Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren

Formation Hypnose Medicale - mercredi 25 avril 2018 - 12:47
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°48 La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie. LA RESPIRATION PHYSIOLOGIQUE En état de veille ordinaire, c’est le muscle diaphragme qui réalise le travail respiratoire principal. Le diaphragme est une cloison musclo-aponévrotique faite de muscles squelettiques entourant un centre tendineux unique, qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. Le diaphragme est un muscle digastrique formant une voûte convexe à ventres op- posés : constitué de deux coupoles, droite et gauche, à convexité supérieure, il s’insère sur le contour de l’ouverture inférieure du thorax. Il est relié par une dé- pression fibreuse à concavité supérieure, le centre tendineux (ou centre phrénique), en forme de trèfle.

Sa contraction entraîne un abaissement de cet ensemble musculaire obligeant ainsi les viscères abdominaux à se comprimer vers le bas et l’avant ce qui fait gonfler le ventre.

La contraction crée une dépression dans la cage thoracique permettant ainsi à l’air de rentrer dans les bronches, les bronchioles puis les alvéoles pulmo-naires. La cage thoracique se gonfle donc dans un deuxième temps dans le prolongement du ventre. Ce gonflement se fait de façon continue et non saccadée. Ce remplissage s’effectue jusqu’au léger soulèvement des clavicules lorsque la personne n’est pas à l’effort.

Son relâchement permet l’expiration passive, le poids de la cage thoracique chasse l’air, le diaphragme peut alors remonter. C’est donc la cage thoracique qui diminue de volume avant le caisson abdominal.

L’ADAPTATION DE LA RESPIRATION Lorsque la respiration est ordinaire et physiologiquement adaptée, la personne modifiera sa fréquence respiratoire en fonction du contexte. A l’effort, les muscles appelés muscles accessoires se mettent à fonctionner. Le mouvement de la cage thoracique prendra alors plus d’ampleur dans les dimensions antéro-postérieures et latérales. La fréquence respiratoire va s’adapter à cet effort pour approvisionner l’organisme en énergie.
Lorsque nous vivons un stress important ou des émotions fortes, la fréquence respiratoire et le rythme vont aussi se modifier. En règle générale, une fois le stress ou l’émotion passée, la respiration reviendra à s’adapter à l’ici et maintenant vécu.

Ce n’est pas toujours le cas. Nous n’avons pas toujours les ressources ou les compétences physiques ou émotionnelles pour nous adapter.
Chez certaines personnes, il est même possible d’observer des dérèglements importants du rythme respiratoire. La fréquence, le rythme et le mouvement général de la respiration ne sont plus du tout cohérents avec la situation physique vécue.

De manière parfois spectaculaire, la respiration devient différente dans l’hémicorps droit et l’hémicorps gauche. Physiologiquement, ce fonctionnement est inexplicable puisque l’innervation des muscles respiratoires est réalisée par les mêmes nerfs.

Dans ce cas, on peut émettre l’hypothèse que la respiration est juste commandée par le vécu émotionnel de la personne. Le monde intérieur de la personne a vraisemblablement un impact bien plus important sur le fonctionnement de la respiration que certaines contraintes physiques extérieures (température, altitude, pro- fondeur) ainsi que l’adaptation physiologique à l’effort.

Il n’est pas rare de recevoir des patients qui se disent épuisés... à ne rien faire ! Ces patients sont d’ailleurs tout à fait incapables d’avoir une activité physique puisque le système respiratoire fonctionne déjà à plein régime. Les muscles accessoires sont déjà très sollicités. La posture s’est aussi adaptée pour faciliter la ventilation.

Quand cette situation persiste, il est fréquent d’observer des patients qui ne respirent, presque essentiellement, qu’avec des muscles accessoires comme de vrais patients en détresse respiratoire tels que des patients BPCO. Ce processus est fatigant pour l’organisme. L’oxygénation cellulaire est souvent de mauvaise qualité. Ces patients présentent un teint terne, les expressions du visage figées. Souvent, au fil des mois, la posture de ces patients est recroquevillée vers l’avant afin de mieux ventiler. C’est un fonctionnement de survie mais pas de vie.


Retrouvez la formation de Jeanne-Marie Jourdren au CHTIP : "L’hypnose comme thérapie du mouvement. Retrouver le chemin de vie"  
Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.
Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.

Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.

« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 

Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.

Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. 

Laissez advenir...Sophie COHEN

Hypnose Ericksonienne - mardi 24 avril 2018 - 17:15
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°48 Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?...

Laissez advenir les sensations de votre corps... les sensations de votre corps, de votre vie... Sentez votre corps vivant jusqu’au bout des doigts...
Sentez-vous le temps ? Sentez-vous les forces ? Et les faiblesses ? Y a-t-il ici ou là des blessures ? Laissez advenir, devenir, sentez la vie partout... laissez-les vous traverser, vous baigner. Nous avons parfois la sensation que les méandres de nos vies vont nous tordre... que ces méandres vont nous empêcher... voire même nous ôter la vie... Nous pensons que plus rien ne sera possible... et pourtant là, ici, maintenant, le miracle est juste là... la vie se poursuit, elle se poursuit parfois avec tout... Il arrive que votre respiration se fasse haletante, courte, malhabile... Elle finit toujours par rythmer le corps, rythmer la vie... comme les percussions dans un orchestre... comme la basse ou la contrebasse...

Ces montées, ces descentes, ces envolées que tour à tour tel instrument reprend... puis tout l’orchestre d’ensemble... Notre corps à l’unisson avec les sons... Nos vies traversées par des joies insensées... des rires incoercibles... des sourires irrépressibles avec ceci... avec cela... à la lecture d’un bon texte, à l’écoute d’un bon mot ! Nos vies traversées par des joies fortes et d’autres plus petites et soudaines par- fois... la rencontre avec un ami oublié... la lecture d’un auteur tellement apprécié qu’il en devient notre compagnon presque un confident... celui qui dit les choses que nous n’osons exprimer... Laissez advenir cette joie dans le corps... sentir ce qu’elle produit ici et là... Et la tristesse, ces formes différentes qu’elle emprunte pour se dire... ces larmes... sentir naître ces larmes au coin des yeux, couler sur les joues... cette eau précieuse, savoureuse au goût salé. Et puis parfois, cette tristesse tire une corde dans la gorge à moins que ce ne soit l’angoisse... on ne sait plus... il y a du flou... le tableau aux belles couleurs se fond, se confond... avec le fond... dans le fond, ces serrements, resserrements...
Que sommes- nous ?... toute cette vie qui naît, s’écoule, se déroule seconde après seconde dans ces milliards de parcelles qui forment... le soi...

Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.
Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.
Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.
« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 

Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.
Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI

Formation Hypnose Medicale - mardi 24 avril 2018 - 12:00
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°48 CONCEPCION RUANO-SICHI Riche d’une trentaine d’années d’expérience soignante en milieu hospitalier, comme infirmière spécialisée en bloc opératoire, cadre de santé, intervenante dans les IFSI, elle est aujourd’hui directrice des soins, pour garder ce lien précieux avec le terrain. Passionnée par les relations humaines, elle se forme à l’hypnose, la psycho- oncologie clinique, la sophrologie, la cohérence cardiaque, la programmation neuro- linguistique, l’analyse transactionnelle, l’ennéagramme. Elle est membre de deux sociétés savantes : l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) et la Société française de Psycho- Oncologie (SFPO). "C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague. On n’affronte pas l’océan pour entrer en lui. On se glisse dans l’écume, on s’accorde à elle. On l’apprend. C’est ce mouvement- là, s’accorder, au mouvement de la pensée, comprendre son rythme, écouter, écouter la pulsation, celle du monde, celle de la pensée, et puis, obstinément, celle de la vie en soi. L’attention seule permet d’être à sa place dans le monde, de coïncider avec lui, d’être à la verticale à la surface du monde, à la verticale de son ombre, et de se couler dans l’océan comme dans la pensée."
Isabelle PARIENTE-BUTTERLIN

Cet extrait d’Isabelle Pariente-Butterlin est une invitation au voyage : le sacrement de la respiration. Des échanges d’air entre une intériorité intime, aux saveurs d’inconscient, calée sur les lois d’une physiologie codifiée et une extériorité, plus agitée, soumise à de multiples conditionnements. La respiration, un élément sacré, aux confins d’une anatomie aussi mystérieuse que belle : la confrontation de deux mondes complexes, rythmée par l’alternance d’inspirations et d’expirations. Elle est le pont entre le corps et l’esprit, entre le corps et le cœur. Elle devient indissociable de la pensée et des émotions. Elle est autant dynamisante que relaxante. Alors, quand l’hypnose entre en scène, le patient prend conscience que cette respiration a le pouvoir de refaire vibrer le corps, en libérant à travers lui le SOUFFLE DE VIE, dont la libre circulation permettra de réunir « corps et esprit ». L’hypnothérapeute va initier la partition et mettre en musique « le monde d’ordinaire invisible de la dynamique du diaphragme ».

L’hypnose devient alors un sésame qui ouvre le champ des possibles. Parfois cette hypnose subjugue les consultants novices. C’est le cas de Lydie, jeune infirmière, qui vit sa troisième grossesse. Cette jeune femme de 29 ans est déjà maman de deux enfants, de 4 et 2 ans. Sa motivation est d’autant plus grande que son principal objectif est d’apprendre à mobiliser toutes ses ressources pour vivre son accouchement d’une toute autre façon que les précédents, beaucoup plus investie personnellement, et faisant appel plus que jamais à son intuition maternelle.

L’hypnose périnatale est une découverte pour Lydie. Elle est très en attente de se libérer de ses craintes passées. L’entretien préalable permet de clarifier ses souhaits en matière d’accouchement. Trois séances sont programmées. Nous aborderons uniquement ici la première qui est une invitation à la relaxation profonde et à la mise en lien avec son bébé, en établissant une communication privilégiée, consciente et pleine d’amour. L’induction se fait par la fixation d’un point. Rapidement Lydie ferme les yeux et se concentre sur l’écoute de son corps, la découverte de sensations nouvelles, la vie qui la contient. Elle porte alors son attention sur sa respiration. Elle accueille mes mots pour ressentir le rythme de son souffle. Peut-être rapide ou lent.




Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.

Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.

Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.
Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.

« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 

Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.

Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.
Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. 

En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ

Formation Hypnose Medicale - jeudi 19 avril 2018 - 17:18
ISABELLE HUÉ-DELETTREZ Orthophoniste en cabinet libéral à Morlaix. Diplômée en Hypnose et Thérapies brèves par Emergences Rennes en 2010. Formée à la stratégie dans le soin, aux mouvements alternatifs pluriels. Formatrice en entreprises sur les thèmes de l’utilisation de la voix et de la gestion du stress. L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie...

En effet, qu’il s’agisse de contraintes de développement qui s’exercent sur l’enfant/ l’adolescent, ou chez l’adulte, de troubles aigus (aphasie) ou chroniques (bégaiement, dysphonie...), les ressources internes, l’homéostasie du patient sont impactées. Ces troubles et les recherches de solutions se lisent souvent dans la respiration car ils mobilisent l’énergie du patient : émotions, efforts, soupirs, inspirations dans l’urgence, désynchronisation pneumo-phonique, tensions laryngées et inspirations sonores... Cette énergie circule avec et sur la respiration mais de façon non fluide.
La pratique du chant et de l’hypnose me permettent de voir aussi la respiration comme une ressource inépuisable !

Le souffle porte évidemment la voix, les mots, il est cette énergie sans cesse renouvelée. Il donne des sensations sur son passage même s’il est invisible, impalpable... Sa fluidité, son rythme qui s’adapte à toute situation, sont essentiels.

Le travail sur la respiration s’inscrit dans une approche plus globale du patient. Il vient voir le professionnel car il est « arrêté », empêché dans sa vie, et ne trouve pas de solutions satisfaisantes à son problème. L’objectif du thérapeute est de lui permettre de trouver des ressources pour se re-mettre en mouvement, dans la souplesse et la fluidité.

Une approche stratégique possible se donnera d’abord pour objectif d’observer le patient dans son homéostasie, dans son système. Ainsi, il pourra émettre des hypothèses sur son état actuel : attitudes, comportement, éléments corporels, émotionnels, relationnels qui donnent à voir des dissociations.
Le thérapeute recherchera aussi ce qui empêche le patient d’avancer et posera des hypothèses sur le processus dans lequel il est pris (cycle de vie, âge clandestin, place dans son système, compétences/ressources versus apprentissages non faits...). Grâce à ces hypothèses, il pourra penser le symptôme du patient comme un élément du système interne (homéostasie) et externe (dans sa relation à sa famille, ses proches). Le projet thérapeutique tentera de respecter et d’inclure toutes ces dimensions.

Or, que ce soit pour améliorer son état (dissociation, déséquilibre, insécurité, instabilité...) ou pour l’aider à se relancer dans un processus de vie plus serein, les outils hypnotiques qui ont ma préférence utilisent la respiration. Elle intervient dans différents moments de la thérapie ou de la transe : induction, focalisation ou dissociation, circulation des sensations, réassociation.


Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.
Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 

La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.

Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.

« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 
Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.
Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. 

Dr Philippe AÏM, Psychiatre, Hypnothérapeute. Responsable Pédagogique.

Formation Hypnose Medicale - dimanche 15 avril 2018 - 09:09
Directeur pédagogique au Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Créateur et Président de l'institut UTHyL (Institut pour l'Utilisation des Thérapies brèves et de l'Hypnose en Lorraine).

