C’est un courant électrique ?
Elle : Oui.
Moi : Qui part d’où à où ?
Elle (faisant tout le tour de son œil droit en descendant jusque vers sa joue avec son doigt) : C’est par là, ça fait deux heures que ça me cherche.
Je lui propose alors de garder les yeux fermés, de laisser sa respiration passer et de se faire le plaisir de retourner en Tunisie.
Ses grimaces de douleur sont de plus en plus prononcées. Je lui propose de sentir l’air de sa respiration passer au niveau de son visage comme pour débloquer ce qui gêne, en énumérant différents endroits (le coin de l’œil, la tempe, la joue…).
Elle (soupirant) : il y en a trop.
Moi : Trop d’endroits ?
Elle : Je me contracte, je le sens et je n’y arrive pas.
Moi : Où est-ce que vous vous contractez ?
Elle (me montrant tout le côté droit de son visage) : J’ai tout qui est contracté, ma mâchoire me fait mal.
Moi : La mâchoire est tendue, essayez de mettre un peu plus de poids dans votre mâchoire en bas, comme si le menton pesait un petit peu plus lourd, et de sentir ce qui va permettre de changer un peu les choses, prendre le temps de changer juste la petite chose qui va modifier la sensation. » Je continue en accompagnant sa respiration, et au bout de deux minutes je lui demande si la douleur a déjà commencé à se modifier.
Elle (dans un soupir) : Pas franchement.
Moi : Qu’est-ce que vous ressentez ?
Elle : J’ai la joue qui commence à s’endormir.
Moi : Ça vous fait ça d’habitude ?
Elle : Oui.
Moi : Alors, on va faire autre chose. Et je mets en place une catalepsie au niveau de son bras droit. Je lui rappelle que cette main a tout à l’heure reçu un apprentissage, et qu’il pourrait être intéressant de venir déposer cet apprentissage là où il y en a besoin. Je travaille ensuite en suggestions indirectes pour induire une lévitation du bras, en utilisant des apprentissages de liberté, d’espace, et de légèreté. La lévitation se met en place rapidement, avec les petits mouvements saccadés très caractéristiques. Lorsque sa main atteint son visage au niveau de son œil droit, je lui indique que son inconscient vient de lui permettre de transmettre un apprentissage à cette partie d’elle-même. Elle est quelques minutes restée la main ainsi posée. Je lui ai alors proposé de remettre un peu de lourdeur dans son bras afin de retirer toutes les sensations désagréables. Ainsi, plus son bras descendait et s’éloignait de son visage, plus elle retirait les sensations inconfortables et éloignait la douleur.
Il a fallu plusieurs minutes, là encore, pour que le bras redescende totalement. Je lui dis qu’elle avait raison de prendre son temps, car parfois il était sage de prendre son temps.
Lorsque sa main s’est reposée sur sa cuisse, nous avons terminé la séance tranquillement.
Elle semblait reposée et apaisée. Lorsqu’on lui a demandé comment elle se sentait, elle a répondu qu’elle n’avait plus mal. Curieusement, elle disait toujours ressentir les impulsions électriques, mais sans aucune sensation douloureuse.
Commentaires
Aborder une séance d’hypnose avec un patient présentant une douleur sévère et résistante peut mettre l’opérateur dans une position inconfortable. La pression du résultat attendu peut amoindrir la capacité à lâcher prise pourtant indispensable à la conduite de toute séance.
Une forme de spirale d’échecs accompagne souvent le patient atteint de douleurs chroniques. Celle-ci peut amener le soignant à douter de la possibilité d’un soulagement. Comme s’il était à son tour happé par cette lourdeur ambiante.
Pour lire la suite.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Du Tremblement a la transe Du symptôme au synchrone. Dr Daniel QUIN. Revue Hypnose & Thérapies Brèves 23
Le script d’une séance avec un patient souffrant de tremblements est complété par l’analyse des différentes techniques employées.
Je vois ce matin en consultation – je suis médecin généraliste – un jeune homme de 20 ans adressé par son médecin référent pour un problème qui ferait trembler n’importe quel membre de notre noble confrérie médicale.
Du moins, je l’imagine. Appelons-le Olivier. Il est chaudronnier de métier. Il se bat depuis un certain nombre d’années contre un mal, s’étant allié successivement avec bon nombre de spécialistes et ayant utilisé bon nombre de remèdes dont aucun n’a réussi à remédier à son problème. Et voilà que j’entre en scène et que je décide maintenant de vous narrer notre histoire.
Au début, cela m’avait semblé une histoire simple à raconter. Un homme doit soulager, voire guérir un autre. Il y parvient, ou non, et c’est fini, ou presque. Il y a les faits scientifiques et tous les autres, les fantômes qui glissent élégamment sur la tapisserie de la Médecine dite scientifique. Les fantômes aussi il faut s’en occuper, et cela demande beaucoup de soin mais cela, je le sais. Le fantôme n’aspire qu’à une chose : revivre.
Alors, faisant fi des impératifs du fait scientifiquement prouvé, j’ai laissé libre cours à cette armée des ombres qui grossit sans cesse et qui me hante.
Olivier manifeste un tremblement essentiel du pouce de sa main gauche. Il est gaucher. Et ce tremblement de sa main la plus adroite le gêne dans son activité professionnelle. Après quelques minutes d’entretien, le pouce de mon patient s’est effectivement mis à bouger tout seul, d’un mouvement régulier, relativement lent et ample, presque gracieux. Plus Olivier essayait de contrôler son pouce, plus il tremblait.
J’ai essayé de reproduire le phénomène avec le pouce de ma main droite, qui n’est généralement pas trop gauche, sans succès. Ce patient produit un phénomène de transe, à savoir un phénomène idéo-moteur, un mouvement involontaire qui échappe à tout contrôle conscient. Il est en transe, en autohypnose, et il a besoin de s’en sortir. Comment ? En faisant ce que nous faisons habituellement à la fin d’une cure hypnotique quand le patient a du mal à se réassocier complètement ; nous ré-induisons une transe un peu plus profonde que la précédente avant de le « réveiller » complètement par des suggestions plus ou moins autoritaires et directes.
De ce fait, l’hypnose thérapeutique peut être une réponse valable au tremblement d’Olivier. A l’expérience hypnotique délétère pourra répondre une expérience hypnotique restauratrice et épanouissante. Grâce à celle-ci, nous allons remplacer la logique de passivité, de victime, par une activité saine et salvatrice. Il s’agit de créer une ambiance de changement possible, de changement durable obtenu dans le délai le plus court possible.
Selon M.H. Erickson, pour qu’une thérapie soit durable elle doit agir sur l’inconscient. Et la meilleure façon de faire est d’agir sur le symptôme prédominant à la conscience, ici le tremblement. Le symptôme prédominant est le meilleur hameçon, comme dirait Dominique Megglé, parce que produit par l’inconscient, il est le souci majeur du patient. Si le symptôme est modifié, l’inconscient l’est. L’inconscient est trop compliqué pour être exploré. Or si j’arrive à ne plus trembler involontairement, cela ne relève pas de ma volonté, et Dieu sait que cette tentative de solution est un échec total pour le patient, mais montre que quelque chose a changé dans mon inconscient.
Nous laissons l’inconscient être inconscient ; en travaillant sur le symptôme, nous lui offrons la possibilité de changer ce qui a besoin de l’être. Parfois le patient guérit sans comprendre ni le pourquoi, ni le comment. Souvent il agit de façon détournée, et le patient se surprend à avoir un comportement inhabituel. Si nous changeons notre façon de voir, c’est que quelque chose s’est modifié dans notre inconscient après de nouvelles expériences. Il s’agit de changer tout en restant le même ; c’est de cela que la thérapie se sert pour amener un changement.
Je vais dans un premier temps vous donner la retranscription intégrale de la séance de soin, pour la reprendre ensuite en y insérant des commentaires sur ce qu’il m’a semblé a posteriori être la substantifique moelle éricksonienne de la procédure.
Olivier : Ça fait cinq ans que j’essaye de contrôler ce tremblement et je n’y arrive pas !
Thérapeute : Voulez-vous y arriver ?
O. : Bien sûr, je veux. Sinon je n’essaierais pas depuis si longtemps.
T. : N’avez-vous jamais essayé de trembler du pouce de la main droite ?
O. : Non, je ne crois pas.
T. : Avez-vous déjà essayé de trembler à l’envers avec votre pouce droit ?
O. : Comment ?
T. : Vous ne pourriez probablement pas le faire.
(Pause)
T. : Voulez-vous le découvrir ?
O. : Oui.
T. : Vraiment ?
O. : Trembler à l’envers du pouce droit ?
T. : Non ! Découvrir.
(Pause)
T. : Découvrir.
O. : Je ne sais pas…
T. : Pensez-vous que vous voulez le découvrir ?
O. : Comment je dois faire ?
T. : Pas besoin de faire, juste découvrir.
(Pause)
T. : Juste découvrir !
T. : Est-ce que ça vous dérange si je baisse la lumière ?
T. : Juste découvrir !
(Pause)
T. : Vous pouvez laisser cligner vos paupières jusqu’à ce que ça s’arrête.
C’est ça, très bien, et fermez les yeux.
Fermez les yeux et endormez-vous profondément, de plus en plus profondément.
T. : Et maintenant, ce que j’aimerais que vous fassiez, c’est de vous interroger sur ce tremblement.
T. : J’aimerais que vous ayez la sensation que vous avez tremblé.
T. : Et juste la sensation que vous avez tremblé, juste la sensation. Et ressentir cette sensation, dans le pouce de la main droite.
(Pause)
T. : Et ressentir la sensation dans le pouce à droite.
(Pause)
T. : Et maintenant d’une autre façon, j’aimerais que vous ayez le savoir-faire du tremblement dans le pouce de la main gauche. Savoir comment trembler du pouce gauche.
T. : Et la sensation dans votre pouce droit que vous avez tremblé. Et pendant que vous prenez plaisir à ces deux sensations distinctes, vous pourriez vous intéresser à une troisième.
T. : Un troisième apprentissage par l’expérience.
T. : Vous dites que vous voulez faire certaines choses. Exactement comment, vous ne savez pas. Vous dites que vous le voulez et vous le voulez vraiment.
T. : Du moins je crois, je vous crois. Je ne sais pas si vous le croyez. Mais je vous crois.
T. : Et la seule question est, quand allez-vous le faire ? Allez-vous le faire d’une manière attendue ou d’une manière inattendue ? Cette expérience qui vous intéresse. Vous pouvez mettre en place cette expérience dans votre esprit.
T. : Vous pouvez trembler comme tout le monde : de haut en bas, de gauche à droite, de travers. Vous pouvez mal trembler un bon tremblement ou bien trembler un tremblement mal choisi.
T. : Et vous pouvez trembler de votre pouce droit sans savoir jamais comment il faut. Ensuite, vous pouvez y repenser et découvrir que vous savez ce que c’est sans savoir que vous l’avez fait.
T. : Et alors, vous continuez.
T. : Cette sensation dans la main droite, d’avoir tremblé, elle peut être tout à fait intéressante.
T. : Et savoir que vous pouvez trembler du pouce gauche… est aussi tout à fait intéressante.
T. : Et vous voulez quelque chose. Et vous pouvez vous demander ce que c’est et pourquoi ?
(Pause)
T : Et vous pouvez attendre et vous pouvez vous interroger.
(Pause)
Et vous pouvez attendre et vous interroger, parce que, quelle va être la solution, quelle va être la solution ?…
(Pause)
T. : J’ai appris à mon fils que 2 et 2 font quatre, et 4 et 4 font 8. Et il ne m’a pas cru que 3 et 5 font 8, parce que, disait-il, que je lui avais dit que 4 et 4 font 8.
T. : Et trembler et une chose. Le faire involontairement est une autre. Et savoir le contrôler volontairement en est une troisième.
T. : Et vouloir cacher un tremblement est une autre chose.
T. : Et la sensation dans le pouce droit est tellement importante, que vous ne voulez pas reconnaître cette sensation.
T. : Et le fait de vouloir le cacher est intéressant. Et y prendre plaisir.
T. : Et dès que vous savez que vous ne tremblez plus, vous pouvez vous réveiller.
Bien ! Chers lecteurs, prenez vous aussi une grande inspiration et étirez-vous. Nous allons maintenant reprendre ce texte avec les commentaires sur les trucs et les astuces éricksoniens qui émaillent cette intervention.
Je vais marquer en gras les mots dits avec une intonation forte et (en italique entre parenthèse) les mots prononcés avec une tonalité plus basse et plus lentement.
1. Il s’agit tout d’abord de changer son cadre de référence : déplacer le doute, la résistance et l’échec.
Pour lire la suite.
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Du moins, je l’imagine. Appelons-le Olivier. Il est chaudronnier de métier. Il se bat depuis un certain nombre d’années contre un mal, s’étant allié successivement avec bon nombre de spécialistes et ayant utilisé bon nombre de remèdes dont aucun n’a réussi à remédier à son problème. Et voilà que j’entre en scène et que je décide maintenant de vous narrer notre histoire.
Au début, cela m’avait semblé une histoire simple à raconter. Un homme doit soulager, voire guérir un autre. Il y parvient, ou non, et c’est fini, ou presque. Il y a les faits scientifiques et tous les autres, les fantômes qui glissent élégamment sur la tapisserie de la Médecine dite scientifique. Les fantômes aussi il faut s’en occuper, et cela demande beaucoup de soin mais cela, je le sais. Le fantôme n’aspire qu’à une chose : revivre.
Alors, faisant fi des impératifs du fait scientifiquement prouvé, j’ai laissé libre cours à cette armée des ombres qui grossit sans cesse et qui me hante.
Olivier manifeste un tremblement essentiel du pouce de sa main gauche. Il est gaucher. Et ce tremblement de sa main la plus adroite le gêne dans son activité professionnelle. Après quelques minutes d’entretien, le pouce de mon patient s’est effectivement mis à bouger tout seul, d’un mouvement régulier, relativement lent et ample, presque gracieux. Plus Olivier essayait de contrôler son pouce, plus il tremblait.
