Formation Hypnose Medicale

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La formation en hypnose médicale à Paris.
Mis à jour : il y a 15 min 37 sec

La rééducation en éveil de coma: Intérêt de l'Hypnose

mercredi 17 octobre 2018 - 09:38
Par Marie-Pierre BERTINET, Psychologue clinicienne, hypnothérapeute et thérapeute familiale systémique Céline DEFACHELLE, Ergothérapeute et Elodie GOERES, Kinésithérapeute. Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°50 Et si l’hypnose était non seulement praticable, mais présentait un intérêt majeur chez un patient douloureux en état de coma vigile ?
Devant l’absence d’évolution significative de Paul, une prise en charge à visée antalgique a été tentée pendant trois mois par un binôme hypnothérapeute-kinésithérapeute. Les résultats ont montré pour le patient la possibilité d’entrer dans une transe hypnotique, et pour le kinésithérapeute une plus grande efficacité dans l’amplitude des étirements en infra-douloureux, une mobilisation active sur commande, puis à l’initiative du patient. Le processus hypnotique a contribué à l’installation d’un réveil moteur et d’une ébauche de communication.

Milton Erickson (1901-1980) développera, au décours de ses recherches, une méthode de concentration mentale basée sur un mouvement minimal. S’inspirant de ce travail, un binôme hypnothérapeute-kinésithérapeute a expérimenté, chez un patient en situation de conscience minimale suite à un accident de la voie publique, une alliance thérapeutique basée sur le processus hypnotique pendant les séances de rééducation. L’objectif initial visait la modulation de la douleur, et la possible activation des ressources cérébrales.

Pourquoi utiliser le processus hypnotique ? Nous appuyant sur les travaux de Patrick Bellet ayant utilisé l’outil hypnotique en centre de rééducation fonctionnelle avec des patients atteints neurologiquement, nous avons mis en place, à titre expérimental, des séances de rééducation en kinésithérapie couplée à de l’hypnose, auprès d’un patient en état de coma vigile. Les objectifs initiaux étaient de favoriser la qualité et le confort des séances de rééducation en diminuant les manifestations douloureuses observées sous forme de réactions d’opposition (grimaces, grincements de dents, hypertonie des membres supérieurs, etc.).

De façon empirique, deux séances par semaine, espacées de trois jours, ont été effectuées d’avril à juin 2015.Paul, âgé de 19 ans, a été victime d’un accident de la route en octobre 2014. Poly-traumatisé (hématome sous-dural gauche, œdème cérébral majeur ayant nécessité une craniotomie de décompression, fractures de l’humérus droit, de la clavicule gauche, du sacrum, des ailes iliaques bilatérales, et dislocation pubienne et compression de l’urètre), il entre au Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles L’Espoir en décembre 2014 en état de coma vigile (échelle de Glasgow, entre 5 et 6).Le projet thérapeutique consistait initialement en une prise en charge pluridisciplinaire en kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie et soins infirmiers, afin de stimuler le patient.

Le bilan initial fait état d’absence de commande volontaire, d’absence de communication, de spasticité hémi-corporelle gauche, avec des manifestations de douleurs à la mobilisation de l’épaule (grincements de dents, grimaces, grognements et réflexe de succion). Une évaluation de la douleur a été pratiquée à l’aide de l’Echelle comportementale de la douleur chez la personne âgée (ECPA) qui retrouve un score de 7/32. Celle-ci nous avait semblé pertinente en raison des items : expression du visage et mimiques, la recherche de positions antalgiques, les mouvements réalisés et la relation à autrui. A la mobilisation passive de l’épaule gauche, on retrouve une élévation à 30° alors qu’à droite l’élévation est obtenue jusqu’à 90°, l’abduction est de 35° (à droite 90°), la rotation externe est inexistante (30° à droite) et on retrouve un dé- faut d’extension du coude gauche de 110° (30° à droite).