Animateur de la chaîne YouTube CommPsy

Ancien Praticien Hospitalier au C.H.U de Nancy.
Ancien Chef de Clinique à la faculté de médecine de Nancy.


Enseignant au D.U. d’Hypnose Médicale Paris VI (Pitié-Salpêtrière).
Anime un séminaire d’initiation à l’Hypnose et aux Thérapies Brèves dans le cadre de la formation universitaire des internes en psychiatrie.

Formateur et conférencier.
Auteur de « Écouter, parler : soigner. Guide de communication et de psychothérapie à l’usage des soignants. »

Comment établir une communication efficace ?

Une communication thérapeutique menant à une relation de confiance est fondamentale dans toute situation d’aide ou de soin, tant physique que psychique. Les messages qui passent sont alors porteurs d’espoir, de sécurité et de changement. La relation soignant-soigné, dont on nous parle souvent sans vraiment nous donner de moyens concrets pour y faire face, gagnerait en qualité, en humanité et en confort de travail.

Cet ouvrage fait le pari que des concepts utiles et des outils concrets dans ce domaine peuvent être expliqués de façon pratique et précise. L’état d’esprit et les bases psychologiques nécessaires à leur maniement sont rendues simples et accessibles.

L’auteur s’appuie sur les thérapies « brèves », connues pour avoir développé des outils de communication et de relation comme éléments centraux de leur pratique.

Ce livre s'adresse à tous les soignants (médecins, psychologues, infirmiers, sages-femmes…) et aux professionnels de la relation d’aide.

Théo CHAUMEIL, Kinésithérapeute et Hypnothérapeute. Chargé de Formation à Paris et Marseille

Formation Hypnose Medicale - vendredi 13 avril 2018 - 11:11
Théo Chaumeil, Masseur-Kinésithérapeute, Hypnothérapeute, Spécialisé en gestion de la douleur.

Chargé d'Enseignement pour le CHTIP en Hypnose Médicale sur la Douleur, au sein de l'AP-HP (Hôpital Cochin)

Formé à l’Hypnose et en EMDR-IMO au Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, je suis aussi formé aux Techniques d'Orientation de l'Attention et de la Conscience par le Docteur Jean Becchio.

Mon intérêt pour la recherche scientifique médicale me permet de m’appuyer sur des connaissances actualisées et de mettre en place des formations novatrices basées sur des preuves.



Dernières Conférences :
- Conférence à l'Université San Jorge - L'effet placebo et la kinésithérapie
- Communication au congrès AEFTZ 2016 - Optimisation de l'effet placebo en kinésithérapie
- Intervention à la clinique Clinalliance des Buttes-Chaumont - Optimiser l'effet placebo dans les soins
- Conférence avec Dan SHORT, à Paris en Mars 2017
- Formation en Hypnose Médicale à Marseille au sein de l'Institut Hypnotim www.formation-hypnose-marseille.info/Integration-de-l-hypnose-en-pratique-soignante-formation-en-hypnose-a-Marseille
Prochains Congrès:
- Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves à Clermont-Ferrand (CFHTB)

Laurent GROSS, Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Responsable de Formation au CHTIP.

Formation Hypnose Medicale - mercredi 11 avril 2018 - 11:11
Président du CHTIP

Hypnothérapeute à Paris, Titulaire du Certificat Européen d'Hypnose (ESH)

Kinésithérapeute D.E, Certifié en Ostéopathie

Formateur en EMDR-IMO

Conférencier dans les Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)

Diplômé de l'Institut Milton H. Erickson d'Avignon-Provence.

Membre de l'Institut Milton Erickson de Rennes

Supervisions Institut Emergences de Rennes (Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève)

Florent HAMON, Infirmier Anesthésiste et Hypnothérapeute à Paris. Chargé de Formation à Paris et Marseille

Formation Hypnose Medicale - jeudi 5 avril 2018 - 11:11
Infirmier anesthésiste

Chargé d'Enseignement pour le CHTIP en Hypnose Médicale sur la Douleur, au sein de l'AP-HP (Hôpital Cochin)

D.U Hypnose et Anesthésie à la Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre

Formé à l'Association Française de Nouvelle Hypnose

Formé au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris en Hypnose Médicale, Thérapies Brèves Orientées Solution et EMDR-IMO.

Participe aux Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)




Jeanne-Marie JOURDREN, Kinésithérapeute et Hypnothérapeute. Chargée de Formation à Paris

Formation Hypnose Medicale - mardi 3 avril 2018 - 12:12
Kinésithérapeute en libéral.
DES en kinésithérapie du sport et revalidation du sportif (UCL).
Hypnothérapeute titulaire du Certificat Européen d’Hypnose.
Formation en Hypnose Ericksonienne à Émergences Rennes.
Chargée de Formation à IFH.


Conférencière au sein des Congrès de la CFHTB et Hypnose Douleur

- Dissociation ou réassociation, that is a question. Congrès Hypnose Douleur 2016

Dans un 1er temps, le patient qui présente un symptôme chronique manque souvent de compétences physiques pour continuer son chemin de vie.
Nous nous attacherons à observer les compétences qu'il a déjà acquises et celles qu'il est venu apprendre pendant les séances.

L'observation de la marche, par exemple, sera une source inépuisable de métaphores utiles et congruentes avec le processus d'apprentissage de son fonctionnement interne.

En fonction des compétences qu'on a observées, il sera alors judicieux de savoir choisir entre la dissociation et la réassociation.
Ainsi, nous pourrons travailler le contrôle moteur ou la souplesse, élément si important pour récupérer l'harmonie du mouvement.

De la même manière, l'apprentissage d'une belle stabilité sera indispensable à une marche fluide et efficace.

Dans un 2ème temps, nous nous demanderons quels sont les outils hypnotiques simples et pertinents que nous avons à notre disposition dans la boîte à outils d'un thérapeute manuel.

Par la suite, comme dans toute bonne réadaptation fonctionnelle, le renforcement par une expérimentation hypnotique marquera la fin de la rééducation.

Nous savons maintenant que l'expérimentation corporelle lors de la transe engramme de manière durable le processus de changement engagé.

Mariline MORCILLO, Infirmière et Hypnothérapeute à Paris et Marseille. Chargée de formation

Formation Hypnose Medicale - dimanche 1 avril 2018 - 13:13
Infirmière, praticienne en hypnose médicale dans son domaine de compétence (le soulagement de la douleur, l’anxiété, les comportements gênants, la cicatrisation, les troubles psychosomatiques..)
Formée à l’institut M.H Erickson Avignon puis en thérapies brèves et à l’intégration des mouvements oculaires dans le psycho-trauma (EMDR - IMO) au Collège d’hypnose et thérapies intégratives de Paris (CHTIP).
Spécialisée dans les troubles digestifs et plus particulièrement dans le syndrome de l’intestin irritable.