J’ai essayé de reproduire le phénomène avec le pouce de ma main droite, qui n’est généralement pas trop gauche, sans succès. Ce patient produit un phénomène de transe, à savoir un phénomène idéo-moteur, un mouvement involontaire qui échappe à tout contrôle conscient. Il est en transe, en autohypnose, et il a besoin de s’en sortir. Comment ? En faisant ce que nous faisons habituellement à la fin d’une cure hypnotique quand le patient a du mal à se réassocier complètement ; nous ré-induisons une transe un peu plus profonde que la précédente avant de le « réveiller » complètement par des suggestions plus ou moins autoritaires et directes.
De ce fait, l’hypnose thérapeutique peut être une réponse valable au tremblement d’Olivier. A l’expérience hypnotique délétère pourra répondre une expérience hypnotique restauratrice et épanouissante. Grâce à celle-ci, nous allons remplacer la logique de passivité, de victime, par une activité saine et salvatrice. Il s’agit de créer une ambiance de changement possible, de changement durable obtenu dans le délai le plus court possible.
Selon M.H. Erickson, pour qu’une thérapie soit durable elle doit agir sur l’inconscient. Et la meilleure façon de faire est d’agir sur le symptôme prédominant à la conscience, ici le tremblement. Le symptôme prédominant est le meilleur hameçon, comme dirait Dominique Megglé, parce que produit par l’inconscient, il est le souci majeur du patient. Si le symptôme est modifié, l’inconscient l’est. L’inconscient est trop compliqué pour être exploré. Or si j’arrive à ne plus trembler involontairement, cela ne relève pas de ma volonté, et Dieu sait que cette tentative de solution est un échec total pour le patient, mais montre que quelque chose a changé dans mon inconscient.
Nous laissons l’inconscient être inconscient ; en travaillant sur le symptôme, nous lui offrons la possibilité de changer ce qui a besoin de l’être. Parfois le patient guérit sans comprendre ni le pourquoi, ni le comment. Souvent il agit de façon détournée, et le patient se surprend à avoir un comportement inhabituel. Si nous changeons notre façon de voir, c’est que quelque chose s’est modifié dans notre inconscient après de nouvelles expériences. Il s’agit de changer tout en restant le même ; c’est de cela que la thérapie se sert pour amener un changement.
Je vais dans un premier temps vous donner la retranscription intégrale de la séance de soin, pour la reprendre ensuite en y insérant des commentaires sur ce qu’il m’a semblé a posteriori être la substantifique moelle éricksonienne de la procédure.
Olivier : Ça fait cinq ans que j’essaye de contrôler ce tremblement et je n’y arrive pas !
Thérapeute : Voulez-vous y arriver ?
O. : Bien sûr, je veux. Sinon je n’essaierais pas depuis si longtemps.
T. : N’avez-vous jamais essayé de trembler du pouce de la main droite ?
O. : Non, je ne crois pas.
T. : Avez-vous déjà essayé de trembler à l’envers avec votre pouce droit ?
O. : Comment ?
T. : Vous ne pourriez probablement pas le faire.
(Pause)
T. : Voulez-vous le découvrir ?
O. : Oui.
T. : Vraiment ?
O. : Trembler à l’envers du pouce droit ?
T. : Non ! Découvrir.
(Pause)
T. : Découvrir.
O. : Je ne sais pas…
T. : Pensez-vous que vous voulez le découvrir ?
O. : Comment je dois faire ?
T. : Pas besoin de faire, juste découvrir.
(Pause)
T. : Juste découvrir !
T. : Est-ce que ça vous dérange si je baisse la lumière ?
T. : Juste découvrir !
(Pause)
T. : Vous pouvez laisser cligner vos paupières jusqu’à ce que ça s’arrête.
C’est ça, très bien, et fermez les yeux.
Fermez les yeux et endormez-vous profondément, de plus en plus profondément.
T. : Et maintenant, ce que j’aimerais que vous fassiez, c’est de vous interroger sur ce tremblement.
T. : J’aimerais que vous ayez la sensation que vous avez tremblé.
T. : Et juste la sensation que vous avez tremblé, juste la sensation. Et ressentir cette sensation, dans le pouce de la main droite.
(Pause)
T. : Et ressentir la sensation dans le pouce à droite.
(Pause)
T. : Et maintenant d’une autre façon, j’aimerais que vous ayez le savoir-faire du tremblement dans le pouce de la main gauche. Savoir comment trembler du pouce gauche.
T. : Et la sensation dans votre pouce droit que vous avez tremblé. Et pendant que vous prenez plaisir à ces deux sensations distinctes, vous pourriez vous intéresser à une troisième.
T. : Un troisième apprentissage par l’expérience.
T. : Vous dites que vous voulez faire certaines choses. Exactement comment, vous ne savez pas. Vous dites que vous le voulez et vous le voulez vraiment.
T. : Du moins je crois, je vous crois. Je ne sais pas si vous le croyez. Mais je vous crois.
T. : Et la seule question est, quand allez-vous le faire ? Allez-vous le faire d’une manière attendue ou d’une manière inattendue ? Cette expérience qui vous intéresse. Vous pouvez mettre en place cette expérience dans votre esprit.
T. : Vous pouvez trembler comme tout le monde : de haut en bas, de gauche à droite, de travers. Vous pouvez mal trembler un bon tremblement ou bien trembler un tremblement mal choisi.
T. : Et vous pouvez trembler de votre pouce droit sans savoir jamais comment il faut. Ensuite, vous pouvez y repenser et découvrir que vous savez ce que c’est sans savoir que vous l’avez fait.
T. : Et alors, vous continuez.
T. : Cette sensation dans la main droite, d’avoir tremblé, elle peut être tout à fait intéressante.
T. : Et savoir que vous pouvez trembler du pouce gauche… est aussi tout à fait intéressante.
T. : Et vous voulez quelque chose. Et vous pouvez vous demander ce que c’est et pourquoi ?
(Pause)
T : Et vous pouvez attendre et vous pouvez vous interroger.
(Pause)
Et vous pouvez attendre et vous interroger, parce que, quelle va être la solution, quelle va être la solution ?…
(Pause)
T. : J’ai appris à mon fils que 2 et 2 font quatre, et 4 et 4 font 8. Et il ne m’a pas cru que 3 et 5 font 8, parce que, disait-il, que je lui avais dit que 4 et 4 font 8.
T. : Et trembler et une chose. Le faire involontairement est une autre. Et savoir le contrôler volontairement en est une troisième.
T. : Et vouloir cacher un tremblement est une autre chose.
T. : Et la sensation dans le pouce droit est tellement importante, que vous ne voulez pas reconnaître cette sensation.
T. : Et le fait de vouloir le cacher est intéressant. Et y prendre plaisir.
T. : Et dès que vous savez que vous ne tremblez plus, vous pouvez vous réveiller.
Bien ! Chers lecteurs, prenez vous aussi une grande inspiration et étirez-vous. Nous allons maintenant reprendre ce texte avec les commentaires sur les trucs et les astuces éricksoniens qui émaillent cette intervention.
Je vais marquer en gras les mots dits avec une intonation forte et (en italique entre parenthèse) les mots prononcés avec une tonalité plus basse et plus lentement.
1. Il s’agit tout d’abord de changer son cadre de référence : déplacer le doute, la résistance et l’échec.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Apprivoiser la douleur dentaire aiguë et l’hypnose médicale. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves Dr Bernard DELZANGLES Chirurgien Dentiste
Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves Dr Bernard DELZANGLES Chirurgien Dentiste
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
En chirurgie dentaire, nos patients sont, la plupart du temps, dans la plainte, la crainte, la peur, voire la phobie. La douleur aiguë est omniprésente et difficilement supportable. Nos interventions sont souvent perçues comme des actes mal vécus ; en tant que soignants, nous devons tout faire pour améliorer la relation patient-praticien. Outre les techniques et la maîtrise du praticien, les aides sont toujours les bienvenues. L’hypnose médicale en est l’illustration ; elle permet d’accompagner le patient, de faciliter l’intervention et peut être utilisée en pré, per et post-opératoire. Une diminution significative de la quantité d’anesthésiques locaux est possible. Le stress du patient et du praticien est sous contrôle. Que ce soit la visualisation, la dissociation, le travail sur la mémoire, la progression et parfois la régression en âge, l’hypno-analgésie ou le « lâcher-prise » (F. Roustang), il convient d’adapter notre discours à chaque patient, chacun étant un cas particulier. Lorsque nous réussissons à apprivoiser la douleur, nous pouvons nous en faire une alliée, utiliser sa virulence pour mieux la maîtriser et la vaincre. L’hypnose médicale peut aussi favoriser une relation patient-praticien « ensoleillée » ; c’est ce que nous illustrerons avec de nombreux cas cliniques.
Objectifs :
Permettre au praticien et au patient de gérer la douleur aiguë
Améliorer la relation praticien-patient
Augmenter le succès thérapeutique
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Objectifs :
Permettre au praticien et au patient de gérer la douleur aiguë
Améliorer la relation praticien-patient
Augmenter le succès thérapeutique
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
L’hypnose dans une prise en charge globale des patients dans la douleur aiguë et chronique. Congrès International Hypnose et Douleur.Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves
Dr Jihad ZEIDAN Chirurgien Dentiste
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
Le métier de chirurgien dentiste est un métier qui nécessite l’utilisation de technologies de pointe et où notre savoir faire technique est indispensable. Comment l’hypnose peut trouver sa place au milieu de toute cette débauche de technologies de plus en plus performantes et de plus en plus sophistiquées. Toutes les sophistications aussi performantes et aussi sécurisantes soient elles n’enlèvent ni la peur ni l’appréhension de nos patients quand ils se retrouvent sur notre fauteuil. Si en effet nos moyens modernes ont considérablement diminué la douleur pendant les soins elle n’ont pas réussi à éloigner la peur de la douleur. En quelques mots comment faire cohabiter la relation humaine avec nos machines sophistiqués, notre savoir médical indispensable et la réalité économique de nos cabinets. L’hypnose est un outil indispensable dans notre métier, il nous permet de créer cette relation de confiance, elle vient en appui à notre travail technique réduisant le stress engendré chez le patient et par ricochet sur l’équipe soignante. L’hypnose permet dans les douleurs aiguës de réduire la perception et l’interprétation de la douleur tant physique que morale, de gérer l’anticipation négative, de diminuer les quantités d’anesthésiques locaux. Confronté à la douleur chronique J’ai enrichi mon activité avec l’homéopathie, l’aromathérapie, la Neuralthérapie etc… En plus de l’utilisation de techniques élaborés comme le laser, afin de poser un regard global sur ce qui fait souffrir mes patients. Nous avons dans notre activité beaucoup de patients qui souffrent de douleurs chroniques inexpliquées, suite à des soins comme une extraction, la fibromyalgie etc… La composante psychologique et émotionnelle sont souvent évidentes, souvent ces symptômes apparaissent suite à un choc psychologique. Mais pour autant il ne faut pas négliger l’aspect traumatique de certains de nos gestes et qui ne trouvent pas leur explications dans le tout physique ou le tout psychologiques, il y a comme un tissage entre ces deux aspects qu’il nous faut dénouer parfois avec patience. Là aussi l’hypnose conversationnelle est d’un grand secours, elle sert souvent de recadrage afin de modifier les croyances du patients sur ces douleurs, elle sert aussi à négocier avec le patient des objectifs minimalistes réalisables, car souvent ces patients sont des errants des solutions miracles ils ont fait le tour de tout les spécialistes de tous les guérisseurs et sont en attente d’une solution où la douleur n’a plus droit de citer. La technique n’est pas tout, le médicament non plus, il y a aussi et avant tout notre relation humaine avec nos patient, que l’hypnose sert à amplifier et qui fait partie intégrante de la guérison.
Objectifs :
Intégrer l’hypnose en chirurgie dentaire
Douleur aiguë
Douleur chronique
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Objectifs :
Intégrer l’hypnose en chirurgie dentaire
Douleur aiguë
Douleur chronique
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Traitement par l’hypnose de la douleur Chronique dans ses dimensions physiques et Psychologiques
Responsables Scientifiques : Pr André MULLER, Professeur à la Faculté de Médecine, Centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Dr Patrick BELLET, Médecin, Auteur de L’hypnose Editions Odile Jacob, ex-Rédacteur en chef de la revue Hypnose & Thérapies Brèves , Président-fondateur de la Confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves, Formateur agréé à l’hypnose éricksonienne et aux thérapies brèves, Vaison-la-Romaine.
Description
Traitement par l’hypnose de la douleur Chronique dans ses dimensions physiques et Psychologiques
Personnes Concernées
Médecins, psychologues, infirmières, infirmières-anesthésistes, kinésithérapeutes ayant déjà suivi une formation à l’hypnose.
Objectifs :
Savoir conduire un traitement de la douleur chronique par l’hypnose.
Programme
Anamnèse analogique.
Mise en place des prémisses stratégiques dans le contexte personnel, familial et professionnel.
Approches indirectes de la résistance.
Approfondissement des techniques de dissociation.
Traitement de l’anxiété et des dimensions psychologiques de la douleur chronique.
Techniques de recadrage.
Techniques de transformation sensorielle (substitution, déplacement, variations).
Techniques de catalepsie et lévitation .
Techniques de distorsion subjective de l’écoulement du temps.
Elaboration d’analogies et de métaphores.
Techniques d’amnésie.
Suggestions post-hypnotiques.
Prescription paradoxale du symptôme.
Auto-hypnose.
Applications pratiques :
Traitement de polypathologies associant traumatismes physiques et chocs psychologiques (accidents de
la route, agressions, catastrophes naturelles, etc...).
Rééducation fonctionnelle des AVC et des traumatismes crâniens.
Spécificités de l’hypnose en pédiatrie.
Traitement des douleurs cancéreuses.
Traitement des membres fantômes.
Traitement des migraines.
Traitement des fibro-myalgies.
Traitement des névroses post-traumatiques.
Traitement des douleurs idiopathiques.
Méthodes pédagogiques
Lors de cette formation, des documents de travail (traductions, résumés des interventions, etc...) seront fournis ainsi qu’une bibliographie.