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Médecin généraliste et Hypnose: Osez ! Dr Pierre Le Grand

vendredi 12 octobre 2018 - 16:58
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°50 PIERRE LE GRAND Médecin généraliste à Brest en libéral et en milieu carcéral, il travaille avec l’hypnose ericksonienne et les thérapies brèves depuis 2014. Formateur à l’Institut Emergences de Rennes, il coordonne la formation Hypnose et Médecine générale. Médecin généraliste, formé à l’hypnose médicale, je croise d’autres médecins qui ont cet outil dans leur sacoche.

Certains s’en servent, d’autres moins. Ils invoquent alors tout un tas de raisons : pas le temps, pas de reconnaissance de l’acte, pas facile à concilier avec l’organisation du cabinet... Pourtant, l’hypnose peut apporter quelque chose en plus au patient mais aussi au médecin lui-même.
A travers cet article, je vous propose de découvrir différentes situations où l’hypnose m’a été utile dans plusieurs contextes de médecine générale.

MADAME O.
J’ai débuté ma formation en hypnose au cours de mon internat. Mon dernier semestre se déroulait en autonomie chez des médecins généralistes. Au début du stage, lors d’une consultation réalisée en binôme avec le médecin senior, Mme O. décrit une douleur allant de l’épaule au poignet gauche et une autre douleur au majeur gauche. Je l’examine et retrouve une névralgie cervico-brachiale (NCB) avec une contracture musculaire bien palpable au niveau du trapèze gauche. Le médecin senior prend alors le relais pour effectuer de la mésothérapie. Au cours de l’examen, en poursuivant l’échange, la patiente explique son contexte de stress et d’angoisse lié à un problème familial récent. Le médecin me glisse : « Tu peux peut-être faire ton truc là pendant que je fais le geste. »

La patiente a déjà eu de la mésothérapie et anticipe la douleur de ces multiples injections dans le dos. Je me dis que je pour- rais au moins détourner son attention de cette partie du corps. Allez, j’ose faire de l’hypnose avec cette patiente ! Mais quoi faire ? Je n’ai pas eu le temps d’en discuter avec elle. L’autre médecin ne connaît pas cette pratique et risque d’interférer. Pas le temps de trouver un tas de raison pour ne rien faire, je m’entends dire : « Pendant que mon collègue s’occupe d’une par- tie de vous... je vais vous proposer un petit exercice... et pour ça j’aimerais savoir... où est votre angoisse ? »
J’aperçois le regard déconcerté du mé- decin derrière la patiente. J’imagine qu’il cherche la logique de la question. La réponse de la patiente vient confirmer mon intuition : « Dans ce doigt » (majeur gauche). « Très bien... » Et l’on poursuit la réification de cette angoisse sous la forme d’une pierre blanche, rigide et froide, qui s’est installée là. Petit à petit, la pierre devient plus souple, plus chaude et le doigt devient plus confortable.
Je repense alors à sa description initiale de la douleur. Elle en distinguait bien deux. Et je me demande ce qu’auraient pu faire les antalgiques ou la mésothérapie sur cette douleur du doigt qu’en tant que mé- decin on aurait attribué à la NCB mais que la patiente rattachait à de l’angoisse. Au cours du stage, je reverrai Mme O. pour un autre motif. Elle m’expliquera qu’elle a continué à s’aider de la respiration pour at- ténuer cette gêne au doigt. « Très bien ! »

MADAME S.
Après les stages, je débute les remplace- ments. Il faut s’adapter rapidement au ca- binet, à l’organisation du médecin, à son lo- giciel, à son rythme de consultation, etc. Un matin, je reçois Mme S. qui vient pour le re- nouvellement de son antidépresseur. L’en- tretien confirme qu’elle est effectivement en dépression chronique. Suite au décès de son mari il y a plus d’un an, elle passe toutes ses journées au cimetière. Toute son éner- gie y passe. Elle ne mange quasiment plus et continue de perdre du poids. Elle refuse de voir un(e) psychologue (« à quoi ça ser- virait ? ») ou un(e) psychiatre (« pour avoir encore plus de médicaments ? »).
J’aurais pu renouveler le traitement et laisser son médecin habituel réévaluer. Mais j’ai envie de lui proposer autre chose. Allez, j’ose ! Il ne me reste que deux jours de remplacement donc j’insiste bien sur le fait que c’est à elle de décider si elle se sent prête à changer. Elle me dit oui, alors on se revoit en fin de journée où elle m’explique son parcours de vie. Ce premier entretien me permet d’avoir quelques hypothèses d’état et de processus et de repérer des res- sources, notamment sa résistance et sa ca- pacité à affronter une multitude de situa- tions problématiques.
Je la revois dès le lendemain soir. La séance est riche en émotion. Elle réussit d’abord à dénouer le nœud en béton qui lui bloquait l’estomac. Ensuite, petit à petit, elle se construit un lieu sûr, toujours avec beau- coup d’émotion. Et puis pas de nouvelles... Je recontacte donc le médecin traitant uelques mois après. Il m’apprend que tout son entourage la trouve changée. Elle ne se rend plus de manière obsessionnelle au ci- metière et en est ravie . « Bravo ! »
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Apports de l’hypnose en consultations prénatales. Mélina SINGER