D.U plaies et cicatrisation
D.U gérontologie
D.U éducation thérapeutique (en cours)

Formation approche et prise en charge de la douleur

Florent Hamon, Hypnose et anesthésie, Revue Hypnose et Thérapies Brèves

Hypnose Ericksonienne - mercredi 28 mars 2018 - 16:33
Interview de Florent Hamon qui nous parle de son article "Hypnose et anesthésie", paru dans la dernier Hors-Série de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, "De la douleur à la douceur". Florent Hamon, Infirmier anesthésiste, est membre de l'équipe de formation du Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris (CHTIP), et chargé d'enseignement au sein d'hôpitaux à Paris en hypnose médicale.
Ses formations: DU Hypnose et anesthésie Paris XI, AFNH, CHTIP.

Florent Hamon: "On m'a proposé de contribuer à ce hors-série. J'ai profité de mon expérience chez les grands brûlés pour partager mes premiers pas en hypnose.

Dans une première partie j'expose comment on organise une séance d'hypnose en anesthésie, avec des détails pratiques et techniques".

Florent HAMON consulte en hypnose médicale à Paris dans le 11ème www.hypnoseparis.fr

Hypnothérapeute, praticien EMDR-IMO, thérapies brèves orientées solution.


Formateur au CHTIP pour la Master Class Hypnose et Douleur

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Marseille: Formation en Hypnose & Thérapies Brèves Intégratives - Méditérranée - PACA

Hypnose Ericksonienne - mardi 27 mars 2018 - 13:13
Institut Hypnotim, institut de Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives sur Marseille et région PACA, vient de renaître.

Au départ, cet institut est né de la réunion de compétences de 2 psychologues hypnothérapeutes


- Laurence ADJADJ, Psychologue, hypnothérapeute, Directrice d'Hypnotim, formée à Emergences Rennes, et au CHTIP (Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris), Praticienne EMDR-IMO.

Conférencière au sein des instituts de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves




- Sophie COHEN, Psychologue, hypnothérapeute, Ancienne Responsable pédagogique d’Hypnotim devenue rédactrice en chef de la revue Hypnose et Thérapies Brèves.











www.formation-hypnose-marseille.info


Depuis 2017, une restructuration de toute l'équipe pédagogique s'est imposée...

C'est ainsi que l'Equipe s'est renforcée avec:



- Théo CHAUMEIL, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute.

Praticien EMDR-IMO

Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP en hypnoanalgésie, Conférencier.

Formateur au CHTIP à Paris et à Hypnotim


- Laurent GROSS, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Formateur et Superviseur en EMDR-IMO, conférencier au sein des Instituts de la CFHTB, Président du CHTIP à Paris.

Conseiller pédagogique pour Hypnotim. Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP.

Il a été le premier en France à croire en notre projet, et nous assure toujours de sa présence bienveillante et de sa bonne humeur afin de toujours mieux conseiller l'institut

- Dr Isabelle BOUILLEVAUX, Médecin généraliste, formatrice et conférencière, praticien hospitalier à l’URASSM (Unité régionale d’accueil pour les sourds et malentendants), elle est bilingue en langue des signes française et travaille avec des sourds depuis plusieurs années, elle a su adapter la technique hypnotique à cette langue et cette population, sujet sur lequel elle a communiqué plusieurs fois à des congrès nationaux et internationaux.

Formatrice à l'Institut Uthyl de Nancy, au CHTIP à Paris et à Hypnotim

- Sophie TOURNOUËR, Psychologue Clinicienne, Hypnothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple, pratique et enseigne les Thérapies Brèves Orientées solutions, les Thérapies Narratives, les Thérapies de Couple et l'EMDR-IMO.

Formatrice au CHTIP à Paris et à Hypnotim

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L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis

Hypnose Ericksonienne - jeudi 22 mars 2018 - 17:27
Dr Pascal Vesproumis Spécialiste en médecine générale, addictologue, hypnothérapeute. Médecin-chef de l’Unité sanitaire médicale pénitentiaire de Saint-Brieuc. Consultant au CMPEA (Centre médico-psychologique des enfants et adolescents de Saint-Brieuc). Membre conférencier de l’AFEHM. Membre de la Société française d’addictologie. Membre de la Confédération bretonne de tabacologie. La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques A propos d’hypnose et de réduction des risques...
Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
En effet, chacun d’entre nous peut s’engager dans une démarche pour se libérer de conduites addictives quand il le décide, en mobilisant ses propres ressources et en se faisant accompagner par une équipe médico-sociale spécialisée. Ma pratique médicale dans le milieu carcéral m’a effectivement conduit à reconsidérer le contexte favorable ou non à la réalisation d’un sevrage ou sur la mise en œuvre d’une politique effective de réduction des risques dans les addictions.

Face à l’incarcération qui caractérise l’isolement et la mise sous surveillance d’un homme ou d’une femme sur décision de justice, certains patients choisissent de s’éloigner de la substance dont ils sont devenus dépendants, témoignant ainsi d’un désir profond de recouvrir l’autonomie de penser et de faire.

La mise à disposition de traitement de substitution aux opiacés (TSO) ou traitement des addictions aux opiacés (TAO) offre un moyen de mettre en place un sevrage cliniquement et psychologiquement mieux supporté.
Cependant, malgré une diminution progressive de posologie, l’arrêt du traitement de substitution peut s’accompagner d’une résurgence de douleurs et surtout d’angoisse liée à la peur du manque.

Différentes publications plaident pour la plus grande vigilance quant au sevrage réalisé avant la sortie des établissements pénitentiaires. En effet, les risques de reconsommation et d’overdose sont extrêmement importants dans les jours qui suivent la sortie de prison.
Ce préambule reflète toute la complexité d’une démarche médicale qui semble de prime abord salutaire, visant à éloigner les patients en détention d’une dépendance qui les prive de leur liberté de penser.

Mais le taux croissant d’overdose en milieu libre nous conduit à conforter le souhait du patient en détention vers une prise en charge des addictions, tout en adoptant une démarche suffisamment critique. Elle s’appuie sur l’analyse rigoureuse des différents risques de manque ou d’exposition « aux produits » (politique du moindre risque), pour apprécier le moment le plus opportun du sevrage.

A propos d’hypnose... Face à la complexité de cette situation, l’hypnose m’apparaît comme un outil à disposition du patient et de l’équipe médicale. Elle offre au patient un espace d’apaisement, de respect, de bienveillance qui fluidifie les pensées et le protège de l’envahissement par les émotions les plus négatives. Elle autorise le rétablissement de liens efficients.

Qu’il s’agisse d’un patient entré dans l’établissement avec la nécessité absolue d’accompagner un sevrage à l’alcool, ou d’un patient qui souhaite la mise en route d’une substitution en relais d’une toxicomanie, ou enfin d’un patient qui a décidé d’arrêter son traitement des addictions aux opiacés, l’hypnose va être un recours utilisable immédiatement en complément d’une prise en charge plus globale des addictions.