Des bandes vidéo de Milton H. Erickson, de ses élèves et de différents congrès pourront être visionnées.
Cette formation est orientée sur les applications pratiques des techniques éricksoniennes ; aussi pour une meilleure acquisition de celles-ci des démonstrations, des exercices collectifs et en petits groupes seront proposés.
La vidéo interviendra dans le déroulement pratique des exercices.
Sanction de la Formation
Cette formation donne lieu à la délivrance d’une attestation de participation.
Une évaluation en fin de formation permet de mesurer la satisfaction des stagiaires.
Stage interétablissements
Durée : 3 jours
Lieu : Université de Strasbourg
- Service Formation Continue
21, rue du Maréchal Lefebvre
67100 STRASBOURG
Frais de participation :
890 l (pour toute inscription avant le 30/06/2012)
Repas de midi pris en charge par les organisateurs.
Renseignements et inscriptions :
Françoise DE FRAIPONT
Tél. : 03 68 85 49 26
Sauf le mercredi
Fax : 03 68 85 49 29
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Traitement par l’hypnose de la douleur Chronique dans ses dimensions physiques et Psychologiques
Personnes Concernées
Médecins, psychologues, infirmières, infirmières-anesthésistes, kinésithérapeutes ayant déjà suivi une formation à l’hypnose.
Objectifs :
Savoir conduire un traitement de la douleur chronique par l’hypnose.
Programme
Anamnèse analogique.
Mise en place des prémisses stratégiques dans le contexte personnel, familial et professionnel.
Approches indirectes de la résistance.
Approfondissement des techniques de dissociation.
Traitement de l’anxiété et des dimensions psychologiques de la douleur chronique.
Techniques de recadrage.
Techniques de transformation sensorielle (substitution, déplacement, variations).
Techniques de catalepsie et lévitation .
Techniques de distorsion subjective de l’écoulement du temps.
Elaboration d’analogies et de métaphores.
Techniques d’amnésie.
Suggestions post-hypnotiques.
Prescription paradoxale du symptôme.
Auto-hypnose.
Applications pratiques :
Traitement de polypathologies associant traumatismes physiques et chocs psychologiques (accidents de
la route, agressions, catastrophes naturelles, etc...).
Rééducation fonctionnelle des AVC et des traumatismes crâniens.
Spécificités de l’hypnose en pédiatrie.
Traitement des douleurs cancéreuses.
Traitement des membres fantômes.
Traitement des migraines.
Traitement des fibro-myalgies.
Traitement des névroses post-traumatiques.
Traitement des douleurs idiopathiques.
Méthodes pédagogiques
Lors de cette formation, des documents de travail (traductions, résumés des interventions, etc...) seront fournis ainsi qu’une bibliographie.
Des bandes vidéo de Milton H. Erickson, de ses élèves et de différents congrès pourront être visionnées.
Cette formation est orientée sur les applications pratiques des techniques éricksoniennes ; aussi pour une meilleure acquisition de celles-ci des démonstrations, des exercices collectifs et en petits groupes seront proposés.
La vidéo interviendra dans le déroulement pratique des exercices.
Sanction de la Formation
Cette formation donne lieu à la délivrance d’une attestation de participation.
Une évaluation en fin de formation permet de mesurer la satisfaction des stagiaires.
Stage interétablissements
Durée : 3 jours
Lieu : Université de Strasbourg
- Service Formation Continue
21, rue du Maréchal Lefebvre
67100 STRASBOURG
Frais de participation :
890 l (pour toute inscription avant le 30/06/2012)
Repas de midi pris en charge par les organisateurs.
Renseignements et inscriptions :
Françoise DE FRAIPONT
Tél. : 03 68 85 49 26
Sauf le mercredi
Fax : 03 68 85 49 29
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
10ème Université d'été 2012, Hypnose et Thérapies Brèves Vaison-la-Romaine.
L'Hypnose sous les Platanes Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Brèves
Programme
Profonde ou légère, la thérapie ou l’hypnose ? Dr Dominique Megglé.
Une thérapie en profondeur peut-elle être brève, même en utilisant de l’hypnose profonde ? Une hypnose légère peut-elle traiter en profondeur sur un temps court, ou faut-il de l’hypnose profonde en thérapie brève ? Pourtant, le sujet est rarement traité. Du bonheur d’être atopique.
Démonstration(s) et exercice(s).
Des interventions au long du cycle de vie. Teresa Robles
La vie est changement. Les crises font partie de la vie. Chaque crise est un risque mais aussi une opportunité. Et toutes nos expériences de vie sont des apprentissages, des ressources, pour résoudre n’importe quelle difficulté, n’importe quelle crise que la vie nous présente.
Comment mettre à profit les apprentissages du passé pour construire le présent et le futur ? Et puisque Einstein propose que passé, présent et futur se passent en même temps, comment mettre à profit les apprentissages futurs pour modifier le passé et construire notre présent ?
Définir nos limites pour pouvoir nous intégrer. Teresa Robles
Définir nos limites pour pouvoir nous intégrer au Tous auxquels nous appartenons:
Freud propose qu’un des buts les plus importants que nous devons atteindre est d’apprendre à distinguer entre le Moi et le Non Moi. Diana Zohar et Jan Mitchell, créateurs du concept d’intelligence spirituelle, définissent, comme l’une de ses caractéristiques, la capacité de savoir et de se sentir comme faisant partie de tous les Tous auxquels nous appartenons.
Notre défi est de savoir clairement jusqu’où j’arrive et où commencent les autres et comment je continue à faire partie de tous ces Tous.
Nous ferons des exercices pratiques pour y arriver.
Après histoires de sexe... histoires d'amour ! Joëlle Mignot
Les problèmes affectifs jalonnent nos consultations... Passions, chagrins, jalousie, désamour...
Erickson et Jay Haley nous proposent des modèles affectifs qui nous permettent un éclairage à la fois psychodynamique et hypnotique sur la relation amoureuse.
A partir de ces modèles et de cas cliniques, nous verrons comment!utiliser l'hypnose dans ces problématiques individuelles et/ou de couples.
Erickson joue!! Hypnose et enfance. Bernadette Audrain-Servillat.
Au travers d’exercices ludiques (cartes, histoires, marionnettes …) les participants seront amenés à expérimenter l’utilisation d’outils pour un travail hypnotique avec les enfants. Il s’agira aussi de jouer avec, de laisser jouer aussi, l’enfant et la vie qui sont en nous.
La séance du soir. Hypnose et insomnie. Dr Thierry Servillat
Autant la typologie des troubles du sommeil est précise, autant les mécanismes susceptibles de perturber cette fonction physiologique sont d’une incroyable diversité. Des repères existent cependant pour penser et mettre en pratique une attitude thérapeutique efficace. Plus particulièrement, quelques outils simples permettent d’apporter une amélioration dans une grande majorité des situations rencontrées.
L’hypnose végétale ou jardiner l’analogie. Dr Patrick Bellet
Du magnétisme animal à l’hypnose végétale, l’imagination parcourt les genres. Cet atelier apprendra aux participants à créer leur «herbier hypnotique» pour reconnaître les belles plantes qui poussent dans leur jardin personnel et devenir végétactifs !
Burn out, épuisement au travail et hypnose. Dr Patrick Bellet
Face à cette pathologie de l’engagement moral, psychologique et physique, l’hypnose et notamment l’auto-hypnose apportent des réponses et le soulagement. Retrouver ses mesures (limites et estimations), consistance et présence à soi seront les thèmes de travail des exercices.
Télécharger le programme en pdf
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Profonde ou légère, la thérapie ou l’hypnose ? Dr Dominique Megglé.
Une thérapie en profondeur peut-elle être brève, même en utilisant de l’hypnose profonde ? Une hypnose légère peut-elle traiter en profondeur sur un temps court, ou faut-il de l’hypnose profonde en thérapie brève ? Pourtant, le sujet est rarement traité. Du bonheur d’être atopique.
Démonstration(s) et exercice(s).
Des interventions au long du cycle de vie. Teresa Robles
La vie est changement. Les crises font partie de la vie. Chaque crise est un risque mais aussi une opportunité. Et toutes nos expériences de vie sont des apprentissages, des ressources, pour résoudre n’importe quelle difficulté, n’importe quelle crise que la vie nous présente.
Comment mettre à profit les apprentissages du passé pour construire le présent et le futur ? Et puisque Einstein propose que passé, présent et futur se passent en même temps, comment mettre à profit les apprentissages futurs pour modifier le passé et construire notre présent ?
Définir nos limites pour pouvoir nous intégrer. Teresa Robles
Définir nos limites pour pouvoir nous intégrer au Tous auxquels nous appartenons:
Freud propose qu’un des buts les plus importants que nous devons atteindre est d’apprendre à distinguer entre le Moi et le Non Moi. Diana Zohar et Jan Mitchell, créateurs du concept d’intelligence spirituelle, définissent, comme l’une de ses caractéristiques, la capacité de savoir et de se sentir comme faisant partie de tous les Tous auxquels nous appartenons.
Notre défi est de savoir clairement jusqu’où j’arrive et où commencent les autres et comment je continue à faire partie de tous ces Tous.
Nous ferons des exercices pratiques pour y arriver.
Après histoires de sexe... histoires d'amour ! Joëlle Mignot
Les problèmes affectifs jalonnent nos consultations... Passions, chagrins, jalousie, désamour...
Erickson et Jay Haley nous proposent des modèles affectifs qui nous permettent un éclairage à la fois psychodynamique et hypnotique sur la relation amoureuse.
A partir de ces modèles et de cas cliniques, nous verrons comment!utiliser l'hypnose dans ces problématiques individuelles et/ou de couples.
Erickson joue!! Hypnose et enfance. Bernadette Audrain-Servillat.
Au travers d’exercices ludiques (cartes, histoires, marionnettes …) les participants seront amenés à expérimenter l’utilisation d’outils pour un travail hypnotique avec les enfants. Il s’agira aussi de jouer avec, de laisser jouer aussi, l’enfant et la vie qui sont en nous.
La séance du soir. Hypnose et insomnie. Dr Thierry Servillat
Autant la typologie des troubles du sommeil est précise, autant les mécanismes susceptibles de perturber cette fonction physiologique sont d’une incroyable diversité. Des repères existent cependant pour penser et mettre en pratique une attitude thérapeutique efficace. Plus particulièrement, quelques outils simples permettent d’apporter une amélioration dans une grande majorité des situations rencontrées.
L’hypnose végétale ou jardiner l’analogie. Dr Patrick Bellet
Du magnétisme animal à l’hypnose végétale, l’imagination parcourt les genres. Cet atelier apprendra aux participants à créer leur «herbier hypnotique» pour reconnaître les belles plantes qui poussent dans leur jardin personnel et devenir végétactifs !
Burn out, épuisement au travail et hypnose. Dr Patrick Bellet
Face à cette pathologie de l’engagement moral, psychologique et physique, l’hypnose et notamment l’auto-hypnose apportent des réponses et le soulagement. Retrouver ses mesures (limites et estimations), consistance et présence à soi seront les thèmes de travail des exercices.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Hypnoanalgésie en hémodialyse chronique. Mme Martine Prouteau-Chartier, infirmière. Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves
Martine Prouteau-Chartier, Infirmière
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
Le traitement par hémodialyse chronique a pour but de remplacer la fonction excrétrice des reins. L’insuffisance rénale terminale et la dialyse sont éprouvantes pour le psychisme du fait des souffrances physiques et psychiques. Les douleurs de l’insuffisant rénal sont multiples : Ostéoarticulaires , digestives, vasculaires, psychologiques, musculaires, neurologiques, cutanées, pose de fils sur cathéter d’hémodialyse . La douleur aiguë iatrogène peut déstabiliser le fonctionnement psychique des patients en augmentant la perte de contrôle de la réalité, le contexte de soins devient ainsi anxiogène, faisant craindre au patient de vivre plus de douleur ou plus d’angoisse.
Douleur mémoire : dans l’histoire de chacun, il y a une histoire de la douleur. L’hypnose peut redonner aux patients du contrôle et de la maîtrise sur leur vécu. La suggestion d’anesthésie permet de rendre une zone insensible. La dissociation : par la proposition d’un autre lieu, choisi par le patient, l’aide à s’échapper par la rêverie, lors d’une pose de fils sans anesthésie locale au thorax. Le patient dit avoir senti la piqûre mais ne pas avoir ressenti de douleur..
L’infirmière en hémodialyse, formée à l’hypnose conversationnelle lorsqu’elle est disponible, peut proposer au patient chronique une aide non médicamenteuse lors de gestes douloureux.
Objectifs :
• L’infirmière peut proposer l’hypnose comme prise en charge non médicamenteuse de la douleur aiguë en hémodialyse
• Par l’hypnose le patient peut devenir acteur dans son traitement, dans la mesure du possible
• L’hypnose peut créer une atmosphère apaisante et une attention particulière pour le patient, dont bénéficient aussi les différents intervenants lors du soin
Pour s'inscrire ou lire le programme: www.emergences-rennes.com
Télécharger le programme en pdf
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Douleur mémoire : dans l’histoire de chacun, il y a une histoire de la douleur. L’hypnose peut redonner aux patients du contrôle et de la maîtrise sur leur vécu. La suggestion d’anesthésie permet de rendre une zone insensible. La dissociation : par la proposition d’un autre lieu, choisi par le patient, l’aide à s’échapper par la rêverie, lors d’une pose de fils sans anesthésie locale au thorax. Le patient dit avoir senti la piqûre mais ne pas avoir ressenti de douleur..
L’infirmière en hémodialyse, formée à l’hypnose conversationnelle lorsqu’elle est disponible, peut proposer au patient chronique une aide non médicamenteuse lors de gestes douloureux.
Objectifs :
• L’infirmière peut proposer l’hypnose comme prise en charge non médicamenteuse de la douleur aiguë en hémodialyse
• Par l’hypnose le patient peut devenir acteur dans son traitement, dans la mesure du possible
• L’hypnose peut créer une atmosphère apaisante et une attention particulière pour le patient, dont bénéficient aussi les différents intervenants lors du soin
Pour s'inscrire ou lire le programme: www.emergences-rennes.com
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Contes et semaphores : Des balises hypnotiques. Marie-Claude MICHAS, Revue Hypnose & Thérapies Brèves 23
Les contes sont universels et les péripéties métaphoriques qui les jalonnent guident les auditeurs de préférence, les lecteurs dans leur vie. De nombreux exemples illustrent l'efficience du verbe et ses effets dans le quotidien des patients.