vendredi 10 août 2018 - 12:27
Par Mélina SINGER, Sage-femme à la maternité de l’hôpital Dela- fontaine de Saint-Denis (93). Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49. Comment soulager une patiente angoissée qui a des difficultés à supporter certains états de la grossesse comme les nausées, la fatigue, les douleurs ? Que proposer en cas de sciatalgies ou de douleurs ligamentaires ?

Répondre à mes patientes que ce qu’elles ressentent est normal ne me satisfaisait pas. Face à cette aide que je trouvais trop pré- caire, je me suis tournée vers l’hypnose.
Les quatre cas cliniques présentés se sont déroulés lors de consultations pré-natales classiques.
INSOMNIES, À PROPOS DE DEUX PATIENTES L’insomnie concerne une grande proportion de femmes enceintes. Ce problème récurrent est constamment abordé en consultation prénatale. Le sommeil est perturbé la nuit et les retentissements sur la qualité de vie la journée et sur le vécu de la grossesse sont une réelle problématique pour ces femmes. Au fur et à mesure de ma pratique de l’hypnose en consultation, je me suis rendu compte des effets positifs de l’hypnose sur le sommeil, et même si le problème initial abordé est autre comme l’anxiété ou la douleur.

Stéphanie me parle de son problème d’insomnie lors du second rendez-vous. Elle dort très peu la nuit, par sessions de quelques minutes. Elle n’arrive pas à se re- poser la journée même si elle présente une hypersomnolence. Elle n’exprime pas d’angoisse particulière. Cette jeune femme de 25 ans est enceinte de son premier enfant, la grossesse se déroule bien. Je lui pro- pose une séance d’hypnose, elle est intéressée. Je n’ai alors commencé ma formation que depuis peu et lui propose ce qui semble à ma portée et dont j’ai connaissance : induction par fixation d’un point, moment agréable à ressentir dans son lieu de sécurité, que nous ne déterminons pas à l’avance. Le moment est fluide, tout se passe facilement et sereinement. Stéphanie communique par des petits gestes du visage. Elle revient tranquillement et semble détendue ; elle est calme et souriante.

Je rencontre Elodie, 28 ans, le lendemain de la consultation de Stéphanie. Elle attend son deuxième enfant. Elle a bénéficié d’une césarienne à terme la première fois pour anomalies du rythme cardiaque fœtal. Elle souffre d’insomnies depuis le début de cette grossesse, accentuées ces dernières semaines. Elle est actuellement à six mois de grossesse. Elle ne ressent pas d’angoisse ni d’autres symptômes particulièrement gênants. Elle se décrit comme hyperactive.