Lors du congrès organisé par Eric Bardot et l’Institut Mimethys à Saint-Brevin-les-Pins en mai 2016, j’ai eu le plaisir de présenter quelques situations concrètes d’aide au sevrage par l’hypnose.

La vie en milieu carcéral illustre pleinement la thématique du vide du désir et des addictions. Dans ma pratique quotidienne l’hypnose face au vide temporel de la prison offre une place à la conscience, sans nous obliger à penser. L’hypnose permet de survoler le désert sémantique des mots. En effet, le vocabulaire restreint, rend l’expression des maux difficile.
Le groupe de parole que j’anime, consacré à la réduction des risques, permet de faire circuler la parole et de lui redonner du signifiant. Mais la souffrance et l’isolement de certains patients rendent l’accès au sens des mots et aux maux de l’autre difficile et trop intrusif.


Les mots des patients... les maux des détenus 
Le vide... l’héroïne creuse un trou...
Ce trou est creusé par le cercle des consommateurs d’héroïne.
Le désir... il est toujours présent mais il manque de force.  
L’addiction... ça me rappelle le plaisir à fond de l’héroïne 
... je pense toujours à prendre quelque chose dans ma tête 
... c’est difficile en cas d’inactivité et pour dormir 
... j’ai toujours besoin de diazépam.

A propos d’alcool...
Lorsque vous buviez de l’alcool toute la journée, quel rapport entretenez-vous avec le vide ?
- je cherchais à le remplir
- et moi je cherchais à l’oublier.

A propos des « produits », des Traitements de substitution aux opiacés (TSO), de la prison, de l’hypnose...
... l’hypnose ça permet de s’évader
... les TSO permettent d’écarter les murs de la prison
... mon traitement n’est qu’un adjectif : il n’est pas qualificatif 
... ce n’est qu’un passage qui commence à être long 
... quoi qu’on ait fait, on doit aider les gens... j’ai perdu la confiance de beaucoup de monde 
... j’aimerais reboire une bière comme avant d’être alcoolique 
... moi j’ai repris de la confiance en moi
... c’est insupportable... ça rend la pensée insupportable
... je ne peux plus me retrouver le premier plaisir.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.

Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

En automne. L'Edito de Sophie Cohen

Hypnose Ericksonienne - jeudi 22 mars 2018 - 17:26
Chères lectrices et chers lecteurs,

C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible !

Ici dans ce numéro, vous pourrez découvrir que tout ou presque est là : conférences, invitations, flâneries… Toujours sensibles à vos remarques, encouragements, propositions et félicitations, nous apprécions de vous lire. Nombre d’entre vous nous disent être sensibles à la qualité éditoriale due à l’ensemble de nos auteurs et également aux artistes qui nous font le plaisir d’être exposés dans la « galerie » de notre revue « Hypnose & Thérapies Brèves ». La Revue reçoit d’ailleurs de plus en plus de propositions d’artistes !

Au programme de ce numéro, nous accueillons quatre articles. Nous ouvrons avec Dominique Megglé qui nous dit comment on devient thérapeute, tout un programme en soit ! Dans son article, Mady Faucoup Gatineau développe une forme de thérapie où le corps prend toute sa place. L’hypnose, une thérapie corporelle ? Certainement, nous écrit Mady. Pascal Vesproumis témoigne de la façon dont l’hypnose s’inscrit dans le domaine très particulier de la prison. Nous terminons la partie « articles » de ce numéro 47 avec une note de Sylvie Le Pelletier. Sylvie nous invite à découvrir ce que François Roustang entend par le monde des correspondances. Ces articles si différents les uns des autres viendront, j’en suis sûre, vous donner des idées dans vos champs de pratique respectifs. Je tiens à remercier particulièrement l’ensemble des auteurs de leur sens du partage.

C’est Francine Zonens-Hirszowski qui dirige le dossier consacré à une thématique où nombre d’entre nous accompagnent des patients : la Douleur. Francine a permis à six auteurs de s’exprimer sur un thème qui leur est cher : la douleur dans la littérature… et sur leur manière de faire dans des secteurs aussi variés que l’urgence, la réadaptation, les douleurs neuropathiques et les chutes.

Nous retrouvons bien sûr nos rubriques et leurs auteurs. Ils suscitent toujours notre curiosité en partageant leurs passions. Cette fois-ci, la rubrique « Les champs du possible » accueille un philosophe : Christian Godin. Il nous parle de l’éthique dans le monde de l’hypnose. Des surprises vous attendent avec « Quiproquo ». Dina Roberts, dans la rubrique « Pas de côté », nous invite à nous intéresser davantage à la voix, notre voix de thérapeute. Gérard Fitoussi dans la rubrique « Les Grands Entretiens » nous permet de mieux connaître Teresa Robles. Et encore beaucoup de livres dans notre actualité au sein de la rubrique « Livres en bouche ».

Notre artiste peintre Jean-Paul Privet est également thérapeute. Ses peintures nous permettent de nous transporter vers un « ailleurs ». Lumières, couleurs et espaces sont particulièrement présents dans les toiles de Jean-Paul Privet. Je vous laisse découvrir et apprécier ses œuvres et sa façon très hypnotique, me semble-t-il, de procéder.

A propos : avez-vous déjà réservé la date du 3 décembre ? C’est en effet ce jour-là au FIAP qu’aura lieu la première conférence annuelle de la Revue. Autour de la « Relation thérapeutique », thématique au cœur de nos pratiques de soins, vous rencontrerez auteurs et conférenciers.

Je vous souhaite une belle et copieuse lecture ! De savourer encore et encore chaque numéro, de l’accueillir comme un ami que l’on a plaisir à retrouver.

Pour réparer un oubli : dans le précédent numéro, j’ai omis de préciser que l’article de Carlos Manuel P. Castro, intitulé « La maison du Moi », avait été traduit du portugais à l’espagnol par Teresa Robles, et de l’espagnol au français par Nathalie Schlatter-Milon. Qu’elles soient toutes les deux vivement remerciées de leurs contributions fidèles et toujours remarquables à notre Revue.



En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.
Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 

"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon

Hypnose Ericksonienne - jeudi 22 mars 2018 - 17:26
Docteur en psychologie de l’Université libre de Bruxelles, 25 ans d’expérience en hôpital universitaire. Quelque 70 articles scientifiques dans le domaine de la mémoire, des traumatismes crâniens, de la neuropsychologie en général, de la douleur et de la migraine, ainsi que des chapitres d’ouvrages dans ces domaines. Auteure de : La douleur rebelle (Desclée de Brouwer, 1992), Vaincre la migraine : Médicaments, relaxation, hypnose (Desclée de Brouwer, 1996), Guide du douloureux chronique : J’ai mal et je vais bien, avec Jocelyne Paderi (Desclée de Brouwer, 2010), Alexis a la migraine, avec Jocelyne Paderi (Georg éditeur, Médecine et Hygiène, Chêne-Bourg, Suisse, 2011). « La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé.
En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti.