Dans toutes les cultures on aime entendre ou raconter des mythes, des légendes, des histoires. Nous savons depuis un certain nombre d’années, de manière plus contemporaine, que les contes aident à guérir. Le conte est un allié thérapeutique, une approche douce. « En thérapie, le conte peut représenter un allié, un passeur des traditions dans lequel le patient peut puiser une parole sage pour comprendre le monde et y trouver sa place » (Bénédicte Flieller).La flexibilité et la souplesse de l’allégorie se prête à des approches thérapeutiques qui s’appliquent à plusieurs situations de la vie courante.
Remis au goût du jour par certains thérapeutes comme Jacques Salomé et Michel Dufour, les contes offrent, quand ils sont utilisés par des hypnothérapeutes (comme Evelyne Josse, Jorge Bucay, Consuelo Casuela et bien d’autres), d’autres possibles aux soins ainsi que des perspectives nouvelles. Ces histoires, d’apparence si simples et ordinaires, qui peuvent pourtant être à l’origine de « transe-formations » chez les patients.
Les histoires métaphoriques
C’est une histoire racontée, contée lors d’une transe hypnotique ou dans un contexte de transe légère. C’est une histoire inventée, un récit créé à partir de
métaphores ou d’allégories.
Milton Erickson utilisait des « inductions conversationnelles » ; celles-ci permettent de modifier l’état de conscience du patient dans un but thérapeutique. C’est « l’hypnose sans transe ». Selon Thierry Melchior, il existe des suggestions à l’état de veille et des suggestions hypnotiques. Ces dernières sont adressées à une personne en état d’hypnose : « L’état hypnotique favorise donc une augmentation de la suggestibilité » (Créer le réel, p 68). « La métaphore telle que nous la concevons dans la nouvelle hypnose doit être comprise comme la plus indirecte des suggestions indirectes ». (Ibid.).
Métaphore et / ou allégorie
La première définition des métaphores provient d’Aristote : « Transport à une chose d’un nom qui en désigne une autre, transport de genre à l’espèce, ou de l’espèce au genre ou de l’espèce à l’espèce ou d’après le rapport d’analogie » (E. Josse : Le pouvoir des histoires thérapeutiques, p 26).
Construire une métaphore, c’est extraire un mot ou un groupe de mots de leur contexte, afin de les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit une comparaison dissimulée et exprimée sans le mot « comme ». Pour E. Josse, la métaphore est la matrice de ressemblances potentielles. Le sens propre s’adresse à la raison, et le sens figuré à l’imaginaire. Ainsi la métaphore s’établit comme une image, une histoire ou une anecdote, une citation, un conte.
Selon M. Dufour, la métaphore est un procédé par lequel l’attribution s’effectue surtout, par une comparaison sous-entendue, sur une personne ou une chose : une analogie. Les enseignants utilisent les métaphores pour faire comprendre les diverses notions aux élèves.
A l’ origine de l’allégorie nous trouvons deux mots grecs : allos qui signifie « autre », et agoreuin qui veut dire « parler ». User d’une allégorie c’est donc employer des termes autres que les termes propres en parlant d’une chose. L’allégorie exprime une autre chose !
M. Dufour se réfère au Petit Larousse : l’allégorie est « une représentation, l’expression d’une idée par une figure dotée d’attributs symboliques ou par une métaphore développée » (Allégories pour guérir et grandir, p 23).
L’allégorie est une variante de la métaphore filée. (E Josse). C’est un discours à double sens.
Construction d’une histoire métaphorique
E. Josse détaille l’histoire thérapeutique en différenciant des opérateurs. Les métonymies et les métaphores ne concernent pas que des styles linguistiques essentiellement. Elles sont aussi visuelles comme les images qui sont suggérées par les contes et les histoires faisant appel au pouvoir des représentations oniriques. La construction d’une histoire métaphorique s’effectue selon des procédés semblables aux processus primaires.
Consuelo Casula, psychologue, formatrice à la Scuola Italiana di Ipnosi e Psicoterapia Ericksoniana, s’attache, pour activer la résilience du patient, à intégrer dans les métaphores l’acceptation de la réalité, le contrôle de ses émotions, le sens de la responsabilité, l’autodétermination, la compassion, la tolérance.
Jean-Philippe Vidal préconise la qualité du scénario, colonne vertébrale du récit. Deux éléments majeurs fondent le scénario : les personnages ayant de la profondeur, et la structure scénarique cohérente. L’ennéagramme est pour lui un outil privilégié de cette écriture spécifique.
Un scénario est un processus incluant des repères techniques :
1- Donner un titre accrocheur, inspirant, et illustrant la situation de la personne.
2- Phase d’isomorphisme de la construction. Identifier quelques éléments déterminants de la situation, et faire le choix d’un champ analogique en référence au monde animal, à celui des plantes, à la nature, aux fées, à des personnages légendaires, etc. Un contexte habituel est donné, mais les personnages sont déroutés de leur vie quotidienne, ceci provoquant des tensions et des conflits sans lesquels l’histoire s’arrêterait là.
3- A l’intérieur du champ analogique choisi, pour chaque élément déterminant de l’histoire de référence est construite une structure d’arrière-plan.
4- Trouver un fil conducteur qui traverse les différentes parties de l’histoire métaphorique, c’est-à-dire les problèmes à régler, les conflits, les ressources du sujet, et la résolution (c'est-à-dire la solution trouvée !). Un cheminement s’avère nécessaire pour trouver une résolution, une sortie du conflit. Il conduit vers une nouvelle vérité insaisissable auparavant. Rien ne sera plus comme avant ; il faut renoncer à se raccrocher au passé et faire évoluer la situation. Par une compréhension d’ensemble, l’histoire prend valeur initiatique de solution, face au conflit interne, de la tension existant la vie quotidienne.
5- Devenir conteur ! Le thérapeute avec son observation, son intuition, le choix de ses mots, accompagne de sa voix le patient sur le chemin de sa reconstruction. Le récit doit commencer par quelques phrases types : « Il y a de cela bien longtemps… », « Quand j’étais tout petit…». Ces débuts induisent une désorientation dans le temps.
D’où viennent-elles de telles histoires métaphoriques ? Contes, fables ou récits de toutes cultures, parfois fort anciennes mais pouvant être plus récentes, sont le socle de telles narrations.
Construire l’impact thérapeutique
Pour le psychiatre argentin J. Bucay, l’impact d’une fable, d’un conte ou d’une anecdote reste beaucoup plus longtemps imprégné chez les gens que des explications intellectuelles. Le modèle éricksonnien l’envisage comme « une arme didactique » (Laisse-moi te raconter….les chemins de la vie. p 9). M. Dufour, pour construire cet impact, mixe et /ou s’appuie et/ou s’inspire des récits ou contes en y ajoutant ses écrits, tandis que Jean Touati, sur la base d’un conte, réécrit l’histoire selon la situation du patient, les mots de celle-ci étant alors mis en relief et en couleur dans le texte écrit, puis appuyés intentionnellement lors de sa lecture. Ces mots s’adressent à l’inconscient du patient. Cette métaphore aura une connotation isomorphique, insérée dans une technique de traitement thérapeutique dite « de reconstruction hypnotique ».
D’autres hypnothérapeutes composent au fur et à mesure de la séance. Des ateliers de contes thérapeutiques apprennent à adapter le conte à chaque personne selon ses symptômes et sa personnalité. Des hypnothérapeutes comme E Josse procèdent par une mise en état hypnotique du patient, puis insufflent l’histoire métaphorique en proposant un voyage qui est une allégorie. Cette auteure y insère des suggestions grâce aux canaux sensoriels, en repérant pour chacun de ses patients son canal privilégié. Celui-ci servira de passerelle (dans une conception proche de celle utilisée en PNL) qui fédère une alliance thérapeutique amenant le patient à se sentir compris.
Action des histoires métaphoriques
Suivant M. Dufour, et en accord avec l’approche d’Erickson, la métaphore thérapeutique dépotentialise, lors du premier temps de la transe hypnotique, le cerveau gauche, c'est-à-dire le conscient : « Le conteur rejoindrait davantage le côté intuitif, la spontanéité, la créativité par le biais du cerveau droit pour atteindre l’inconscient » (Allégories pour guérir et grandir, p 32). Le cerveau gauche peut alors secondairement synthétiser le travail préalablement effectué :
« La métaphore et l’allégorie sont probablement les plus efficaces des techniques qui font intervenir l’hémisphère droit parce qu’elles font appel au processus même d’acquisition. » (Ibid., p 29). L’inconscient, « riche de possibilités et de solutions » (p 24), continue à alimenter le conscient par un travail de renforcement. Et les suggestions (ou métaphores) contribueront à graduellement modifier les comportements problématiques. L’ancrage d’un changement insufflé pendant l’état hypnotique deviendra un outil qu’il sera possible de réactiver lorsque cela s’avérera nécessaire. A son insu, le patient en état de conscience modifié pourra visualiser, se laisser aller à ses émotions, à ses projections, à ses rêves. Dans l’histoire métaphorique, le patient fait une découverte à partir de l’intérieur !f
En résumé, il existe dans une histoire métaphorique trois niveaux d’action :
1) Celui du message apparent, qui est le déroulement de l’histoire adressée au conscient.
2) Celui du message caché, latent, qui chemine alors souterrainement et qui s’adresse à l’inconscient par suggestion inter contextuelle . Ce message fait écho aux problèmes du patient, et favorise des prises de conscience qui engendrent des réaménagements psychiques.
3) Enfin des niveaux psychiques également atteints par le message caché, mais qui sont inaccessibles au conscient.
Vignette clinique
Issue d’une fratrie de trois, Melle P, est une jeune femme dans la quarantaine, célibataire, sans enfants. Après une psychothérapie d’inspiration psychanalytique de deux ans effectuée avec moi, puis une interruption d’une durée similaire, elle sollicite de nouveau une consultation. Lors de celle-ci, Melle P. est tendue, quasiment figée, et montre un visage crispé. Elle commence par exprimer des angoisses diffuses, disant qu’elle n’aurait pas fini le deuil de sa mère décédée cinq ans auparavant. La patiente me parle ensuite des derniers mois de l’année 2009 et du début de 2010. Devant subir une ablation de la thyroïde (suspicion de cancer) en avril 2009 - l’opération aura finalement lieu en novembre 2009- elle s’engage en juillet dans une relation amoureuse avec un homme divorcé ayant trois enfants, puis entame en septembre une nouvelle formation professionnelle au sein de son entreprise. En janvier 2010, la rencontre amoureuse se solde par une rupture. Depuis février, elle s’est mise à mi-temps thérapeutique, à la fois parce qu’elle s’est « effondrée », mais aussi pour pouvoir mener à bien sa formation. Elle dit vivre ce mi-temps de manière culpabilisée. Ne demandant rien à personne, elle a peu reçu de soutien spontané en retour. Les personnes qui constituent son entourage ont été étonnées de son effondrement.
Notre choix thérapeutique se fixe sur une reprise du lien à soi, quand tout le monde la laisse à son triste sort. Apaiser ses tensions internes par une reconnexion avec elle-même, et retrouver le chemin de ses ressources oubliées.
La psychothérapie préalable nous a allégé des entretiens préparatoires en ciblant assez directement les afflictions. Des séances d’hypnose lui sont proposées.
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Remis au goût du jour par certains thérapeutes comme Jacques Salomé et Michel Dufour, les contes offrent, quand ils sont utilisés par des hypnothérapeutes (comme Evelyne Josse, Jorge Bucay, Consuelo Casuela et bien d’autres), d’autres possibles aux soins ainsi que des perspectives nouvelles. Ces histoires, d’apparence si simples et ordinaires, qui peuvent pourtant être à l’origine de « transe-formations » chez les patients.
Les histoires métaphoriques
C’est une histoire racontée, contée lors d’une transe hypnotique ou dans un contexte de transe légère. C’est une histoire inventée, un récit créé à partir de
métaphores ou d’allégories.
Milton Erickson utilisait des « inductions conversationnelles » ; celles-ci permettent de modifier l’état de conscience du patient dans un but thérapeutique. C’est « l’hypnose sans transe ». Selon Thierry Melchior, il existe des suggestions à l’état de veille et des suggestions hypnotiques. Ces dernières sont adressées à une personne en état d’hypnose : « L’état hypnotique favorise donc une augmentation de la suggestibilité » (Créer le réel, p 68). « La métaphore telle que nous la concevons dans la nouvelle hypnose doit être comprise comme la plus indirecte des suggestions indirectes ». (Ibid.).
Métaphore et / ou allégorie
La première définition des métaphores provient d’Aristote : « Transport à une chose d’un nom qui en désigne une autre, transport de genre à l’espèce, ou de l’espèce au genre ou de l’espèce à l’espèce ou d’après le rapport d’analogie » (E. Josse : Le pouvoir des histoires thérapeutiques, p 26).
Construire une métaphore, c’est extraire un mot ou un groupe de mots de leur contexte, afin de les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit une comparaison dissimulée et exprimée sans le mot « comme ». Pour E. Josse, la métaphore est la matrice de ressemblances potentielles. Le sens propre s’adresse à la raison, et le sens figuré à l’imaginaire. Ainsi la métaphore s’établit comme une image, une histoire ou une anecdote, une citation, un conte.
Selon M. Dufour, la métaphore est un procédé par lequel l’attribution s’effectue surtout, par une comparaison sous-entendue, sur une personne ou une chose : une analogie. Les enseignants utilisent les métaphores pour faire comprendre les diverses notions aux élèves.
A l’ origine de l’allégorie nous trouvons deux mots grecs : allos qui signifie « autre », et agoreuin qui veut dire « parler ». User d’une allégorie c’est donc employer des termes autres que les termes propres en parlant d’une chose. L’allégorie exprime une autre chose !