Je lui propose une séance d’hypnose, elle connaît un peu et est intéressée pour en faire le jour même. Influencée par la séance de la veille, je lui propose de fixer un point. Elle met du temps à fermer les yeux et semble contractée. J’ajoute des suggestions d’engourdissement du corps mêlées d’éléments confusionnels sur les sensations kinesthésiques qu’elle peut ressentir : points de contact du corps sur la chaise ou de la chaise sur le corps, légèreté et lourdeur. Elle ouvre plusieurs fois les yeux durant la séance. Je lui propose ensuite de se rendre dans un endroit agréable qu’elle connaît et de profiter des sensations confortables au- tour d’elle. La détente est observable : la respiration est calme, le sourire présent et les muscles du visage se relâchent.
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Trauma complexe: Apport de l'Hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Dans un article précédent, nous avons présenté les limitations de l’utilisation de l’hypnose avec les patients souffrant de trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT-C). Cet article va maintenant présenter les techniques hypnothérapeutiques utiles voire indispensables avec ces patients, en particulier lors de la phase 1 du traitement, phase dédiée à la stabilisation, la réduction des symptômes et l’apprentissage de la régulation des affects. 


Troubles des apprentissages: Mémoire, émotion et neurosciences. Amer SAFIEDDINE
La mémoire est une expérience émotionnelle dans l’espace et le temps. « La seule fois où j’ai vu ma mère pleurer, je mangeais une tarte aux pommes », disait Proust. Ce n’est pas seulement la surprise de voir sa mère pleurer qui interpellait l’auteur, mais le fait de se souvenir qu’il mangeait une tarte aux pommes ce jour- là ! La mémoire, allait-il ajouter, « c’est du temps incorporé », du temps inscrit en nous, dans notre corps.

L'Hypnose en Ophtalmologie. Dr Robert BENHAMOU
En consultation et au bloc. La chirurgie en ophtalmologie est dominée par l’anesthésie topique. Simple, dosable, l’hypnose, cet outil de travail, se doit d’être enseignée. Or si la chirurgie est dans la majeure partie des cas absolument indolore, le symbole et la valeur émotionnelle de l’œil la rendent très anxiogène.

Le ventre, grenier à émotions. Une suggestion. Dr Jean DENIS
Pendant mes quarante ans de pratique de médecine générale, combien j’ai pu entendre de brillants élèves crier leur anxiété par leur ventre, et tous ces adultes à la recherche d’un régime sans gluten, sans lactose, et sans tout pour améliorer leur transit angoissé... 

Infertilité et Hypnose. Concerto pour un bébé. Claire MARIE-RODA
Voici le récit d’une thérapie réussie. Ce récit est une reconstruction après coup d’une thérapie. Et le récit après coup d’une thérapie réussie donne l’impression que tout a été magistralement orchestré par le thérapeute. Or, il n’en est rien.  Dans cette thérapie, c’est la patiente qui a très intelligemment tracé le chemin. Je n’ai fait que la suivre. Le Dr Dominique Megglé, auprès de qui j’ai appris l’hypnose, dit que lorsqu’on relit les notes d’une thérapie réussie, tout s’enchaîne à merveille. 

Note Quatrième selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
Qu’est-ce que l’hypnose ? interroge François Roustang, une fois les contours de sa vision du monde tracés. Au sein d’une cosmologie alors dessinée se dévoile l’im- portance de l’hypnose, l’hypnose en tant que phénomène universel, l’hypnose qui conduit à réinterroger radicalement l’es- sence de la thérapie. Mais arrêtons-nous sur le phénomène « hypnose ». 


Edito: Autour de la maternité. Dr Véronique WAISBLAT
La maternité nous concerne tous. Les couples à la recherche de l’accouchement idéal, la famille élargie. Et les soignants. La maternité est un moment de confrontation aux rêves, elle se doit d’être joie et bonheur. Pourtant difficultés et souffrances peuvent survenir. C’est là que l’accompagnement par l’hypnose déploie son potentiel. 


Apports de l’hypnose en consultations prénatales. Mélina SINGER
Comment soulager une patiente angoissée qui a des difficultés à supporter certains états de la grossesse comme les nausées, la fatigue, les douleurs ? Que proposer en cas de sciatalgies ou de douleurs ligamentaires ? Répondre à mes patientes que ce qu’elles ressentent est normal ne me satisfaisait pas. 

Hypnose en salle de naissance. Delphine GERMAIN et Dr Véronique WAISBLAT
Sage-femme et anesthésiste ensemble il y a plus de dix ans lors de l’accompagnement de Madame L., nous avons constaté le bénéfice de l’utilisation d’interventions hypnotiques en salle de naissance. L’événement relaté ci-dessous nourrit notre réflexion sur l’amélioration de la vie quotidienne en salle de naissance, mais aussi sur le contraste avec le niveau de preuve scientifique donné par les études contrôlées randomisées. 