Souffrir mille morts, le dépeindre et s’en évader...

Ravagé par la syphilis et ses douleurs incoercibles, l’aimable Alphonse Daudet, qui charma des générations d’écoliers, a décrit sa torture dans cet atroce petit livre : La Doulou. En voici quelques extraits. « Il Crociato. Oui, c’était cela cette nuit. Le supplice de la Croix, torsion des mains, des pieds, des genoux, les nerfs tendus à éclater. Et la corde rude sanglant le torse, et les coups de lance dans les côtes… Quelquefois, sous le pied, une coupure fine, fine, un cheveu. Ou bien des coups de canif sous l’ongle de l’orteil. Le supplice des brodequins de bois aux chevilles. Des dents de rats très aiguës grignotent les doigts de pied… Dans ma pauvre carcasse creusée, vidée par l’anémie, la douleur retentit comme la voix dans un logis sans meubles ou tentures. Des jours, de longs jours où il n’y a plus rien de vivant en moi que le souffrir. Je suis crevé, crevé. La nuit, je suis obligé de marcher sur mon cul. L’homme orchestre de la douleur, c’est moi. »

« Il reste silencieux quand il souffre trop, écrit son ami Edmond de Goncourt, qui poursuit, décrivant l’une de ses visites. Au bout de quelques minutes, il se penche vers moi et les yeux brillants, il sort de lui et répand au-dehors, dans une sorte d’exaltation enthousiaste, toute son absorption concentrée de lecteur, depuis des semaines qu’il ne travaille plus, son absorption dans les voyages de l’Afrique. Et le fiévreux imaginateur qu’il est me détaille, comme dans la confidence d’une hallucination, cette lutte de tous les instants avec les flèches empoisonnées, avec les fièvres qui tuent en quarante-huit heures, avec l’horrible faim… Et il chante sur un ton épique l’énergie, la vaillance de Stanley, qu’il nomme le conquérant nouveau, le Napoléon touriste… »
Comme praticiens, nous percevons comment Daudet, grâce à la lecture, à l’exaltation qu’elle lui procure et à cette capacité de voyager par l’esprit, arrive à se décentrer et à échapper, fût-ce momentanément, à l’atroce douleur qui le tourmente.

Frida Kahlo est l’archétype de la femme suppliciée depuis l’enfance. A 6 ans, la poliomyélite la laisse infirme de la jambe gauche, jambe atrophiée, source de douleur durant toute sa vie. Se moquant d’elle, les enfants lui crient : « Frida, jambe de bois ! » La souffrance d’être différente et repoussée est la véritable formation de Frida, écrit Le Clézio dans son livre Diego et Frida. Elle vit dans un monde de fantaisie et de rêves, où elle trouve une compensation, en faisant apparaître à volonté, sur la fenêtre de sa chambre, une autre Frida, son double, sa sœur. « Sur la buée des vitres, avec un doigt, je dessinais une porte, écrit-elle dans son journal, et par cette porte, je m’échappais par l’imagination avec une grande joie et un sentiment de hâte. J’allais jusqu’à une laiterie appelée Pinzon. Je traversais le O de Pinzon et de là, je descendais vers le centre de la terre où mon amie imaginaire m’attendait toujours. Je ne me souviens plus de son visage, ni de la couleur de ses cheveux. Mais je sais qu’elle était gaie, qu’elle riait beaucoup. Sans bruit. Elle était agile et elle dansait comme si elle ne pesait rien. Je l’accompagnais dans sa danse et en même temps, je lui racontais tous mes secrets. »
A 18 ans, nouvelle tragédie. Frida subit un effroyable accident dans une collision de bus, dont une rampe la traverse, brisant sa colonne, le col du fémur, les côtes, la jambe gauche, le pied droit. Le ventre et le vagin sont transpercés.
Bien que brisée, elle survivra. Clouée au lit, elle décide de peindre. A sa mère, elle écrit : « Je ne suis pas morte et de plus, j’ai une raison de vivre. Cette raison, c’est la peinture. » Aujourd’hui dure toujours, écrit-elle cependant à sa sœur. Malgré le corset, les béquilles ou la canne et la douleur, elle se bat pour vivre, lit, écrit, pratique l’autodérision, se passionne pour la révolution russe et le communisme et débute une vie amoureuse tourmentée avec un ogre, le peintre Diego Rivera.
Frida n’arrêtera jamais de souffrir et c’est la peinture qui transcendera tous les désastres de sa vie et qui exprimera son supplice perpétuel.
De Frida Kahlo, dont l’œuvre magistrale nous émeut toujours, le thérapeute se doit de souligner l’extraordinaire acharnement à s’arracher, par l’imaginaire, l’art, l’écriture et l’engagement, à la condition de victime et même de martyre de la féroce douleur et du handicap définitif.

Mépriser ou ignorer la douleur
Au Ier siècle de notre ère, le stoïcien Epictète, esclave d’Epaphrodite, un ancien affranchi de Néron dont il avait la cruauté, fut la victime de ce maître sadique. Celui-ci lui avait emprisonné le pied dans un brodequin de torture, probablement pour le faire crier et l’amener ainsi à se départir de son impassibilité.
« Tu vas me casser la jambe », l’avertit Epictète. Epaphrodite continua néanmoins jusqu’à ce que le drame se produisit. « Je t’avais prévenu, se contenta de constater Epictète, tu viens de me casser la jambe. » Il résuma sa sagesse par ces mots : « Abstiens-toi et supporte », écrit Jean Brun dans son ouvrage sur le stoïcisme.
Supporter, sans ne se plaindre ni céder, les aléas de la vie, l’ignoble injustice, la douleur et la souffrance, envers et contre tout. Comme cette position ferme et inébranlable nous est étrangère, comme elle nous questionne si l’on prend la peine de s’y pencher.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 

Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 

Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 

Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.

Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 
Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 

Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren

Formation Hypnose Medicale - jeudi 22 mars 2018 - 17:25
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°47 Jeanne-Marie Jourdren Kinésithérapeute en libéral. Formation en kinésithérapie du sport et sciences de la motricité. Formée à l’hypnose ericksonienne. Chargée de formation à l’Institut Français d’Hypnose et au Collège d’Hypnose et Thérapies intégratives de Paris. Intervenante à l’IFMK du CHRU de Brest. LA TERRE : l’homme pour avancer dans la vie à besoin de respirer et de se propulser. Sans la terre, il ne peut pas y arriver. Sans la sensation de la terre sous les pieds, il ne peut avancer. La sensation du pied sur la terre et la réaction de la terre sous le pied sont des conditions nécessaires pour se propulser, pour avancer.