M. Dufour se réfère au Petit Larousse : l’allégorie est « une représentation, l’expression d’une idée par une figure dotée d’attributs symboliques ou par une métaphore développée » (Allégories pour guérir et grandir, p 23).
L’allégorie est une variante de la métaphore filée. (E Josse). C’est un discours à double sens.
Construction d’une histoire métaphorique
E. Josse détaille l’histoire thérapeutique en différenciant des opérateurs. Les métonymies et les métaphores ne concernent pas que des styles linguistiques essentiellement. Elles sont aussi visuelles comme les images qui sont suggérées par les contes et les histoires faisant appel au pouvoir des représentations oniriques. La construction d’une histoire métaphorique s’effectue selon des procédés semblables aux processus primaires.
Consuelo Casula, psychologue, formatrice à la Scuola Italiana di Ipnosi e Psicoterapia Ericksoniana, s’attache, pour activer la résilience du patient, à intégrer dans les métaphores l’acceptation de la réalité, le contrôle de ses émotions, le sens de la responsabilité, l’autodétermination, la compassion, la tolérance.
Jean-Philippe Vidal préconise la qualité du scénario, colonne vertébrale du récit. Deux éléments majeurs fondent le scénario : les personnages ayant de la profondeur, et la structure scénarique cohérente. L’ennéagramme est pour lui un outil privilégié de cette écriture spécifique.
Un scénario est un processus incluant des repères techniques :
1- Donner un titre accrocheur, inspirant, et illustrant la situation de la personne.
2- Phase d’isomorphisme de la construction. Identifier quelques éléments déterminants de la situation, et faire le choix d’un champ analogique en référence au monde animal, à celui des plantes, à la nature, aux fées, à des personnages légendaires, etc. Un contexte habituel est donné, mais les personnages sont déroutés de leur vie quotidienne, ceci provoquant des tensions et des conflits sans lesquels l’histoire s’arrêterait là.
3- A l’intérieur du champ analogique choisi, pour chaque élément déterminant de l’histoire de référence est construite une structure d’arrière-plan.
4- Trouver un fil conducteur qui traverse les différentes parties de l’histoire métaphorique, c’est-à-dire les problèmes à régler, les conflits, les ressources du sujet, et la résolution (c'est-à-dire la solution trouvée !). Un cheminement s’avère nécessaire pour trouver une résolution, une sortie du conflit. Il conduit vers une nouvelle vérité insaisissable auparavant. Rien ne sera plus comme avant ; il faut renoncer à se raccrocher au passé et faire évoluer la situation. Par une compréhension d’ensemble, l’histoire prend valeur initiatique de solution, face au conflit interne, de la tension existant la vie quotidienne.
5- Devenir conteur ! Le thérapeute avec son observation, son intuition, le choix de ses mots, accompagne de sa voix le patient sur le chemin de sa reconstruction. Le récit doit commencer par quelques phrases types : « Il y a de cela bien longtemps… », « Quand j’étais tout petit…». Ces débuts induisent une désorientation dans le temps.
D’où viennent-elles de telles histoires métaphoriques ? Contes, fables ou récits de toutes cultures, parfois fort anciennes mais pouvant être plus récentes, sont le socle de telles narrations.
Construire l’impact thérapeutique
Pour le psychiatre argentin J. Bucay, l’impact d’une fable, d’un conte ou d’une anecdote reste beaucoup plus longtemps imprégné chez les gens que des explications intellectuelles. Le modèle éricksonnien l’envisage comme « une arme didactique » (Laisse-moi te raconter….les chemins de la vie. p 9). M. Dufour, pour construire cet impact, mixe et /ou s’appuie et/ou s’inspire des récits ou contes en y ajoutant ses écrits, tandis que Jean Touati, sur la base d’un conte, réécrit l’histoire selon la situation du patient, les mots de celle-ci étant alors mis en relief et en couleur dans le texte écrit, puis appuyés intentionnellement lors de sa lecture. Ces mots s’adressent à l’inconscient du patient. Cette métaphore aura une connotation isomorphique, insérée dans une technique de traitement thérapeutique dite « de reconstruction hypnotique ».
D’autres hypnothérapeutes composent au fur et à mesure de la séance. Des ateliers de contes thérapeutiques apprennent à adapter le conte à chaque personne selon ses symptômes et sa personnalité. Des hypnothérapeutes comme E Josse procèdent par une mise en état hypnotique du patient, puis insufflent l’histoire métaphorique en proposant un voyage qui est une allégorie. Cette auteure y insère des suggestions grâce aux canaux sensoriels, en repérant pour chacun de ses patients son canal privilégié. Celui-ci servira de passerelle (dans une conception proche de celle utilisée en PNL) qui fédère une alliance thérapeutique amenant le patient à se sentir compris.
Action des histoires métaphoriques
Suivant M. Dufour, et en accord avec l’approche d’Erickson, la métaphore thérapeutique dépotentialise, lors du premier temps de la transe hypnotique, le cerveau gauche, c'est-à-dire le conscient : « Le conteur rejoindrait davantage le côté intuitif, la spontanéité, la créativité par le biais du cerveau droit pour atteindre l’inconscient » (Allégories pour guérir et grandir, p 32). Le cerveau gauche peut alors secondairement synthétiser le travail préalablement effectué :
« La métaphore et l’allégorie sont probablement les plus efficaces des techniques qui font intervenir l’hémisphère droit parce qu’elles font appel au processus même d’acquisition. » (Ibid., p 29). L’inconscient, « riche de possibilités et de solutions » (p 24), continue à alimenter le conscient par un travail de renforcement. Et les suggestions (ou métaphores) contribueront à graduellement modifier les comportements problématiques. L’ancrage d’un changement insufflé pendant l’état hypnotique deviendra un outil qu’il sera possible de réactiver lorsque cela s’avérera nécessaire. A son insu, le patient en état de conscience modifié pourra visualiser, se laisser aller à ses émotions, à ses projections, à ses rêves. Dans l’histoire métaphorique, le patient fait une découverte à partir de l’intérieur !f
En résumé, il existe dans une histoire métaphorique trois niveaux d’action :
1) Celui du message apparent, qui est le déroulement de l’histoire adressée au conscient.
2) Celui du message caché, latent, qui chemine alors souterrainement et qui s’adresse à l’inconscient par suggestion inter contextuelle . Ce message fait écho aux problèmes du patient, et favorise des prises de conscience qui engendrent des réaménagements psychiques.
3) Enfin des niveaux psychiques également atteints par le message caché, mais qui sont inaccessibles au conscient.
Vignette clinique
Issue d’une fratrie de trois, Melle P, est une jeune femme dans la quarantaine, célibataire, sans enfants. Après une psychothérapie d’inspiration psychanalytique de deux ans effectuée avec moi, puis une interruption d’une durée similaire, elle sollicite de nouveau une consultation. Lors de celle-ci, Melle P. est tendue, quasiment figée, et montre un visage crispé. Elle commence par exprimer des angoisses diffuses, disant qu’elle n’aurait pas fini le deuil de sa mère décédée cinq ans auparavant. La patiente me parle ensuite des derniers mois de l’année 2009 et du début de 2010. Devant subir une ablation de la thyroïde (suspicion de cancer) en avril 2009 - l’opération aura finalement lieu en novembre 2009- elle s’engage en juillet dans une relation amoureuse avec un homme divorcé ayant trois enfants, puis entame en septembre une nouvelle formation professionnelle au sein de son entreprise. En janvier 2010, la rencontre amoureuse se solde par une rupture. Depuis février, elle s’est mise à mi-temps thérapeutique, à la fois parce qu’elle s’est « effondrée », mais aussi pour pouvoir mener à bien sa formation. Elle dit vivre ce mi-temps de manière culpabilisée. Ne demandant rien à personne, elle a peu reçu de soutien spontané en retour. Les personnes qui constituent son entourage ont été étonnées de son effondrement.
Notre choix thérapeutique se fixe sur une reprise du lien à soi, quand tout le monde la laisse à son triste sort. Apaiser ses tensions internes par une reconnexion avec elle-même, et retrouver le chemin de ses ressources oubliées.
La psychothérapie préalable nous a allégé des entretiens préparatoires en ciblant assez directement les afflictions. Des séances d’hypnose lui sont proposées.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
L’hypnose : un « couteau suisse » psychothérapeutique. Marie-Laure GASSIN. Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°23
Une psychologue expérimentée, qui s’est récemment formée à l’hypnose, nous raconte six de ses premiers cas. Initiée depuis quelques années à l’hypnose ericksonienne, j’ai envie de partager ici quelques pastilles cliniques où j’ai pu, semble-t-il avec bonheur, utiliser mes « jeunes » compétences en la matière.
nitiée depuis quelques années à l’hypnose éricksonienne, j’ai envie de partager ici quelques pastilles cliniques où j’ai pu, semble-t-il avec bonheur, utiliser mes « jeunes » compétences en la matière.
D’abord infirmière, puis psychologue et psychothérapeute formée depuis longtemps à la Gestalt-thérapie (1984), à diverses techniques psycho-corporelles (1989-96), et plus récemment à l’EMDR (depuis 1997), j’ai été sensibilisée une première fois à l’hypnothérapie à l’occasion d’un séminaire avec Carol Erickson en 1995.
Depuis 2003, j’apprends à mieux connaître cet outil fantastique. J’ai suivi une première formation à Lyon, puis plusieurs séminaires d’hypnose centrée sur le corps (avec Maggie Phillips, Christian Flèche). En 2006, j’ai découvert, près de chez moi, l’Institut Milton Erickson d’Avignon-Provence. Opportunité fort agréable de rencontrer de nombreux collègues dans une ambiance conviviale, d’entendre parler de notre « art » à travers des versions variées (Transversales, université d’été, séminaires plus spécifiques).
Auparavant, j’ai eu l’occasion de fréquenter des milieux « branchés » où le « magnétisme » avait encore et toujours ses lettres de noblesse. D’ailleurs, c’est peut-être bien un héritage familial : le médecin et le magnétiseur ont toujours soigné de concert dans la campagne provençale où j’ai grandi. Dans la lignée ancestrale, le « guérisseur-rebouteux-masseur-magnétiseur-conteur » a pu trouver une figure emblématique en la personne d’un grand-oncle invité à exercer son talent de plus en plus officiellement, y compris jusqu’à la cour d’Angleterre.
Il n’est pas très étonnant que je sois « tombée dans la marmite » de bonne heure. J’ai toujours imaginé que je serai soignante, d’une manière ou d’une autre. Petite, je soignais les chats, les fleurs, et même les poupées à grands coups de mercurochrome. Depuis lors, j’ai appris à « enlever le feu », à « magnétiser » les plaies, les bosses, les inflammations, les ennuis liés au « trop » et aux « stases ». En écrivant cela, j’imagine bien qu’en d’autres temps, j’eusse fini sur un bûcher de bois sec ! J’espère ne pas encourir les foudres du surmoi collectif qui, à notre époque, sévit volontiers sous une apparence scientifique.
Au cours des thérapies que je rapporte ci-dessous, j’ai utilisé l’hypnose de plusieurs manières : soit ponctuellement, par exemple pour préparer une intervention chirurgicale, soit comme médiation principale (situations d’épuisement, de harcèlement, thérapies brèves, réorientation) ou ponctuellement au décours de thérapies plus longues (pour permettre d’intégrer le travail accompli, mettre au calme, trouver des issues et des solutions).
Les résultats obtenus m’encouragent à pratiquer de plus en plus cette forme de soin. Ou peut-être simplement de communication ?
Cécile ou l’aveuglante évidence
Femme « forte », très active, d’une quarantaine d’années, à la tête d’une entreprise qu’elle a créée, Cécile ne comprend pas pourquoi la machine s’est bloquée depuis quelques années. Son carnet de commandes stagne, ses clients ne lui règlent pas leurs dettes et son équipe gère mal les tensions interpersonnelles.
Sa demande, confuse, avance le besoin de « voir ». Elle ne comprend pas, elle dit qu’elle ne « voit rien ». Elle est persuadée que quelque chose en elle déclenche tous ces désastres. Intéressée par l’hypnose depuis longtemps, elle souhaite « débloquer » son imaginaire pour, peut-être, « débloquer » la situation.
Il faudrait que les choses se remettent en route, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle. Au niveau somatique, en effet, son transit intestinal est aussi bloqué que le reste. Toute sa vie est envahie par une angoisse sourde devenue habituelle et donc non repérable. Cécile ne comprend pas ses accès de violence, ses réactions allergiques et son sommeil dévasté. Elle se pose toujours les mêmes questions effrayantes : comment payer ses salariés ? Comment son entreprise, qui n’a jamais été vraiment florissante, pourrait-elle survivre sans rentrées financières, sans commandes ? Comment peut-elle faire face à ses échéances ? Qu’est-ce qui va encore lui tomber sur la tête, après ces escroqueries, qu’elle me signale distraitement ? Deux tentatives malheureuses de sous-traitance qui l’ont engluée dans cette série de désastres. Elle est complètement aveugle à son propre épuisement.
L’objectif, au cours de la séance d’hypnose que nous programmons après une série d’entretiens exploratoires, est d’obtenir un « diagnostic » de la part de son inconscient. Pour le dire autrement, il me semble urgent de l’aider à se reconnecter à sa conscience instinctive, à sa vitalité profonde, actuellement dans le « rouge ».
Tandis que j’induis une transe légère, diverses imageries du « problème » me viennent en tête dont « un arbre puissant étouffé par des parasites qui l’enserrent » : elle réagit à cette proposition. Je devrais probablement dire « son inconscient réagit » car l’index gauche se met à « clignoter ». Dans le signaling convenu, ça dit « oui ». Et je demande à son inconscient de trouver une solution.
En sortant de sa transe, elle jubile : « C’est la première fois que je vois quelque chose ! » Le grand chêne de sa propriété cévenole s’est montré avec beaucoup de précision, envahi par un lierre épais qu’il fallait couper.