Accouchement personnel maison: Sortir des violences obstétricales. Isabelle IGNACE
C’est à partir de son expérience professionnelle et personnelle, qu’Isabelle Ignace témoigne. Je m’appuie sur mon expérience d’animation et de création d’un groupe de préparation à la naissance axé sur l’hypnoanalgésie mis en place dans le cadre de l’Unité d’évaluation et de traitement de la douleur et le Service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Robert-Debré Paris, entre 2008 et 2012, pour présenter l’évolution de mon cheminement en tant que soignante, ainsi que mon expérience en tant que femme ayant fait le choix d’un autre type d’accompagnement que celui de l’hôpital pour mes accouchements. 

Grossesse et accouchement: Communication Hypnotique. Dr Allan CYNA
Les cliniciens impliqués dans la grossesse et l’accouchement focalisent habituellement leur attention sur les avancées technologiques et pharmacologiques, et ils sous-estiment fréquemment l’importance que les patients accordent à la communication. Optimiser la communication améliore la satisfaction des patients, réduit les erreurs, les incompréhensions, la détresse des patients et les mises en cause des soignants pour négligence. 

Trois rituels de guérison. Apaisement avant ou après la naissance. Dr Christelle ROUX
Je suis obstétricienne et hypnopraticienne. Je souhaite consacrer cet article à décrire trois rituels d’aide à l’ancrage corporel que j’aime proposer à mes patientes souffrantes. Il s’agit de séances d’hypnose formelle. La séance est suivie d’un apprentissage du rituel parfois simplifié, afin qu’il puisse être répété quotidiennement de façon autonome : auto-hypnose. 

« Si j’avais su... ».Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 49
Nous voici en plein printemps. La nature se réveille, les rayons du soleil ont repris de la couleur, les oiseaux leur chant et les fleurs nous sourient. Je regarde ma terrasse et je suis terrassé de tristesse : quatre brins d’herbe et un vieux rosier plein de rhumatismes, d’arthrose, tout tordu, dont les branches sont davantage des bouts de bois pour la cheminée que les ambassadeurs d’une verte jeunesse. 

A deux mains dans la neige. Sophie COHEN et Véronique BONNET
La neige fraîche crisse sous les chaussures. Neige blanche, neige chaude dans nos cœurs... Aux pieds, de grosses chaussures, tu sais celles qui me mettent les pieds au chaud, bien à l’abri... celles qui permettent ces longues promenades... Nous, bien accrochés au sol... oui, bien sûr, derrière soi les traces... celles de nos pas... 


Merci, au revoir. Dr Adrian Chaboche
Cher lecteur, Si dans le précédent numéro nous avons pu mettre les pieds dans le vide de l’angoisse phobique afin d’y rechercher de quoi y prendre appui (le traitement de la phobie à considérer comme ce qui nous relie à vivre), c’est pour permettre au thérapeute lui-même d’accepter de se plonger dans l’inconnu.

Hypnose: le pouvoir des odeurs. Dr Dina ROBERTS
Pourquoi ne pas plus utiliser l’odorat en hypnose ? Alors que nous nous appuyons sur les images, les sons, les sensations cénesthésiques, nous délaissons plus sou- vent les odeurs et les goûts (qui dépendent directement de l’odorat). Nous oublions ainsi fréquemment deux de nos cinq sens, alors qu’ils offrent un accès direct à la mémoire et aux émotions et pourraient donc être particulièrement intéressants pour notre pratique. 

Entretien de Martin Wall, Président de European Society of Hypnosis
Interview par Gérard FITOUSSI. Bonjour Martin, pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et professionnel ? Martin Wall : Je suis diplômé en chirurgie dentaire de l’University College de Londres en 1973. J’ai développé une approche globale de la pratique dentaire dans ma ville du Mid Devon. J’exerce maintenant comme maître de conférences et superviseur clinique à l’Université Peninsula de Médecine et Dentisterie.