L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. 

Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé. De manière purement physique, il est évident que si une personne ne ressent pas ou peu le sol sous ses pieds, la trophicité globale des pieds, des jambes et du dos va en être modifiée. Cela transformera en conséquence la posture de la personne au fur et à mesure que le temps passe, la façon dont elle va se déplacer.
Sans la sensation du pied sur le sol, la musculature, qu’elle serve à la propulsion ou à l’équilibre, sera moins efficiente. Il sera donc essentiel de travailler les sensations que les pieds échangent avec le sol. Cela va directement améliorer la qualité du mouvement puis la posture de la personne. 

En augmentant les sensations des pieds et des membres inférieurs, la séance améliore la qualité du mouvement directement. Si le mouvement est amélioré, les sensations perçues seront plus variées : un réel cercle vertueux pour le patient.

Le programme moteur de base, c’est-à-dire le mouvement humain, est un cadre de référence qui doit être connu de tous praticiens de santé. Si la posture ne demande pas de pensée consciente, la conscience corporelle vient du système sensoriel. Le système locomoteur fonctionne automatiquement pour protéger le corps et rendre le mouvement efficient. L’organisation du système locomoteur peut être résumé de la manière suivante : 
- une articulation sur deux doit être mobile et permettre aisément le mouvement (MOB) ;
- l’autre articulation doit être alors stable pour transmettre le mouvement (STA).

Zones de mobilités (MOB) :
- cheville 
- hanche 
- dorsales  
- épaules
- poignets.  


Système anti-gravitaire ou de stabilité (STA) : 
- gros orteil et voûte plantaire
- synergie quadriceps - ischiatiques 
- sangle abdominale.

Lorsqu’on observe un patient bouger et se déplacer, il est indispensable de connaître la motricité ordinaire. Sans cette connaissance, bien des hypothèses de traitements peuvent être fausses.

Le pied au sol a plusieurs fonctions. Le gros orteil est essentiellement efficace dans la propulsion. La partie externe du pied permet de transmettre l’équilibre au reste du corps. Lors d’une transe, il semble pertinent de dissocier ces deux fonctions du pied pour mieux activer les compétences de chacune.

Le patient récupère ainsi de bonnes sensations dans les pieds et dans les jambes. La marche en devient plus efficace. L’équilibre s’améliore. C’est le premier niveau de changement.

Pour le corps, cette expérience est essentielle ; la proprioception, c’est-à-dire cette capacité à évaluer les sensations d’un côté et l’autre de la ligne médiane du corps et à adapter la tension de la musculature à l’ici et maintenant, est fondamentale.
Une bonne proprioception est indispensable pour permettre la stabilisation du monde intérieur du patient. Sans cette capacité purement physiologique, le monde intérieur du patient est ressenti comme trop fluctuant, trop chancelant. Le patient décrira souvent de grandes difficultés à être calme et stable autant physiquement que dans sa qualité relationnelle. Cela peut le mettre en difficulté pour avancer dans sa vie. Le travail de proprioception impacte donc la qualité relationnelle que le patient entretient avec son entourage. C’est le deuxième niveau de changement.

Les mains. Les sensations dans les pieds sont nécessaires et celles dans les mains sont indispensables pour bien avancer. Les mains sont aussi importantes pour la marche. Si les pieds propulsent la personne, les mains donneront l’importance de l’espace latéral de la marche. Si le patient n’utilise que peu ou pas ses mains pour avancer, il sera indispensable d’augmenter les sensations dans les mains. Observer la position des mains pendant la marche nous donne de bonnes indications : les mains sont relâchées et souples ou bien les poings sont serrés ? Les sensations perçues par le patient ne sont pas du tout les mêmes en fonction des postures des mains. 

A toutes les étapes de la vie, les mains ont une fonction essentielle pour avancer, découvrir et ressentir le monde qui entoure. Plus leurs habilités seront développées, plus les mains pourront s’adapter à des situations diverses et variées. Inconsciemment, les mains nous relient à tout ce qui nous entoure, elles nous protègent dans certaines situations et expriment bien des choses sur notre monde intérieur par des gestes autocentrés. 
Les mains servent à donner autant qu’à recevoir.
Les mains nous aident à avancer et à nous protéger.



En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 

Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 

Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 

L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 

Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 

"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.


Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 

Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 

Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 

Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel

Formation Hypnose Medicale - jeudi 22 mars 2018 - 17:25
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°47 Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances *.
 
* Dans cet article, nous ne traiterons pas volontairement des situations propres à l’enfant ou l’adolescent, pas plus que des situations de guerre.
 
Le terrain, le traumatisme, le contexte
Pour évoquer le terrain on peut considérer le patient lui-même, qui peut être sensibilisé à l’hypnose ou vierge de toute expérience hypnotique. On peut aussi considérer le terrain en tant que lieu d’intervention, qui peut être médicalisé, sur la voie publique, en milieu urbain ou éloigné en montagne voire dans un milieu confiné et isolé (avion, bateau). Enfin on peut associer au terrain la situation présente, à savoir lors des soins d’hygiène, en traumatologie légère ou complexe, à l’occasion de transports ou de transferts, ou encore en obstétrique. 

Le traumatisme est déclenché par un événement inattendu qui surgit alors que le patient n’est pas préparé à le subir et qu’il est, de plus, submergé par la soudaineté de son avènement. L’anxiété, l’angoisse, la peur, le stress sont autant de facteurs favorisant l’ampleur du traumatisme, sans sous-estimer les états de fragilité préexistants. La douleur est le plus souvent le maître symptôme du traumatisme, qui est vécu comme « un emprisonnement, une impossibilité de sortir de soi : un enfermement. Le traumatisme produit une focalisation sur l’événement, une sidération, un effroi ».

Dans les situations de secours à personne, les techniques hypnotiques de base utilisées à bon escient permettent de mettre à profit le temps d’immobilisation incontournable, comme le temps de désincarcération, pour stabiliser le mental du blessé pendant sa mise en condition.  La victime, déjà dissociée par le traumatisme, a besoin d’un refuge émotionnel. Alors la pratique de l’induction hypnotique furtive grâce à des techniques verbales simples (langage hypnotique) permet de focaliser, de garder et de recentrer la relation. « L’hypnose constitue un outil puissant, facilement intégrable à l’arsenal d’urgence des praticiens ».
 
L’induction furtive ou hypnose ultra-rapide
Il est des moments ou il y a urgence à contrôler l’anxiété et la douleur. Le stress, provoqué par le contact avec des situations inconnues, dans un milieu ressenti comme hostile, parfois exacerbé par des souvenirs anciens, y contribue largement. L’induction dite « furtive ou ultra-rapide » est alors une solution simple qui peut être mise en place par un thérapeute formé.
Selon Gérard V. Sunnen, « l’hypnose ultra-rapide se réfère à un ensemble de techniques spécialisées destinées à induire des états hypnotiques dans des délais brefs, parfois mesurés en secondes. Ces techniques sont particulièrement utiles dans les situations marquées par la pression du temps et par l’animation disruptive de leur milieu – notamment les salles d’urgence – et lorsque le patient se retrouve envahi par un stress aigu tributaire de la peur et de la douleur ».