Lors de notre rencontre suivante, elle m’annonce, victorieuse, qu’elle a passé le week-end à nettoyer son chêne « pour de vrai ». Et, dans la foulée, sans trop le réaliser, elle rajoute que « les choses ont l’air de se débloquer ». En effet, la maison, qu’elle cherche à vendre depuis plus de deux ans, a enfin trouvé un acquéreur. Une issue pour s’éloigner de la galère financière ?
Ce mouvement va-t-il suivre dans son travail ? Il semblerait bien car l’une de ses collaboratrices vient de « faire la paix » avec les autres. Ouf ! Pour le reste, attendons encore un peu.
En tout cas, elle réalise enfin combien elle est épuisée après ces années « maudites ». Et c’est, pour elle, une libération incroyable que de prendre conscience de sa fatigue, de la comprendre, de l’accepter. Comme si les choses pouvaient alors retrouver leur place. La vie redevient envisageable ; elle entrevoit une issue. Elle retrouve confiance dans son intuition qui, depuis ces dernières années, était « tombée en panne ».
Maria, l’Amazone gauchère
Elle prend contact avec moi, le 30 août 2004, « pour faire de l’hypnose » sur le conseil de son médecin homéopathe. Elle souffre de diverses phobies, en particulier médicales. Elle présente surtout une dépendance affective lourde de toutes les humiliations et les violences vécues jadis et maintenant encore dans le milieu familial.
Cette belle femme de 45 ans, célibataire, se demande en effet comment se situer par rapport à sa famille, conflictuelle et dissonante, dont elle ne peut se détacher. Le seul élément totalement positif pour elle était son père, malheureusement décédé depuis longtemps.
Elle est institutrice dans une école languedocienne, c’est-à-dire suffisamment loin de son île natale pour se sentir en sécurité. Là bas, « au village », sa mère vit avec le plus jeune de ses enfants, schizophrène. La sœur aînée, à 200 kilomètres, veut régenter tout le monde, notamment sa petite sœur. La mère, quant à elle, exige des communications téléphoniques et des visites régulières durant lesquelles elle passe son temps à dénigrer Maria qui, selon elle, ne fait jamais bien, n’est pas jolie, ne sait pas s’habiller, ne sait pas s’alimenter, n’est pas une bonne fille. Bref, le cauchemar est bien rodé.
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D’abord infirmière, puis psychologue et psychothérapeute formée depuis longtemps à la Gestalt-thérapie (1984), à diverses techniques psycho-corporelles (1989-96), et plus récemment à l’EMDR (depuis 1997), j’ai été sensibilisée une première fois à l’hypnothérapie à l’occasion d’un séminaire avec Carol Erickson en 1995.
Depuis 2003, j’apprends à mieux connaître cet outil fantastique. J’ai suivi une première formation à Lyon, puis plusieurs séminaires d’hypnose centrée sur le corps (avec Maggie Phillips, Christian Flèche). En 2006, j’ai découvert, près de chez moi, l’Institut Milton Erickson d’Avignon-Provence. Opportunité fort agréable de rencontrer de nombreux collègues dans une ambiance conviviale, d’entendre parler de notre « art » à travers des versions variées (Transversales, université d’été, séminaires plus spécifiques).
Auparavant, j’ai eu l’occasion de fréquenter des milieux « branchés » où le « magnétisme » avait encore et toujours ses lettres de noblesse. D’ailleurs, c’est peut-être bien un héritage familial : le médecin et le magnétiseur ont toujours soigné de concert dans la campagne provençale où j’ai grandi. Dans la lignée ancestrale, le « guérisseur-rebouteux-masseur-magnétiseur-conteur » a pu trouver une figure emblématique en la personne d’un grand-oncle invité à exercer son talent de plus en plus officiellement, y compris jusqu’à la cour d’Angleterre.
Il n’est pas très étonnant que je sois « tombée dans la marmite » de bonne heure. J’ai toujours imaginé que je serai soignante, d’une manière ou d’une autre. Petite, je soignais les chats, les fleurs, et même les poupées à grands coups de mercurochrome. Depuis lors, j’ai appris à « enlever le feu », à « magnétiser » les plaies, les bosses, les inflammations, les ennuis liés au « trop » et aux « stases ». En écrivant cela, j’imagine bien qu’en d’autres temps, j’eusse fini sur un bûcher de bois sec ! J’espère ne pas encourir les foudres du surmoi collectif qui, à notre époque, sévit volontiers sous une apparence scientifique.
Au cours des thérapies que je rapporte ci-dessous, j’ai utilisé l’hypnose de plusieurs manières : soit ponctuellement, par exemple pour préparer une intervention chirurgicale, soit comme médiation principale (situations d’épuisement, de harcèlement, thérapies brèves, réorientation) ou ponctuellement au décours de thérapies plus longues (pour permettre d’intégrer le travail accompli, mettre au calme, trouver des issues et des solutions).
Les résultats obtenus m’encouragent à pratiquer de plus en plus cette forme de soin. Ou peut-être simplement de communication ?
Cécile ou l’aveuglante évidence
Femme « forte », très active, d’une quarantaine d’années, à la tête d’une entreprise qu’elle a créée, Cécile ne comprend pas pourquoi la machine s’est bloquée depuis quelques années. Son carnet de commandes stagne, ses clients ne lui règlent pas leurs dettes et son équipe gère mal les tensions interpersonnelles.
Sa demande, confuse, avance le besoin de « voir ». Elle ne comprend pas, elle dit qu’elle ne « voit rien ». Elle est persuadée que quelque chose en elle déclenche tous ces désastres. Intéressée par l’hypnose depuis longtemps, elle souhaite « débloquer » son imaginaire pour, peut-être, « débloquer » la situation.
Il faudrait que les choses se remettent en route, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle. Au niveau somatique, en effet, son transit intestinal est aussi bloqué que le reste. Toute sa vie est envahie par une angoisse sourde devenue habituelle et donc non repérable. Cécile ne comprend pas ses accès de violence, ses réactions allergiques et son sommeil dévasté. Elle se pose toujours les mêmes questions effrayantes : comment payer ses salariés ? Comment son entreprise, qui n’a jamais été vraiment florissante, pourrait-elle survivre sans rentrées financières, sans commandes ? Comment peut-elle faire face à ses échéances ? Qu’est-ce qui va encore lui tomber sur la tête, après ces escroqueries, qu’elle me signale distraitement ? Deux tentatives malheureuses de sous-traitance qui l’ont engluée dans cette série de désastres. Elle est complètement aveugle à son propre épuisement.
L’objectif, au cours de la séance d’hypnose que nous programmons après une série d’entretiens exploratoires, est d’obtenir un « diagnostic » de la part de son inconscient. Pour le dire autrement, il me semble urgent de l’aider à se reconnecter à sa conscience instinctive, à sa vitalité profonde, actuellement dans le « rouge ».
Tandis que j’induis une transe légère, diverses imageries du « problème » me viennent en tête dont « un arbre puissant étouffé par des parasites qui l’enserrent » : elle réagit à cette proposition. Je devrais probablement dire « son inconscient réagit » car l’index gauche se met à « clignoter ». Dans le signaling convenu, ça dit « oui ». Et je demande à son inconscient de trouver une solution.
En sortant de sa transe, elle jubile : « C’est la première fois que je vois quelque chose ! » Le grand chêne de sa propriété cévenole s’est montré avec beaucoup de précision, envahi par un lierre épais qu’il fallait couper.
Lors de notre rencontre suivante, elle m’annonce, victorieuse, qu’elle a passé le week-end à nettoyer son chêne « pour de vrai ». Et, dans la foulée, sans trop le réaliser, elle rajoute que « les choses ont l’air de se débloquer ». En effet, la maison, qu’elle cherche à vendre depuis plus de deux ans, a enfin trouvé un acquéreur. Une issue pour s’éloigner de la galère financière ?
Ce mouvement va-t-il suivre dans son travail ? Il semblerait bien car l’une de ses collaboratrices vient de « faire la paix » avec les autres. Ouf ! Pour le reste, attendons encore un peu.
En tout cas, elle réalise enfin combien elle est épuisée après ces années « maudites ». Et c’est, pour elle, une libération incroyable que de prendre conscience de sa fatigue, de la comprendre, de l’accepter. Comme si les choses pouvaient alors retrouver leur place. La vie redevient envisageable ; elle entrevoit une issue. Elle retrouve confiance dans son intuition qui, depuis ces dernières années, était « tombée en panne ».
Maria, l’Amazone gauchère
Elle prend contact avec moi, le 30 août 2004, « pour faire de l’hypnose » sur le conseil de son médecin homéopathe. Elle souffre de diverses phobies, en particulier médicales. Elle présente surtout une dépendance affective lourde de toutes les humiliations et les violences vécues jadis et maintenant encore dans le milieu familial.
Cette belle femme de 45 ans, célibataire, se demande en effet comment se situer par rapport à sa famille, conflictuelle et dissonante, dont elle ne peut se détacher. Le seul élément totalement positif pour elle était son père, malheureusement décédé depuis longtemps.
Elle est institutrice dans une école languedocienne, c’est-à-dire suffisamment loin de son île natale pour se sentir en sécurité. Là bas, « au village », sa mère vit avec le plus jeune de ses enfants, schizophrène. La sœur aînée, à 200 kilomètres, veut régenter tout le monde, notamment sa petite sœur. La mère, quant à elle, exige des communications téléphoniques et des visites régulières durant lesquelles elle passe son temps à dénigrer Maria qui, selon elle, ne fait jamais bien, n’est pas jolie, ne sait pas s’habiller, ne sait pas s’alimenter, n’est pas une bonne fille. Bref, le cauchemar est bien rodé.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Energetique du lemniscate, ou l’hypnose tourneboulée? Jean-Pierre Courtial, Maria Colliot, pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves 23
A partir d’un cas, l’auteur présente une modélisation du travail hypnotique qui intègre l’approche énergétique utilisée dans les médecines orientales.
Comment ce que les thérapeutes énergéticiens nomment énergie s’articule-t-il avec l’hypnose ? La pratique de l’hypnose peut-elle prendre une dimension énergétique ? A propos de sa pratique, Mesmer évoquait un fluide qu’il estimait spécifique au monde animal (par opposition au magnétisme de la matière inerte et des aimants) (Bellet, 2009). Pour lui ce fluide présentait tous les aspects d’une énergie. Y aurait-il un rapport entre hypnose et énergie ?
L’hypnose montre bien la multiplicité des états de conscience, des ressources potentielles, des bifurcations engendrant des « croyances » qui conditionnent les comportements. Ernest Rossi (2001, 2007, 2008) considère l’hypnose comme une manière de modifier l’équilibre d’un système, à la façon de la dynamique non linéaire, parfois chaotique, des systèmes auto-organisés. Il compare la guérison au processus de découverte, à l’eureka du chercheur. Il invoque le processus des neurones miroirs dans la symétrie des prises de conscience entre le thérapeute et le patient.
Concrétiser un problème
De façon générale, l’hypnose change les croyances de la personne, en tant que celles-ci expriment sa façon d’interpréter le monde et ce qu’elle est par rapport au monde. Il faut inscrire le problème des patients dans leur corps. Une personne souffrait d’une peur. La thérapeute énergéticienne lui a demandé :
- A quoi ressemble cette peur ?
- A une boule.
- De quelle couleur est cette boule ? Quelle est sa taille ?
- Elle est noire.
La thérapeute va tenter de transformer cette couleur en une couleur plus agréable, de la transformer en ressource, dans un processus non causal de co-émergence que nous préciserons plus loin. En effet, la peur évoque aussi un contexte qu’il va être possible de réinterpréter positivement lorsque la peur, associée à un élément positif, passe à l’arrière-plan, s’atténue . La peur exprime aussi une réaction de survie, elle n’est pas seulement négative. Autrement dit, le problème contient aussi sa solution.
L’hypnose nous suggère de matérialiser la souffrance abstraite. Elle met en œuvre des isomorphismes entre les gestes et le cheminement de la pensée. Pour le thérapeute énergéticien, il est possible d’utiliser le corps de façon plus systématique encore. Les métaphores ne sont pas que symboliques. Elles représentent des structures mentales ancrées dans des structures physiques.
C’est ainsi que la thérapeute considère que la boule est plus qu’une métaphore, qu’elle a une sorte de matérialité dans le corps du patient. Transformée en ressource, la thérapeute énergéticienne s’en empare avec les mains et va faire en sorte qu’elle remplisse d’énergie tout le corps du patient. Si elle la perçoit au niveau du ventre, elle suggère au patient de donner cette « information » à tout son corps. La thérapeute ressent si l’énergie reste bloquée quelque part sous la forme d’une sensation de froid au niveau de ses mains qu’elle promène à proximité du corps. Avec ses mains, elle ressent cette énergie avant qu’elle soit bloquée et la renvoie vers le corps pour qu’elle franchisse le passage.
La matérialité des métaphores
Tout cela suppose la fin d’une dualité entre la pensée et le fonctionnement physique . Il faut considérer une parole échangée comme une interaction pas différente d’une réaction hormonale ou motrice à la présence de quelqu’un (Cyrulnik, 1991). Il y a peu de recherches dans ce domaine parce que la culture occidentale s’est construite sur l’idée d’autonomie de la pensée, que la pensée n’est pas une relation psychophysique. A l’inverse, la pensée orientale, et notamment la médecine traditionnelle chinoise, n’a pas connu cette autonomie de la pensée, la dualité sujet objet, à l’origine cependant de la science telle que nous la connaissons. De même la pensée occidentale, sous l’influence du monothéisme, considère qu’il y a a priori une unité de la personne là où la pensée orientale considère des « sois » multiples.
Il se trouve que les modèles actuels de la conscience suggèrent une pluralité d’états de conscience possibles selon la cohérence de réseaux neuronaux en concurrence, ces réseaux étant en état d’oscillation cyclique en recherche de synchronie (Koch, 2006, Dennett, 2008). En anthropologie des sciences, la théorie de la traduction considère que les interactions qui produisent la conscience mettent en jeu sur le même plan, de façon indissociable, des acteurs humains et des acteurs non humains, du langage et des actes (Akrich, Callon et Latour, 2006). Ces acteurs interviennent en tant que réseaux associatifs s’articulant les uns aux autres et non en tant que causes, d’où leur nom d’acteurs réseaux. La conscience est la conséquence d’un état d’équilibre sociocognitif de ces acteurs, sociocognitif parce qu’il mélange le social (ou le culturel) et le cognitif (Courtial, 2008a, 2008b). C’est un acteur réseau tel que ce que nous percevons de nous-même est la conséquence d’une relation . On s’explique alors qu’une peur comme une boule puisse être considérée comme un acteur en elle-même, qu’il soit possible de s’adresser à cet acteur comme une personne et que la conscience de soi, ce qui est attribuable au milieu et ce qui est attribuable à soi-même, se répartisse autrement.