Il s’agit d’une rencontre involontaire mais salutaire entre l’hypnothérapeute et le sujet. Plus globalement, il doit se mettre au niveau de ce dernier et se consacrer totalement à lui. Le premier contact est fondamental pour induire une relation de confiance. Observer le patient ou le blessé est fondamental lors de l’induction, afin de mieux se caler sur lui, sur son comportement devant l’épreuve. Il faut pour cela, après s’être présenté si besoin, le regarder dans les yeux lorsque c’est possible, utiliser un vocabulaire simple et concret, adapter la tonalité et le rythme de sa voix en utilisant un ton plus bas, se caler sur son rythme respiratoire et calmer son état d’impatience, en respectant des moments de silence. On peut parler alors du « Pacing respiratoire », à savoir la synchronisation du thérapeute avec le rythme respiratoire du patient afin de mieux le ralentir lorsqu’il est trop haletant, puis le calage du discours sur son expiration. Mais cela peut être a contrario dans l’urgence une méthode d’induction de type autoritaire, pratiquée à l’aveugle, par laquelle il faut savoir s’imposer au sujet. Alors, l’induction faite, les suggestions pourront être débutées, sous forme de métaphores, afin d’installer la bulle hypnotique.

Dans certains cas, la communication tactile peut constituer une aide précieuse. Prendre la main, toucher les épaules, soutenir le front, de façon délicate et non appuyée, peut contribuer à rassurer et à faciliter l’induction. Alors s’installera rapidement « le calme, la détente, le confort et la paix intérieure… la tranquillité existentielle jointe à l’optimisme, et aussi une distanciation subjective relative à un environnement souvent perçu comme chaotique et hostile » (3).
 
Les situations
En traumatologie, accidents de la voie publique, désincarcération. Cette prise en charge peut débuter dès l’arrivée des secours. Il faut pouvoir accéder au blessé, constater qu’un contact verbal est possible avec lui. Veiller d’emblée à sa sécurité sur les lieux de l’accident, mais aussi à celle du thérapeute, particulièrement sur la voie publique. La réaction de froid ressentie impose avant tout le réchauffement par une couverture métalline ou textile. Les premiers gestes de secourisme priment.
Alors, les techniques d’induction furtive utilisées à bon escient permettent de profiter du temps d’immobilisation incontournable pour mieux stabiliser l’état mental du patient. Selon Cécile Colas-Nguyen, « le rôle de l’écureuil, sapeur pompier qui, lors d’un accident routier maintient la tête de la victime (et ne fait que ça) pendant que le reste de l’équipe s’affaire autour, se met dans les conditions idéales pour assurer son confort et sa sécurité » (5). Comme on l’a déjà évoqué, les techniques hypnotiques peuvent s’installer dans le temps incontournable de désincarcération, pour stabiliser et contenir les réactions et le mental du blessé pendant sa mise en condition.  
 
En obstétrique. On peut distinguer deux phases dans l’accouchement : une phase de travail, pendant laquelle il faut « laisser faire », et une phase active, la naissance, pendant laquelle il faut « s’ouvrir ». Il se produit pendant ces heures de travail et pendant la naissance des importants bouleversements physiques et psychiques.
Pendant la grossesse, l’hypnose peut contribuer à réduire progressivement l’anxiété vis-à-vis de l’accouchement et ainsi créer un climat de confiance pouvant faciliter le travail et l’accouchement. L’hypnose est également utilisée pour stimuler le retournement des bébés se présentant par le siège.
Le contrôle de la douleur fait partie de la prise en charge du travail obstétrical. Le recours presque systématique aux échelles d’évaluation a permis de mieux quantifier la douleur liée à l’accouchement. Selon certains auteurs, elle peut correspondre à la douleur ressentie lors d’une fracture, chez plus de 70 % des parturientes, avec des variations dans la façon de l’exprimer selon les origines ethniques ou en fonction de facteurs culturels.

En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.
Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 
Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 

Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 

Programme du Symposium du 24 mars 2018 "La rencontre, aux racines de l’hypnose"

Hypnose Ericksonienne - mercredi 21 mars 2018 - 19:07
Faculté de Médecine Université Paris Diderot, site Villemin, 10 avenue de Verdun 75010 Paris, M° Gare de l’Est. 8 :30 Accueil
Distribution des attestations
09 :00 Propos introductif et de bienvenue

09 :15 – 1ère session de conférence
La rencontre, un apprentissage ?, Christine GUILLOUX (psychologue)
A la rencontre de la rencontre, Dr Christian MARTENS (médecin allergologue)
1, 2, 3 ! Soleil !, Dr Patrick BELLET (médecin généraliste, ancien président CFHTB)
L’hypnose de spectacle, Dr Gérard FITOUSSI (médecin généraliste)
Le « petit théâtre de l’hypnose », pour quelle partition ?, Pr Antoine BIOY (psychologue, Professeur à l’Université Paris VIII)

10 :45 Pause

11 :15 – 2ème session de conférence
L'acte d'exister : Imagination et perceptions créatrices en hypnose,
Dr Sylvie LE PELLETIER – BEAUFOND (médecin psychothérapeute)
Rencontre au bloc opératoire, Dr Marc GALY (médecin anesthésiste)
L’hypnose en systémie, Stéphane RADOYKOV (interne en psychiatrie)
Éloge de la retenue, Dr Charles JOUSSELLIN (médecin soins palliatifs, philosophe)

12 :45 Déjeuner


Après-midi : 2 séries de 3 ateliers de 90 mn


14 :00 à 15 :30 1ère série d’atelier

Sexualité, intimité et rencontre thérapeutique, Joëlle MIGNOT (psychologue sexologue)
La main et l'hypnose, Judith HERZ (ostéopathe)
Hypnose musicale et énergétique : Aux origines de l’hypnose,
Dr Stéphane OTTIN-PECCHIO (médecin rhumatologue)


15 :30 à 16 :00 Pause

16 :00 à 17 :30 2ème série d’atelier

La douleur persistante : l'évaluation psychosociale au service de l'intervention hypnotique, Théo CHAUMEIL (kinésithérapeute)
Ta propre manière d'entrer en transe, Dr Thierry SERVILLAT (médecin psychiatre, ancien président CFHTB)
Expérience de sortie de corps et l’hypnose : comment et pourquoi ?,
Dr Véronique WAISBLAT (médecin anesthésiste)


17 :30 : Plénière conclusive avec la participation de Gisela DREYER, psychologue (Allemagne)
Bulletin d'inscription
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
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