On peut comprendre ainsi l’hypnose introduisant une relation qui supprime la conscience de soi comme acteur : inconscience par exemple, à l’occasion d’une « hypnose spectacle » d’avoir été « programmé » par suggestion post-hypnotique à délacer ses chaussures au réveil. D’un autre côté, l’idée de fonctionnement biocognitif de l’être humain est apparue à la suite des travaux de Varela (1989) puis de Martinez (2001). Martinez suggère l’existence d’un stockage fractal d’une bioinformation, c’est-à-dire que c’est la structure de l’information qui est stockée à différents niveaux cognitivo-biologico-culturels . Il en résulte une logique de co-émergence instantanée, non linéaire, d’un phénomène biocognitif lorsque que c’est la même forme qui est activée à différents niveaux (aspect fractal). Le système corps esprit serait organisé comme un réseau fractal mêlant information et matière (à la différence de l’analyse des systèmes qui présuppose des éléments matériels fixes en interaction causale et non fractale par de l’information) obéissant à un algorithme de renforcement de cycles d’où co-émergent des éléments ou acteurs provisoires (Courtial, 2009, 2010, Courtial, Bailon-Moreno et Dumont, 2007, Courtial et Bailon-Moreno, 2007, Garnier, 2008, Herbet, 2008).
On a découvert récemment l’existence de neurones miroirs (Rizzolatti, 2007). La découverte des neurones miroirs suggère un principe de contagion des états non seulement mentaux mais biocognitifs. Un neurone miroir s’active de la même manière pour un comportement observé et le même comportement adopté. A cela s’ajoute chez certaines personnes le phénomène de synesthésie visuo-tactile selon lequel voir quelqu’un touché par un tiers entraîne la sensation d’être touché (Banissy et Ward, 2007). On fait l’hypothèse aujourd’hui que la même chose fonctionne au niveau du langage et pas seulement de la vue, voire au niveau des autres sens. Une parole entendue aurait des effets identiques à la même parole prononcée. Un toucher par quelqu’un sur nous aurait des effets identiques au même geste effectué par nous-même.
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L’hypnose montre bien la multiplicité des états de conscience, des ressources potentielles, des bifurcations engendrant des « croyances » qui conditionnent les comportements. Ernest Rossi (2001, 2007, 2008) considère l’hypnose comme une manière de modifier l’équilibre d’un système, à la façon de la dynamique non linéaire, parfois chaotique, des systèmes auto-organisés. Il compare la guérison au processus de découverte, à l’eureka du chercheur. Il invoque le processus des neurones miroirs dans la symétrie des prises de conscience entre le thérapeute et le patient.
Concrétiser un problème
De façon générale, l’hypnose change les croyances de la personne, en tant que celles-ci expriment sa façon d’interpréter le monde et ce qu’elle est par rapport au monde. Il faut inscrire le problème des patients dans leur corps. Une personne souffrait d’une peur. La thérapeute énergéticienne lui a demandé :
- A quoi ressemble cette peur ?
- A une boule.
- De quelle couleur est cette boule ? Quelle est sa taille ?
- Elle est noire.
La thérapeute va tenter de transformer cette couleur en une couleur plus agréable, de la transformer en ressource, dans un processus non causal de co-émergence que nous préciserons plus loin. En effet, la peur évoque aussi un contexte qu’il va être possible de réinterpréter positivement lorsque la peur, associée à un élément positif, passe à l’arrière-plan, s’atténue . La peur exprime aussi une réaction de survie, elle n’est pas seulement négative. Autrement dit, le problème contient aussi sa solution.
L’hypnose nous suggère de matérialiser la souffrance abstraite. Elle met en œuvre des isomorphismes entre les gestes et le cheminement de la pensée. Pour le thérapeute énergéticien, il est possible d’utiliser le corps de façon plus systématique encore. Les métaphores ne sont pas que symboliques. Elles représentent des structures mentales ancrées dans des structures physiques.
C’est ainsi que la thérapeute considère que la boule est plus qu’une métaphore, qu’elle a une sorte de matérialité dans le corps du patient. Transformée en ressource, la thérapeute énergéticienne s’en empare avec les mains et va faire en sorte qu’elle remplisse d’énergie tout le corps du patient. Si elle la perçoit au niveau du ventre, elle suggère au patient de donner cette « information » à tout son corps. La thérapeute ressent si l’énergie reste bloquée quelque part sous la forme d’une sensation de froid au niveau de ses mains qu’elle promène à proximité du corps. Avec ses mains, elle ressent cette énergie avant qu’elle soit bloquée et la renvoie vers le corps pour qu’elle franchisse le passage.
La matérialité des métaphores
Tout cela suppose la fin d’une dualité entre la pensée et le fonctionnement physique . Il faut considérer une parole échangée comme une interaction pas différente d’une réaction hormonale ou motrice à la présence de quelqu’un (Cyrulnik, 1991). Il y a peu de recherches dans ce domaine parce que la culture occidentale s’est construite sur l’idée d’autonomie de la pensée, que la pensée n’est pas une relation psychophysique. A l’inverse, la pensée orientale, et notamment la médecine traditionnelle chinoise, n’a pas connu cette autonomie de la pensée, la dualité sujet objet, à l’origine cependant de la science telle que nous la connaissons. De même la pensée occidentale, sous l’influence du monothéisme, considère qu’il y a a priori une unité de la personne là où la pensée orientale considère des « sois » multiples.
Il se trouve que les modèles actuels de la conscience suggèrent une pluralité d’états de conscience possibles selon la cohérence de réseaux neuronaux en concurrence, ces réseaux étant en état d’oscillation cyclique en recherche de synchronie (Koch, 2006, Dennett, 2008). En anthropologie des sciences, la théorie de la traduction considère que les interactions qui produisent la conscience mettent en jeu sur le même plan, de façon indissociable, des acteurs humains et des acteurs non humains, du langage et des actes (Akrich, Callon et Latour, 2006). Ces acteurs interviennent en tant que réseaux associatifs s’articulant les uns aux autres et non en tant que causes, d’où leur nom d’acteurs réseaux. La conscience est la conséquence d’un état d’équilibre sociocognitif de ces acteurs, sociocognitif parce qu’il mélange le social (ou le culturel) et le cognitif (Courtial, 2008a, 2008b). C’est un acteur réseau tel que ce que nous percevons de nous-même est la conséquence d’une relation . On s’explique alors qu’une peur comme une boule puisse être considérée comme un acteur en elle-même, qu’il soit possible de s’adresser à cet acteur comme une personne et que la conscience de soi, ce qui est attribuable au milieu et ce qui est attribuable à soi-même, se répartisse autrement.
On peut comprendre ainsi l’hypnose introduisant une relation qui supprime la conscience de soi comme acteur : inconscience par exemple, à l’occasion d’une « hypnose spectacle » d’avoir été « programmé » par suggestion post-hypnotique à délacer ses chaussures au réveil. D’un autre côté, l’idée de fonctionnement biocognitif de l’être humain est apparue à la suite des travaux de Varela (1989) puis de Martinez (2001). Martinez suggère l’existence d’un stockage fractal d’une bioinformation, c’est-à-dire que c’est la structure de l’information qui est stockée à différents niveaux cognitivo-biologico-culturels . Il en résulte une logique de co-émergence instantanée, non linéaire, d’un phénomène biocognitif lorsque que c’est la même forme qui est activée à différents niveaux (aspect fractal). Le système corps esprit serait organisé comme un réseau fractal mêlant information et matière (à la différence de l’analyse des systèmes qui présuppose des éléments matériels fixes en interaction causale et non fractale par de l’information) obéissant à un algorithme de renforcement de cycles d’où co-émergent des éléments ou acteurs provisoires (Courtial, 2009, 2010, Courtial, Bailon-Moreno et Dumont, 2007, Courtial et Bailon-Moreno, 2007, Garnier, 2008, Herbet, 2008).
On a découvert récemment l’existence de neurones miroirs (Rizzolatti, 2007). La découverte des neurones miroirs suggère un principe de contagion des états non seulement mentaux mais biocognitifs. Un neurone miroir s’active de la même manière pour un comportement observé et le même comportement adopté. A cela s’ajoute chez certaines personnes le phénomène de synesthésie visuo-tactile selon lequel voir quelqu’un touché par un tiers entraîne la sensation d’être touché (Banissy et Ward, 2007). On fait l’hypothèse aujourd’hui que la même chose fonctionne au niveau du langage et pas seulement de la vue, voire au niveau des autres sens. Une parole entendue aurait des effets identiques à la même parole prononcée. Un toucher par quelqu’un sur nous aurait des effets identiques au même geste effectué par nous-même.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Les résultats expérimentaux sur la physiologie de la douleur peuvent-ils guider nos suggestions hypnotiques ? Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.
Mme Lydie Huygue, psychologue et Dr Laurent Laubenheimer, algologue Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves. Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
14h30 - 16h15
Les résultats expérimentaux sur la physiologie de la douleur peuvent-ils guider nos suggestions hypnotiques ?
Mme Lydie Huygue, psychologue et Dr Laurent Laubenheimer, algologue
Ces dernières liées à l’écoulement du temps peuvent elles moduler la perception de la douleur? La douleur est une expérience complexe intégrant à la fois des dimensions biologiques, neurologiques, psychologiques. Cette complexité rend difficile de prédire avec certitude le succès ou l’inefficacité d’un premier traitement antalgique.
Aussi, la rigueur scientifique de la recherche expérimentale et L’Evidence Base Medecine (EBM) induisent en permanence une réflexion sur le bien fondé de nos choix thérapeutiques. Même si l’efficacité antalgique de l’hypnose a été largement démontrée cliniquement et expérimentalement, l’hypnothérapeute peut être confronté, comme avec les traitements médicamenteux, à certaines hésitations lors du choix des suggestions hypnotiques à visée antalgique.
Peux t-on alors s’inspirer de la rigueur de l’EBM et des conditions expérimentales pour optimiser nos suggestions hypnotiques mais sans craindre en même temps de perdre l’esprit holistique de l’hypnose ? Plutôt que de chercher à opposer d’un côté la vision holistique de l’hypnose et de l’autre la simplification nécessaire à l’EBM, nous nous proposons dans ce travail de faire une revue des résultats expérimentaux récents dans la recherche sur la physiologie de la douleur et d’y associer des réflexions et idées de suggestions verbales.
En effet, d’un côté, l’approche globaliste de l’hypnose nous pousse à ajuster les suggestions verbales à chaque patient et redonne ainsi à ce dernier son rôle d’acteur dans son processus de soulagement.
De l’autre, la simplification des regards, l’uniformisation ou l’application « mécanique » des suggestions hypnotiques nécessaire à la définition des paradigmes expérimentaux peuvent hélas dissimuler la singularité de chaque individu. Nonobstant le consensus sur la pertinence de l’adaptation des suggestions hypnotiques à chaque patient, la connaissance des paradigmes et résultats expérimentaux peut selon toutes vraisemblance nous aider à choisir parmi les différents types de suggestions verbales antalgiques.
Partant de publications scientifiques, nous aborderons dans ce travail l’efficacité des suggestions localisées en fonction du degré de suggestibilité; de même que celles axées sur la tonalité émotionnelle de la douleur. Enfin, nous discuterons de l’effet potentiel de la perception du temps en hypnose analgésie.
En effet, il apparaît que l’illusion d’une durée plus courte lors d’une stimulation nociceptive réduise à elle seule l’intensité douloureuse perçue. »
Objectifs :
Synthèse de paradigmes expérimentaux récents sur la physiologie de la douleur
Mise en évidence du lien entre type de suggestions verbales/hypnosabilité/degré d’antalgie induite par ces suggestions
Discussion de l’intérêt de suggestions dirigées vers la perception subjective du temps pour réduire l’intensité de la douleur
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012 14h30 - 16h15
Pour s'inscrire ou lire le programme: www.emergences-rennes.com
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Mme Lydie Huygue, psychologue et Dr Laurent Laubenheimer, algologue
Ces dernières liées à l’écoulement du temps peuvent elles moduler la perception de la douleur? La douleur est une expérience complexe intégrant à la fois des dimensions biologiques, neurologiques, psychologiques. Cette complexité rend difficile de prédire avec certitude le succès ou l’inefficacité d’un premier traitement antalgique.
Aussi, la rigueur scientifique de la recherche expérimentale et L’Evidence Base Medecine (EBM) induisent en permanence une réflexion sur le bien fondé de nos choix thérapeutiques. Même si l’efficacité antalgique de l’hypnose a été largement démontrée cliniquement et expérimentalement, l’hypnothérapeute peut être confronté, comme avec les traitements médicamenteux, à certaines hésitations lors du choix des suggestions hypnotiques à visée antalgique.
Peux t-on alors s’inspirer de la rigueur de l’EBM et des conditions expérimentales pour optimiser nos suggestions hypnotiques mais sans craindre en même temps de perdre l’esprit holistique de l’hypnose ? Plutôt que de chercher à opposer d’un côté la vision holistique de l’hypnose et de l’autre la simplification nécessaire à l’EBM, nous nous proposons dans ce travail de faire une revue des résultats expérimentaux récents dans la recherche sur la physiologie de la douleur et d’y associer des réflexions et idées de suggestions verbales.
En effet, d’un côté, l’approche globaliste de l’hypnose nous pousse à ajuster les suggestions verbales à chaque patient et redonne ainsi à ce dernier son rôle d’acteur dans son processus de soulagement.
De l’autre, la simplification des regards, l’uniformisation ou l’application « mécanique » des suggestions hypnotiques nécessaire à la définition des paradigmes expérimentaux peuvent hélas dissimuler la singularité de chaque individu. Nonobstant le consensus sur la pertinence de l’adaptation des suggestions hypnotiques à chaque patient, la connaissance des paradigmes et résultats expérimentaux peut selon toutes vraisemblance nous aider à choisir parmi les différents types de suggestions verbales antalgiques.
Partant de publications scientifiques, nous aborderons dans ce travail l’efficacité des suggestions localisées en fonction du degré de suggestibilité; de même que celles axées sur la tonalité émotionnelle de la douleur. Enfin, nous discuterons de l’effet potentiel de la perception du temps en hypnose analgésie.
En effet, il apparaît que l’illusion d’une durée plus courte lors d’une stimulation nociceptive réduise à elle seule l’intensité douloureuse perçue. »
Objectifs :
Synthèse de paradigmes expérimentaux récents sur la physiologie de la douleur
Mise en évidence du lien entre type de suggestions verbales/hypnosabilité/degré d’antalgie induite par ces suggestions
Discussion de l’intérêt de suggestions dirigées vers la perception subjective du temps pour réduire l’intensité de la douleur
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Toucher avec les Mots, Parler avec les Mains. 2eme Partie. Laurent GROSS, Paris. Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.
Laurent GROSS, Paris, est un ex-Kinésithérapeute et Ostéopathe de formation, et utilise l'Hypnose Ericksonienne, l'EMDR, l'IMO comme outils de Thérapies Brèves.Son intervention est la deuxième partie du Congrès Hypnose et Dépressions de St Malo 2010.Vendredi 18 Mai 2012 de 16h40 à 18h20
Professionnels de santé, en thérapies manuelles ou non, nous avons à notre disposition un outil simple et merveilleux : nos mains.
Nos mains qui peuvent prendre le temps d’écouter, de ressentir, d’apaiser les maux.
Et des mots qui peuvent aussi sortir de nos lignes de la main.
Du toucher du praticien va naître le silence ou la parole, du silence ou de la parole va naître le micro-mouvement, le mouvement, l’impulsion, l’action.
Ré-apprenons alors, à poser nos stylos afin de poser nos mains sur nos patients, et par des approches simples et accessibles à tous, des approches issues de l’ostéopathie, de l’acupuncture, des zones réflexes, de construire de nouvelles perspectives de soins, un nouveau langage dynamique avec cette main qui touche, cette main qui assure, cette main qui rassure, cette main qui entend, cette main qui écoute, cette main qui parle aux maux
Au cours de cet atelier, nous irons au contact de ces régions anatomiques spécifiques retrouvées le plus souvent associées à la douleur chronique, afin de les rééduquer, de les réveiller à la mobilité physiologique et antalgique.
Parce que les Coups et les Douleurs, ça se dicute
Alors, il ne nous reste plus qu’à joindre le geste à la parole….
A oser mettre la main à la patte
Objectifs pédagogiques
Que le thérapeute puisse oser poser sa main afin d’écouter différemment et mieux entendre le patient douloureux.
Laisser le patient se prendre par la main et l’amener à pratiquer l’auto-hypnose
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Vendredi 18 Mai 2012
Laurent GROSS sur hypnose-ericksonienne-paris.fr et hypnose-therapeutique.com
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Nos mains qui peuvent prendre le temps d’écouter, de ressentir, d’apaiser les maux.
Et des mots qui peuvent aussi sortir de nos lignes de la main.
Du toucher du praticien va naître le silence ou la parole, du silence ou de la parole va naître le micro-mouvement, le mouvement, l’impulsion, l’action.
Ré-apprenons alors, à poser nos stylos afin de poser nos mains sur nos patients, et par des approches simples et accessibles à tous, des approches issues de l’ostéopathie, de l’acupuncture, des zones réflexes, de construire de nouvelles perspectives de soins, un nouveau langage dynamique avec cette main qui touche, cette main qui assure, cette main qui rassure, cette main qui entend, cette main qui écoute, cette main qui parle aux maux
Au cours de cet atelier, nous irons au contact de ces régions anatomiques spécifiques retrouvées le plus souvent associées à la douleur chronique, afin de les rééduquer, de les réveiller à la mobilité physiologique et antalgique.
Parce que les Coups et les Douleurs, ça se dicute
Alors, il ne nous reste plus qu’à joindre le geste à la parole….
A oser mettre la main à la patte
Objectifs pédagogiques
Que le thérapeute puisse oser poser sa main afin d’écouter différemment et mieux entendre le patient douloureux.
Laisser le patient se prendre par la main et l’amener à pratiquer l’auto-hypnose
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Vendredi 18 Mai 2012
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Un peu, beaucoup, ou pas du tout. Sylvie BELLAUD-CARO.Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.
Sylvie BELLAUD-CARO, Psychothérapeute, Paris.Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Samedi 19 Mai 2012 14h15 - 15h15
Notre pratique de l’hypnose nous amène souvent à utiliser les métaphores visuelles.
Dans les cas de douleur chronique, pourquoi ne pas utiliser une métaphore kinesthésique soit pour changer une sensation pénible en sensation plus acceptable, soit pour créer une analgésie…
Lors de cet atelier, je vous propose d’expérimenter un « outil » simple et facile à mettre en œuvre.
Objectifs :
Permettre à un patient de :
• Rétablir une relation à son corps,
• Réaliser qu’il existe des zones de confort dans son corps
• Substituer ensuite une zone confortable à une zone gênante
Sylvie BELLAUD-CARO sur :
- www.hypnose-therapeutique.com
- www.hypnose-ericksonienne-paris.fr
- www.formation-imo.eu
Pour s'inscrire ou lire le programme: www.emergences-rennes.com
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Dans les cas de douleur chronique, pourquoi ne pas utiliser une métaphore kinesthésique soit pour changer une sensation pénible en sensation plus acceptable, soit pour créer une analgésie…
Lors de cet atelier, je vous propose d’expérimenter un « outil » simple et facile à mettre en œuvre.
Objectifs :
Permettre à un patient de :
• Rétablir une relation à son corps,
• Réaliser qu’il existe des zones de confort dans son corps
• Substituer ensuite une zone confortable à une zone gênante
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Un poing c’est tout ! Vive le contrôle ? Gilles BESSON. Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves
Gilles BESSON, Psychothérapeute à Paris et PlerinCongrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Vendredi 18 Mai 2012
16h40 - 18h20
Douleur aigüe ou chronique, peur, angoisse : ma marge de manœuvre de thérapeute est parfois très réduite.
A une époque où lâcher-prise est de bon ton, l’hypercontrôle par une autohypnose ultra-minimaliste peut-il réouvrir le champ des possibles ? Je vous invite à vivre une expérience collective, pendant laquelle :
- vous ne ferez rien…d’autre que…comme dit Gaston Brosseau,
- vous n’apprendrez certainement rien…de plus que vous ne saviez déjà,
- vous vous demanderez peut-être si cet atelier n’était pas à réserver aux paresseux.
Objectifs :
• Retrouver de la simplicité dans une situation complexe
• Permettre à un patient qui se sent « débordé » d’expérimenter le contrôle, et donc de retrouver de la sécurité.
• Proposer une autohypnose d’utilisation ultra-simple.
www.hypnose-ericksonienne-paris.fr
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A une époque où lâcher-prise est de bon ton, l’hypercontrôle par une autohypnose ultra-minimaliste peut-il réouvrir le champ des possibles ? Je vous invite à vivre une expérience collective, pendant laquelle :
- vous ne ferez rien…d’autre que…comme dit Gaston Brosseau,
- vous n’apprendrez certainement rien…de plus que vous ne saviez déjà,
- vous vous demanderez peut-être si cet atelier n’était pas à réserver aux paresseux.
Objectifs :
• Retrouver de la simplicité dans une situation complexe
• Permettre à un patient qui se sent « débordé » d’expérimenter le contrôle, et donc de retrouver de la sécurité.
• Proposer une autohypnose d’utilisation ultra-simple.
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Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Optimisation de l’approche utilisationnelle du VAKOG au bloc opératoire. Dr Christian SCHMITT. Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.
Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.Dr Christian SCHMITT, Médecin Anesthésiste
Congrès International HYPNOSE et DOULEUR
QUIBERON - FRANCE
Jeudi 17 Mai 2012
11h20 - 13h
Les composantes sensorielles visuelles, auditives, kinesthésiques, olfactives et gustatives(VAKOG) sont des éléments incontournables de l’environnement au bloc opératoire souvent accusées d’être des éléments perturbateurs à une bonne mise en place d’une hypnose.
L’approche utilisationnelle est un des principes de base en Hypnose dite Ericksonienne qui utilise tout ce qui est dans le monde du patient.
Ainsi les comportements de communication tant verbaux que para verbaux et non verbaux, les émotions perçus sont observés et utilisés ainsi que bien entendu la composante sensorielle.
A ce titre le VAKOG prend une place importante puisqu’il définit et caractérise tant le monde du patient en conscience critique que le monde imaginaire de la transe. Cette composante sensorielle est indispensable à l’hypnose et au patient, mais peut aussi parfois être source de divers stimuli sensoriels dans cet univers opératoire, perçus comme étrangers et agressifs par le sujet qui bénéficie d’un examen ou d’une intervention.
Après un rapide rappel de l’utilisation du VAKOG dans les différentes étapes de la transe, nous nous attacherons dans un atelier à l’aide d’un catalogues de ces éléments , d’exemples concrets, de support vidéo et d’échanges avec les participants d’optimiser l’utilisation du VAKOG.
Objectifs :
• Motiver les soignants en douleur aiguë à se former à l’hypnose
• Savoir choisir une formation permettant une mise en pratique quotidienne
• Motiver les hypno-thérapeutes en milieu anesthésique à explorer les autres champs d’activité
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L’approche utilisationnelle est un des principes de base en Hypnose dite Ericksonienne qui utilise tout ce qui est dans le monde du patient.
Ainsi les comportements de communication tant verbaux que para verbaux et non verbaux, les émotions perçus sont observés et utilisés ainsi que bien entendu la composante sensorielle.
A ce titre le VAKOG prend une place importante puisqu’il définit et caractérise tant le monde du patient en conscience critique que le monde imaginaire de la transe. Cette composante sensorielle est indispensable à l’hypnose et au patient, mais peut aussi parfois être source de divers stimuli sensoriels dans cet univers opératoire, perçus comme étrangers et agressifs par le sujet qui bénéficie d’un examen ou d’une intervention.
Après un rapide rappel de l’utilisation du VAKOG dans les différentes étapes de la transe, nous nous attacherons dans un atelier à l’aide d’un catalogues de ces éléments , d’exemples concrets, de support vidéo et d’échanges avec les participants d’optimiser l’utilisation du VAKOG.
Objectifs :
• Motiver les soignants en douleur aiguë à se former à l’hypnose
• Savoir choisir une formation permettant une mise en pratique quotidienne
• Motiver les hypno-thérapeutes en milieu anesthésique à explorer les autres champs d’activité
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Coloscopie en hypnosédation. Congrès International Hypnose et Douleur. Confédération Francophone Hypnose & Thérapies Brèves.
Dr Guylaine Tran, Médecin AnesthésisteCongrès International HYPNOSE et DOULEUR QUIBERON - FRANCE Jeudi 17 Mai 201211h20 - 13h
Regards croisés : L’endoscopiste et l’anesthésiste Mon propos, vous donnez des arguments pour convaincre vos gastroentérologues de la faisabilité des coloscopies en hypnosédation. Trois supports :
• la vidéo de l’intégralité d’une coloscopie
• La thèse de fin de spécialités d’un interne en gastroentérologie
• Cas cliniques
Vous suivrez le déroulement d’une coloscopie depuis le début de l’induction de l’hypnose en passant par les étapes de l’endoscopie, les biopsies, les changements de position, les pressions abdominales jusqu’à la sortie instantanée du patient ainsi que son vécu.
Dans sa thèse le Dr H. Duboc, par l’étude des critères de confort pour l’endoscopiste, pour le patient, ainsi que par le chronométrage extrêmement précis des différentes phases depuis l’entrée en salle jusqu’à la sortie, a bien mis en évidence la quasi absence de différences signicatives des Items étudiés, à l’exception du temps de passage en salle de réveil qui est réduit voir non nécessaire, avec la réduction des coûts qui en découle.
En conclusion, je vous présenterai quelques cas extrêmes, pour lesquels l’examen sous anesthésie générale n’était pas raisonnablement réalisable en terme de risque/ bénéfice, situation résolue grâce à la pratique de l’hypnosédation.
Objectifs :
• Appréhender toutes les étapes d’une endoscopie hypnosédative
• Recevoir ? quelques arguments pour convaincre les équipes de l’intérêt de l’hypnosédation en endocsopie
• Transmettre l’envie d’utiliser l’hypnose
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• la vidéo de l’intégralité d’une coloscopie
• La thèse de fin de spécialités d’un interne en gastroentérologie
• Cas cliniques
Vous suivrez le déroulement d’une coloscopie depuis le début de l’induction de l’hypnose en passant par les étapes de l’endoscopie, les biopsies, les changements de position, les pressions abdominales jusqu’à la sortie instantanée du patient ainsi que son vécu.
Dans sa thèse le Dr H. Duboc, par l’étude des critères de confort pour l’endoscopiste, pour le patient, ainsi que par le chronométrage extrêmement précis des différentes phases depuis l’entrée en salle jusqu’à la sortie, a bien mis en évidence la quasi absence de différences signicatives des Items étudiés, à l’exception du temps de passage en salle de réveil qui est réduit voir non nécessaire, avec la réduction des coûts qui en découle.
En conclusion, je vous présenterai quelques cas extrêmes, pour lesquels l’examen sous anesthésie générale n’était pas raisonnablement réalisable en terme de risque/ bénéfice, situation résolue grâce à la pratique de l’hypnosédation.
Objectifs :
• Appréhender toutes les étapes d’une endoscopie hypnosédative
• Recevoir ? quelques arguments pour convaincre les équipes de l’intérêt de l’hypnosédation en endocsopie
• Transmettre l’envie d’utiliser l’hypnose
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